29 novembre 2005

Ma bonne étoile ?

...et bien je la cherche toujours…

Alors que j’avais conclu en beauté ma semaine, et entamé le cœur plein d’espoir un week-end pantoufles qui m’a vraiment fait du bien, me voilà en ce mardi glacial, coupé dans mon élan par une nouvelle que je n’osais imaginer dans mes pires cauchemars…

Je me voyais déjà quasiment en haut de l’affiche, derrière vissé sur un fauteuil en cuir avenue Hoche en compagnie de mes nouveaux collègues, et de Gérard mon nouveau boss, au sein d’une structure exerçant pil-poil dans un des milieux qui m’interpellent le plus, et a exécuter des tâches pil-poil dans mon domaine d’expertise.

Non loin du bureau de ma team, un open space rempli de professionnels et professionnelles, moyenne d’age 28 ans, ce genre de personne qui arrive à travailler sous pression sans stress apparent. Le genre d’équipe ou l’on se sent à l’aise dans ses baskets parce qu’on travail dans un milieu cool et parce que même dans le speed, on arrive toujours à le gérer et à être efficace. On fait de la surproduction sans s’en rendre compte, juste parce qu’on se sent bien. Un phénomène tout à fait explicable, marchant de pair avec le fait que l’on arrive à se lever tôt le matin sans aucun soucis, et que le RER A, habituellement insupportable a le même effet sur notre organisme qu’une piqûre de moustique sur le derrière d’un pachyderme.

Bref je me voyais de retour chez "Nart", de retour à l’époque ou je découvrais le monde du travail et ou je me disais : "y a pas a dire, c’est vraiment sympa de bosser !"

Tout avait parfaitement commencé, une annonce sur mesure sur le site de l’ANPE pour un boulot en tous points dans mes cordes, un entretien téléphonique parfait, alimenté de "j’aime bien ce que vous faite", un entretien d’embauche encore meilleur ou l’on a parlé de tout plein de choses sur moi, sur mon interlocuteur, et sur mon possible futur emploi…

Bref je m’y voyais déjà…

Et ce matin la nouvelle est tombée, c’est à l’eau. Manque d’expérience oblige..
Le pire est que si j’y croyais quand même un peu, je ne parvenais pas à me débarrasser de cet horrible doute.

Mon expérience remise en cause, c’était tout de même prévisible. En tous, à peine plus de trois ans dans un milieu n’ayant aucun rapport avec mon diplôme de technico-commercial (qu’est ce que je suis allé m’empêtrer dans cette saloperie de BTS ??). Et la modeste formation d’un an qui aura suivie, pourtant si efficace de par son "alternance", passant totalement inaperçue…

A l’instant t=0, je suis dépité.
Dépité car même si mon contact a laissé percer un mince espoir, je n’y crois pour ainsi dire plus du tout.
Dépité car je sais pertinemment qu’il sera difficile d’à nouveau mettre la souris sur une annonce aussi prometteuse que celle-ci…

Mais comme il ne faut pas se laisser abattre et afin de ne point traumatiser les hypothétiques employeurs, perdus sur mon si modeste site et bien je vais conclure en insistant sur le fait que dans la vie, il faut rebondir, que ma situation n’est pas à plaindre et que mes jours ne sont pas en danger, les employés de la "Caisse d’épargne" n’ayant jamais tué qui que ce soit pour cause de découvert conséquent…

A la centième candidature dans le vent, j’offre le champagne !

21 novembre 2005

L’autre Normandie

Tel que vous me voyez, je reviens tout juste d’un week-end en Normandie.

Que mes habituels camarades de jeux nordiques ne se vexent pas en lisant ceci : ce week-end n'était pas "mieux" que ceux que nous avons coutume d'organiser à Bonneville, simplement totalement différent (exemple : on a pas allumée une seule fois la télé ! ;-).

Boissons à gogo (ça en revanche c'est assez semblable), barbecue (par zéro degrés, si si !), conversations philosophiques sur la vie (vers 4h du mat’) et balade matinale (vers 14h00 le lendemain) tel a été le programme de cette journée et demie passée au château familiale de ma vieille amie Alex qui arrosait ici son quart de siècle.

Le tableau en quelques lignes : une belle demeure donc, gavé pour l’occasion d’une quasi-vingtaine de jeunes, plein (mais alors plein !) d’énergie, deux étages (trois mètres sous plafond) + des combles, la bagatelle de dix chambres, trois salles de bains, une cuisine d’époque, une entrée de la taille de mon ancien apart’, ainsi qu’une salle à manger et un salon (qui aura fait office de dance-floor pour l’occasion).
Une ambiance Moulinsart plutôt sympa, un cauchemar à chauffer et j’imagine pas mal de sueur à prévoir pour finir de restaurer tout ceci.

