21 juin 2006

Nomade's Land

Le calme avant le calme. Voilà sans doute les cinq mots qui résument le mieux ma vie en ce moment. Je serais passé par pas mal de phases avant d’en arriver là. Du profond désespoir de ne pas trouver de boulot à la grosse émotion de voir ma nièce pour la première fois. Rien de grave. En y repensant mieux, ce que je qualifie ici de vie "agitée" (comprendre vie "pas calme") ferait sans doute rire jaune ceux qui ont de vrais problèmes...mais passons…

Je suis donc en poste, le popotin collé à mon fauteuil de ministre, depuis prés de trois mois chez Nomade Aventure, entreprise bien sympathique sévissant dans le monde du voyage roots pour djeun’s ou moins djeun’s en quête de sensations pures (comme avec les produits laitiers, exact…).

La communauté Nomade (car il s’agit bel et bien d’une communauté) se veut jeune, dynamique, nature (tant dans les circuits qu’elle propose que dans sa façon d’être) et pleine de bonne volonté. La fine équipe trime donc dans le seul et unique but de sortir des circuits originaux à prix défiant toute concurrence. Certes, on peu trouver cher, 830€ pour huit jours en Turquie, c’est pourquoi je crois bon de rappeler que la plupart des circuits Nomade sont accompagnés, et d’après ce que j’ai pu constater, pas par des branquignoles…

Quoi qu’il en soit, et puisque je ne suis pas la pour faire l’apologie de mon employeur (car en cherchant bien, il aurait sans doute, comme partout, bien des points noirs à soulever) ma vie en ce moment est un long fleuve tranquille. Je ne sais pas si je me sens plus proche des Groseilles que des Le Quesnoy (mes flatulences nocturnes et mes penchants pour la coupe du monde me feraient plutôt opter pour la première solution…), je suis en tous cas, plutôt relativement bien dans mes baskets.
Rien à voir avec mon nouveau joujou vrombissant ou mon petit tour en Thaïlande prévu pour septembre, nan, nan…c’est un peu plus fin que ça.

Simplement, que le fait de, de nouveau pouvoir se poser des questions tout sauf indispensables comme "tiens, qu’est ce qu’il y a comme concerts en ce moment?" ou, "un lave vaisselle ca serait pas plus pratique ?" et bien ca fait du bien…

Je suis en train de sombrer dans un matérialisme primaire qui m’aurait filé des plaques y’a encore quelques mois, mais pour franchement dire les choses, et bien je m’en fous.

Je m’en fous et j’emmerde ceux à qui ca pose un problème.

C’est peut être aussi ça la liberté, allez savoir…

12 juin 2006

Petits Suisses & Grands Bleus

On a beau s'en tamponner grave le coquillard du foot, et des ces vingt-deux tanches surpayées pour courir sur l'herbe, on ne peut résolument pas rester insensible à son équipe qui entame une coupe du monde. Certes, nous ne sommes plus en 1998, mais tout de même. Il reste encore des marques de ce 12 juillet un peu fou...

Demain c'est France/Suisse. Les bars se rempliront, les paraboles chaufferont, les bureaux se videront avant même le coup de sifflet de l'arbitre qui verra s'agiter les porteurs d'espoir de deux nations voisines que tout séparera l'espace de 90 minutes.

Tout ca pour un ballon en cuir de vachette et deux filets de pêche...c'est à ne plus rien y comprendre...

Bon...

Cela dit, allez les bleus !!

05 juin 2006

Wazzup mate ?

Je suis au moment ou j'écris, seul dans ma nouvelle maison. Il est minuit passé, je quitte à l’instant ma vieille amie Audrey et son coquin, Sam, fraichement rentrés de chez les koalas, après une année tout simplement fabuleuse et franchement enrichissante (dixit le couple en question). Ils étaient tous les deux la, bien présent, les derrières posés sur mon canapé (ou plutôt leur canapé…un peu compliqué à expliquer…) mais encore ailleurs, tiraillés entre l’année quasi parfaite qu’ils viennent de vivre et la dure réalité des choses, la vie comme on la connait. Leur discours était assez émouvant, de même que cette passion et cette nostalgie apparente qui émanait de chacune de leurs phrases au sujet de Great Keppel Island, Sydney, Bowen, ou de leur Van Mazda.
Ils ont changé, je ne l’ai pas forcement remarqué mais je le sais. Une expérience comme celle-ci rapproche, c’est et ca restera leur truc à eux. Les "private jokes" vont fuser dans les mois à venir, ils seront les seuls à esquisser un sourire parce que, comme son qualificatif l’indique, personne d’autre n’aura compris quoi que ce soit à ce qui aura été dit. Ils verront l’Australie à tous les coins de rues, sous les abris bus, les panneaux publicitaires, les vitrines des magasins, les affiches de ciné ou les tenus des passants.

Et puis ca passera. Leurs souvenirs s’estomperont peu à peu mais leur sentiment au sujet de tout cela restera intact. Même si leur retour a été difficile, même si la reprise des vieilles habitudes, les petits aléas de la vie parisienne et tout ce qui va avec n’est pas quelques chose de simple, ils réapprendront à trouver cette vie savoureuse, n’abandonnant jamais l’idée que plus qu’une année sabbatique à se faire dorer la pilule, ces 365 jours en Australie auront été une expérience humaine unique et l’un des éléments majeurs qui aura fait d’eux ce qu’ils sont devenu.

Un peu de leur personnalité et une page de leur existence...