Y’a vraiment des jours ou on ferait mieux de rester au lit. Genre hier.
8h00, France info. Le journal, précède la chronique pas drôle d’une godiche à qui je ne prédis pas un avenir florissant sur les ondes. J’ai mal au dos, au bras…partout en fait, la faute à de vilaines courbatures et une reprise du sport un peu brusque.
Dehors, temps de merde. En plus ca caille. C’est gueule enfarinée et merde au coin de l’œil que je me présente sur le quai de la gare. C’est bondé, comme d’hab. A ma droite, un gus appuyé contre un pilier, se roule une cigarette et me sort pour l’occase une baveuse de St Bernard dotée d’un piercing d’assez bon goût, numéroté façon boule de billard (la numéro 8, la noire…). Pas vraiment envie d'y jouer…
Je somnole dans mes pensées débiles, le regard absorbé par la cravate Asterix d’un quinquagénaire dégarnie, quand une blondasse sévèrement poitrinée se met à hurler à l’autre bout du quaie. Elle court après son sac à main, solidement harnaché à la pogne bagousé d’un merdeux en jean baskets qui manque de me faire trébucher.
Reflex pas trop salvateur. Je tends machinalement la main vers cette hanse qui flotte au vent et parvient je ne sais pas trop comment, à prendre possession du sac (une horreur de chez Burberry) sous les regards interloqués de mon St Bernard junkie, et son pote gaulois.
La belle histoire.
Et bien non, car apparemment aussi surpris que moi et semblerait il, quelque peu déséquilibré dans sa course, le merdeux ne trouve rien de mieux à faire que de nous gratifier d’un somptueux plongeon à la Manaudou dans les escaliers bétonnés menant aux souterrains.
J’ai l’air d’une lopette, regard dans le vide, bouche ouverte, sac pendouillant à la main.
Miss gros poumon (à qui il ne manque que le maillot de bain rouge et la bouée qui va avec) récupère son sac pourrit, me remercie à peine…et s’en retourne à l’autre bout du quai ! Pour rappel, à cinq mètres derrière elle, un petit groupe est en train de se former autour de Laure (Manaudou, faut suivre…) qui se tord de douleur en bas de l’escalier, en baragouinant des insultes à mon attention, à celle de ma mère péripatéticienne, mon anus, et ma descendance…
Trente minutes plus tard, je suis le cul vissé sur une chaise, face à l’agent Schmidt (ca ne s’invente pas…) et à son PC en fin de vie…
J’en ai plein le dos. Ce qui devrait durer 10 minutes prend une éternité. Il m’annonce que le voleur de sac moche est sain et sauf et que, je cite "aucune charge ne sera retenue contre moi". J’hésite entre vomir ou pouffer de rire. Manquerait plus que ça. Je me fais également reprocher de ne pas avoir retenue Pamela (Anderson, faut suivre…), dont le témoignage aurait pu faire "gagner un temps précieux". La je manque carrément de tomber de ma chaise…
Bref, après un sermon que même mon père n’aurait jamais osé m’imposer, je retrouve finalement ma liberté en m’estimant heureux d’avoir échappé au toucher rectal (des fois que j’y ai planqué le rouge à lèvre de Pamela, sait on jamais...).
Il est midi passé, j’arrive au taf. La standardiste me dit que j’ai une sale gueule et commence à me charrier sur une soit disant panne d’oreiller.
Je lui ouvre le crane avec un cendrier…
…
Cédric, j’ai bien eu ton commentaire sur mon précédent post. Mais puisque je n’ai rien à dire, et bien je suis obligé de faire marcher mon imagination.
Quand à savoir ce que je ferais si une blonde aux gros seins se faisait gauler son Burberry, ça l’histoire ne le dit pas...