Je suis donc en poste, le popotin collé à mon fauteuil de ministre, depuis prés de trois mois chez Nomade Aventure, entreprise bien sympathique sévissant dans le monde du voyage roots pour djeun’s ou moins djeun’s en quête de sensations pures (comme avec les produits laitiers, exact…).
La communauté Nomade (car il s’agit bel et bien d’une communauté) se veut jeune, dynamique, nature (tant dans les circuits qu’elle propose que dans sa façon d’être) et pleine de bonne volonté. La fine équipe trime donc dans le seul et unique but de sortir des circuits originaux à prix défiant toute concurrence. Certes, on peu trouver cher, 830€ pour huit jours en Turquie, c’est pourquoi je crois bon de rappeler que la plupart des circuits Nomade sont accompagnés, et d’après ce que j’ai pu constater, pas par des branquignoles…
Quoi qu’il en soit, et puisque je ne suis pas la pour faire l’apologie de mon employeur (car en cherchant bien, il aurait sans doute, comme partout, bien des points noirs à soulever) ma vie en ce moment est un long fleuve tranquille. Je ne sais pas si je me sens plus proche des Groseilles que des Le Quesnoy (mes flatulences nocturnes et mes penchants pour la coupe du monde me feraient plutôt opter pour la première solution…), je suis en tous cas, plutôt relativement bien dans mes baskets.
Rien à voir avec mon nouveau joujou vrombissant ou mon petit tour en Thaïlande prévu pour septembre, nan, nan…c’est un peu plus fin que ça.
Simplement, que le fait de, de nouveau pouvoir se poser des questions tout sauf indispensables comme "tiens, qu’est ce qu’il y a comme concerts en ce moment?" ou, "un lave vaisselle ca serait pas plus pratique ?" et bien ca fait du bien…
Je suis en train de sombrer dans un matérialisme primaire qui m’aurait filé des plaques y’a encore quelques mois, mais pour franchement dire les choses, et bien je m’en fous.
Je m’en fous et j’emmerde ceux à qui ca pose un problème.
C’est peut être aussi ça la liberté, allez savoir…