En réalité, une demeure IDEALE pour un bon petit film d’épouvante. Tous les éléments nécessaires étaient réunis ce week-end :
- les jeunes déconneurs
- la baraque immense, perdue dans la campagne.
- le froid polaire
- les dépendances (sans doute l’ancienne maison des employés) à quelques mètres du manoir : plus une vitre debout, des vieilleries rouillées empilées la dedans et une odeur à peine descriptible.
- la grille en fer forgé à l’entrée du domaine (indispensable)
- les combles, inhabités depuis des dizaines d’années, accessibles par un petit escalier poussiéreux au fond du couloir du deuxième.

En bref, un lieu chargé d’histoire, situé à proximité d’une ancienne carrière. Hyper impressionnant !
Cependant même si certains (et certaines) ont frôlé le coma éthylique, personne n’est mort ce week-end…

Une soirée sur le thème de la "Prohibition", une ambiance gros cigares, alcool frauduleux et charleston, vraiment sympathique sur un fond de Joséphine Baker.

Un quart de siècle arrosé de forte belle manière,

Merci Alex...

18 novembre 2005

Band of Losers

Bon ma question est assez simple : qui à copié qui??

Si on respecte la chronologie des évenements, j'ai ma petite idée sur la question.

Pas cool quand même...

16 novembre 2005

Porc-épic Arbre

Steve, Steve, Steve...

Il est 19h00 et des bananes en ce froid Dimanche automnale. La nuit est déjà tombée depuis une bonne heure et demie, nous sommes quatre gus, devant le Bataclan, à boucler une file d'attente digne du Virgin des Champs Elysées le soir de la nouvelle PS3. Et pourtant. Les cinq autres gus que nous nous apprêtons à voir à l'oeuvre ne sont pas produit par Sony mais par Atlantic.

Croisez les dans la rue et vous les oublierez aussitôt (notamment le sus-dit Steve, et sa tête à vendre "L'Itinérant" à la sortie du Franprix de Villetaneuse). Mettez les derrières leurs instruments respectifs et ils vous feront prendre le plus monumental trip musical de toute votre vie. J'avais prit soin de laisser passer quelques jours avant d'écrire un article sur tout ceci afin de ne point abuser des superlatifs...mais le temps n'a rien changé.

Derrière un nom sans aucun sens (sous ecstasy peut être...), Porcupine Tree compose. Tous les soit-disant musikoss d'aujourd'hui composent, mais à en juger la pitoyable prestation de "Ocean Size" en première partie, ce terme d'une déconcertante banalité est bien difficile à mettre en application.

Porcupine Tree compose, donc. Dixit les Porcupinistes qui m'accompagnent, nos oreilles vont profiter ce soir d'une tracklist intéressante. En effet, pas mal de morceaux issue du dernier album, entrecoupés de quelques classiques, le tout conclu par "Un Radioactive Toy" que l'on avait pas entendu joué en live depuis des lustres, et un "Trains" un peu spécial entamé à la guitare sèche et conclu à l'électrique pour cause de corde pétée.

Ce qui est fort, c'est que non content de nous faire toucher du bout du doigt, les sommets du rock progressif en nous régalant les esgourdes de leurs partitions, Porcupine Tree nous en colle plein les mirette non pas par leur jeu de scène (assez commun) mais grâce à des clips projetés sur écran géant. Des clips montés avec la virtuosité qui caractérise leur musique. Une suite d'images sans significations réelles (ou alors ça ne saute pas aux yeux) mais dont l'esthétisme et la totale corrélation avec la musique m'auront vraiment filé des frissons.

Il arrive parfois que je n'aime une musique de film qu'après avoir vu le film dont elle est issue. J'adorais déjà Porcupine Tree avant ce dimanche 13 novembre...

Aujourd'hui, je les vénère...

14 novembre 2005

La solution...


Après mure réflexion, mon petit accident de voiture de l'autre jour et réception d'un message rigolo de la part d'une amie, je crois bon de vous faire partager ceci :

Je pense (et d'autres partagent cet avis semblerait-il) que, plus que des cours de conduite hors de prix, un simple bout de sparadrap (moins de 1 euro le rouleau dans toute bonne pharmacie qui se respecte) suffirait à faire de moi le meilleur des conducteurs, le walkman ou la radio à fond les ballons s'avérant en fait un peu trop dangereux, et le coup de massue sur la tronche un peu trop radical.

