09 août 2007

Putain de semaine

Je serais passé, ces cinq derniers jours par toutes les couleurs de l’arc en ciel.

Semaine assez difficile, la faute à une bien triste nouvelle, tombée ce lundi. Le type d’événement qui vous donne envie de bouffer la vie à pleine dent tant celle-ci tient à peu de choses. Le genre de nouvelle qui vous donne envie de coller au rebus tous vos problèmes d’argent, de cul, vos petites histoires d’ongles pétés, de fierté mise à l’épreuve, de week-end gâché pour cause de pluie ou de portière égratigné par un connard qu’a pas regardé en ouvrant la sienne.

Bref, cette semaine, j’ai reçu comme un électrochoc. Ca fait la troisième fois que ça m’arrive mais sans doute étais-je les deux premières fois, trop jeune pour vraiment en tirer les leçons.

Cette fois je n’oublierai pas. Je me souviendrai que nul n’est à l’abris de l’impensable. Que la probabilité de faire LA combinaison de mauvais choix qui nous sera fatale est aussi faible qu’omniprésente.

Ca ne rendra pas la réalité moins dure mais ça pourrait bien nous éviter le pire…

05 août 2007

Love is gone

Bon, j'entend d'ici les mauvaises langues, dire qu'il est simple d'alimenter un blog avec ce genre de chose mais qu'importe... Je vous merde !

Voici LE clip du moment, réalisé de mains de maître. TOP !

David, ma parole t'es le meilleur ;)

02 août 2007

Cécile la conne

La vie est complexe. Le simple fait de tenir un blog en est la preuve. En effet, derrière chacune de nos lignes se cache une question à laquelle on ne se sent pas capable de répondre seul. Si l’on écrit pas pour provoquer l’échange ou tout du moins pour être lu, alors pourquoi tenir un blog et pas un journal intime ?

J’ai pour ainsi dire jamais été doué en calcul, mais force est de reconnaître que j’ai toujours aimé écrire. Le second article de ce blog-ci, portait sur mon journal intime. Un fichier word (pas de papier, ça reste jamais intime bien longtemps) tout ce qu’il y avait de plus simple, sur lequel je racontais tout. Je me prend à le relire de temps à autre…

En 1996 je suis en première dans un lycée high-tech. Mitterrand vient de lâcher la rampe et la télé nous passe en boucle les images de son labrador, qui ouvre la marche derrière le corbillard. Le monde nous déteste depuis que nous tuons les poissons du pacifique-sud à coup de bombes atomiques et toute une catégorie de jeunes (à laquelle j’appartiens) arrose son exemption du service national. Damon Hill est champion du monde de F1, la France arrache la coupe Davis à la Suède, et le PSG fait du football (si, si). Les Booster MBK se vendent comme les champignons à Ko Phangan, alors que Eidos vole la vedette à Marc Dorcel avec une natte et deux gros seins virtuels. Edifiant…

Je suis un gars gentils (comprendre "concon"), plein de bonnes intentions, et d’une naïveté qui agace. J’ai pas le permis, pas le bac, pas d’abonnement chez SFR et pas de copine. Je scotche sur une fille, Cécile (jamais trop su pourquoi, mais à la lecture du sus-dit journal et de la quantité d’articles qui parlent d’elle, j’étais clairement et définitivement accroc). Elle est brune, pas bien grande (un signe), ni vilaine pour un sous. C’est pas la star du lycée, ni la recluse à qui on vole son goûté. C’est juste une jolie fille. Pure. Simple. Touchante presque innocente, du moins c’est ce que pense le concon-naïf qui écrit.

C’est intéressant de se replonger la dedans de temps en temps. On réalise soudain qu’en à peine plus de dix ans, on en a quand même apprit un rayon et que la terre ne s’est pas vraiment arrêtée de tourner, bien au contraire.

Aujourd’hui, ma vision des choses a pas mal changé et j’ai vraiment du mal à croire que c’est bien moi qui ai écrit tout ça. C’est aussi touchant que navrant.

Exemple (qui vaut son pesant de cacahuète) :
- « …si j’ai une fille je l’appellerai Cécile… ». Consternant…

J’avais 16 ans. C’était en 1996. Je me rappelle précisément quand j’ai écrit ça. C’était très sérieux.

…et évidemment, je l’ai jamais niqué. La conne...