Nous voilà donc, la petite et moi-même, pour la seconde fois (après Ben Harper il y a deux mois), face à cette pyramide en pelouse communément appelée "Palais Omnisport de Paris Bercy".
Il fait bon. Une foule raisonnable (y avait plus de monde dans le RER ce matin…connards de grévistes) se tient entre nous et le corridor qui nous mènera à notre objectif.
Nous nous pointons donc confiant, face aux deux molosses (genre videurs de nightclub) gardant l’entrée. L’un d'eux nous explique que l’entrée se fait par derrière. Ok.
Cinq minutes et un degueulassage de chaussures en chemin gadouilleux plus tard (c’est le Camel Trophee ici !) nous voici en queue d’une file d’attente frisant les 500 mètres. Devant nous, le sosie de Marielle Goitschel raconte sa life à sa sœur. Passionnant…
Il est 19h45, nous sommes le cul vissé sur nos strapontins. Il fait chaud. La salle est bondée (comme le train ce matin…connards de grévistes) et Bercy est toujours aussi impressionnant. Le panneau central annonces les prochains concerts : Renaud, Johnny, Polnareff, Roger Waters…et Matt Pokora. Comment ce petit trouduc peut il remplir Bercy ?...c’est une première partie, c’est ça ?
Les lumières s’éteignent. Hurlement de la foule. Sur scène, en première partie : Razorlight. Et la, on s’emmerde sévère, rasoir Razor… J’en viens presque à regretter Marielle Goitschel.
J’avoue ne pas trop savoir quoi dire à leur sujet. Un sorte de brouhaha insupportable, des morceaux qui s’enchainent, dont les trois quart sans une once de mélodie. La petite fait la grimace, moi je me ronge les ongles.
Quarante cinq minutes plus tard, je m’apprête à attaquer les ongles de pieds quand le "chanteur", sosie loupé de Jim Morrison, qui aura jugé de circonstance le fait de se foutre torse poil, nous fait ses adieux. Je réveille Nat.
Encore vingt minutes. Roulement de tambour. La lumière baisse comme les décibels montent.
La scène, qu’un voile noir coupait en deux, nous apparait soudain. Une installation impressionnante. Deux sortes de grue de chantier en T, décorées comme une Tour Eiffel une veille de nouveau millénaire, sont disposées coté cour et coté jardin. Au centre, un octogone couvert de dalles vidéo sur ses huit faces, laisse apparaitre l’imposante batterie de Dominic Howard. En font de scène, un écran géant laisse présager un show visuellement au top. Au centre le chanteur entame un "Knights of Cydonia" magistral histoire de se faire la voix.
C’est grand (comme l'attente sur le quai ce matin...connards de grévistes).
Concept pas nouveau mais diablement efficace, derrière lui, l’écran géant diffuse une série d’images galactiques entrecoupées des paroles de la chanson, mots après mots "No one's gonna take me alive, the time has come to make things right, You and I must fight for our rights, you and I must fight to survive"…et qu’on ne me parle pas de karaoké…
On m’avait prévenu, Muse en concert, c’est du grand spectacle. Les morceaux s’enchainent, ca brille de tous les cotés. Matthew Bellamy, en état de grâce nous fait la totale. Sa voix puissante et si particulière nous transporte pendant plus de deux heures à travers ce quatrième épisode "Black Holes & Révélations" pour, paradoxalement conclure par le premier morceau de l’album (après avoir commencé par le dernier…) "Take a Bow".
Nous avons même droit, sur "Invicible" à un lâché de monumentaux ballons roses sur la foule nous offrant de nos sièges haut perchés, un panorama surréaliste.
Et puis…
Et puis l’octogone de lumière se referme, la batterie disparait, des fumigènes éclatent et le groupe s'en va.
La aussi on m’avait prévenu. Muse ne fait jamais de rappel.
Les lumières se rallument. Je suis un peu sonné par tout ca. La petite me regarde avec une certaine reconnaissance, elle qui sans trainer les pieds, n’était que modérément motivée par cette expérience.
C’est clair et définitif. Muse, c’est énorme (et les grévistes sont des connards).
2 commentaires:
merci mon Jule
Et ben, au bout de 2 mois voilà enfin un nouveau texte. On ne l'attendais plus...
Enregistrer un commentaire