A méditer, donc...

07 novembre 2005

La mort au looping...

Wahooo, le panard intégral !
La mort malicieuse est de retour sur le grand écran avec ce troisième épisode des aventures flippantes et gores d'un groupe d'ados miraculés !

Encore du rêve prémonitoire, des "on a eu chaud", des têtes tranchées et corps broyés en perspective. La poursuite la plus balisante et amusante du cinéma d'horreur de ces dernières années, "Final Destination 3" ou la fuite d'une bande de chanceux d'un jour, traqués par la grande faucheuse.

Réactions en chaîne, morbides coïncidences et engrenages machiavéliques : c'est pour mars 2006. Aux commandes James Wong, l'homme de l'opus 1.

Ceux qui ne prennent plus ni l'avion, ni l'autoroute après visionnages des deux premiers volets, préparez vous à dire adieu à la fête foraine.

Reste toujours "It's a Small World"...

03 novembre 2005

R.I.P. SWIFT

La vie est parfois coquine. Quand ça semble aller mal, elle vous envoi des signaux d’alertes comme pour vous mettre en garde, histoire que ça n'empire pas. Comme si soudainement, elle avait pitié de vous et se disait "allé, faute de lui donner un plan, on va quand même lui indiquer la bonne direction".

Soyons clair, je ne pense pas faire partie des urgences à prendre en charge. Clair que si la vie doit prendre soin de cas difficiles, voire désespérés, je ne pense pas être sur la liste, ni même sur la liste d’attente.

Mais seulement voilà, une erreur (informatique sans doute), a fait apparaître mon nom sur le listing des grands désespérés à mettre en garde. Certains entendent des voix, d’autres ont des apparitions, d’autres encore, des rêves prémonitoires. Mon coup de pouce à moi c’est matérialisé d’une tout autre façon : par une route trop mouillée, un virage trop serré et une aiguille trop proche du 50.

Voilà plus de 4 ans ½ que je bataille ferme avec celle que je m’amuse à appeler "la petite" et qui partage ma vie depuis tout ce temps, au sujet de ma conduite. S’il est facile de débattre avec elle de tous les sujets du monde, allant de la peine de mort, au cas Dieudonnée en passant par le prix de l’essence ou l’existence du monstre du Loch Ness, son vocabulaire pourtant si riche, est réduit lorsqu’elle prend la place du mort, aux expressions "ralentis", "attention à droite" et "colle pas les voitures" (pour elle, deux voiture à moins de 100 mètres l'une de l'autre, sont collées…).

Hier, 2 novembre 2005. L’A13 est noyée sous des trombes de flottes. La petite et moi-même rentrons d’un week-end fort sympathique en Normandie. Point de fatigue (il est à peine 14h00) ni même d’alcool dans le sang (il est à peine 14h00). Nous sommes partis depuis plus de deux heures, autant dire que cela fait à peu prêt une heure et cinquante minute que nous ne nous adressons plus la parole (ses réflexions sur ma conduite me font traditionnellement entrer dans une rage folle). Tous c’est bien passé, la pluie n’a en rien dérangé notre retour. Je suis au volant à siffloter sur un fond de Aimée Mann.

Nous sommes désormais sur la N13, et prenons la sortie le Pecq. Mon cœur est rempli d’espoir, et je suis plus que jamais convaincu que ma maitrise malgrès la pluie battante, aura définitivement rassurée la petite...et la, la boulette. Dans ma tête ça passait…
Je sens, en plein virage, mon bolide partir sur la gauche. Le coup classique, je redresse…un peu trop, et me tape le bord droit de la bretelle de sortie.

La petite est blanche comme un lavabo. Coup d’œil à droite pour voir si personne n’arrive (et non pas dans le rétro car nous sommes travers de la route) entame une marche arrière et repart tout couillon pour m’arrêter quelques mètres plus loin dresser la liste des dégâts.

Cette petite partie de roues-nautiques nous aura coûté un pare-chocs et un peu de tôle froissée. Comme un signal d’alarme pour me montrer que dans ma grande certitude, j’avais tort. Si je ne compte pas céder à toutes les exigences de ma traumatisée de conjointe (un coup à se retrouver à 70 km/h sur l’autoroute…), je tacherai de ne plus aborder les bretelles de sorties en 3ème...

Nat n’a pas prononcé un mot depuis hier et a passée sa nuit à vomir et à crier. Je sais pas trop si c’est normal. Elle avait l’air tous de même un peu étrange lorsqu’elle est partie ce matin au boulot, nue sous son duffle-coat…

On devrait peut être en parler…