28 octobre 2007

Travailler moins pour faire chier plus

Superbe séjour, nous voilà de retour avec une image plein les mirettes. Ci-dessus, notre album photo.

Merci Air France, merci du fond du coeur.

Je me joins à la cause du personnel naviguant. Nathalie, moi même ainsi que les 473 autres âmes qui étions censées prendre place à bord du vol AF346 sommes fiers d'avoir sacrifié nos 10 jours de vacances (ainsi que les quelques heures de préparation, location de bagnole, reservation d'hôtel qui vont avec...) pour vous permettre, enfin, de travailler dans des conditions acceptables et plus comme à la légion.

Vraiment c'est un honneur. Et le fait que ce voyage était un cadeau d'anniversaire n'y change rien. Non, serieux ca me fait plaisir.

Je vais même verser ma petite larmichette, allé...

...et bon anniversaire Nathalie !

Dans le cul le caribou...

Air France en grève, nous ne partirons pas au Canada comme prévu pour cause de vol annulé.

Après plusieurs jours à attendre des trains qui n'arrivent jamais pour cause de grèves d'une poignée de connard qui refusent de bosser comme tout le monde, nous voilà aujourd'hui confronté à une nouvelle race de gréviste.

J'ignore leurs motivations exactes, je constate simplement qu'ils ont préféré viser les vacanciers ayant économisé pendant des mois pour se payer leur voyage, plutôt que les businessmans en voyage d'affaire en se foutant en grève le premier week-end des vacances de la Toussaint.

Classe, vraiment réfléchit et d'une générosité sans borne.

La vérité, j'ai honte pour eux...

15 octobre 2007

Ah que Johnny !

Triste soirée, triste fin.
Des dizaines de milliers de supporters dont un petit 10% en provenance de l'île du nord, et un bon 20% de gros connards bourrés à la bière (tous de chez nous, ceux la...).

Résultat, des crânes ouverts par des cannettes volantes (et pleines...) et des insultes à sens uniques. Je cite "Ferme ta gueule ! Ferme ta gueule putain de gros fils de pute de Rosbeef" et ce dés la transfo salvatrice puis le drop assassin de Wilkinson. Pendant un instant, assis à proximité d'un groupe d'anglais à la fête, j'ai eu honte d'être Francais.

Une sale soirée donc. Trop de monde, pas de son, un écran géant minuscule (à 200 mêtres, pas étonnant) et à la clé, une défaite que l'on osait pas imaginer...

J'en aurais chialé mais les plus forts ont gagné.

Don't be sorry, good game anyway...

13 octobre 2007

Après la pub

Etonnant ce débat qui entoure Frédéric Beigbeder. Etonnant car ce gars la n’est pas le genre de gars que l’on vénère ou que l’on déteste (un peu comme Dieudo, vous voyez le genre ?). Il peut être les deux à la fois, et ça il faut reconnaître que ce n’est pas courant.

Pour ma part, si le personnage (car il est bel et bien un personnage) me sort par les yeux, je suis en constant émerveillement devant son œuvre (oui, son "œuvre") et surtout, assez admiratif devant un type qui arrive à faire de l’argent (en quantité assez considérable semblerait-il) en racontant sa vie. Car soyons clair, j’ai beau ne rien y connaître en littérature, j’ai tout de même un avis sur son travail. Son style à lui, c’est non pas "de ne pas en avoir" (ca aurait fait une jolie phrase "Son style à lui, c’est de ne pas en avoir" mais ce n’est pas ce que je pense…) mais plutôt de simplement mêler "discours au présent" (J’ouvre les yeux. J’ai la bouche poisseuse, et le nez encore enfariné de la veille…) et figure de style trash (…à ma droite, une portoricaine sosie de J.Lo. fini de se masturber avec un godemiché électrique à l’effigie du Pape)… Il est comme ça. Il fouille dans ses souvenirs, rapporte tout à maintenant, retranscrit l’ensemble le plus fidèlement possible en forçant le coté provoc ‘ (une once de partouze, un soupçon d’ecsta et un poil de cul… ;).

Alors non, lorsqu’on me dit qu’écrire un livre de Beigbeder est à la porté de tout le monde, je ne suis pas d’accord. Ecrire un livre de Beigbeder est à la porté de tous ceux qui ont vécu comme Beigbeder. De tout ceux qui, comme lui n’ont pas peur de balancer sur le monde moderne, l’argent roi, l’économie mondiale, et de se gaver de pognon grâce à ça (on appelle ca, "cracher dans la soupe"). De tout ceux qui ont un budget "pute de luxe" chaque mois (moi j’ai des tickets restos, un autre genre...), une Amex aux bords usés, des sachets de coke planqués dans chaque pièce de la maison (au cas ou), un grand lit sous un grand miroir, une grosse cylindrée, pas de crédit, et 50% de leurs fringues encore étiquetées dans leur penderie. Ces mêmes personnes qui rentrent dans les clubs chicoss sans faire la queue, qui laissent des pourboires démentiels au vestiaire du Cab (lorsqu’ils n’ont pas leur carré + vestiaire VIP), et dont le service en porcelaine douze pièces, n’a jamais servit…

En pourcentage, quelle part de la population répond à ces critères ? 0,05% ? Et encore…

99F, le film, apparaitra comme un joyaux, pour ceux qui ont aimé le livre. Une histoire un peu modifié mais un même message. Ian Kounen, le plus talentueux des réalisateurs détestés, nous livre la un long métrage presque plus décalé que le livre. Ca fait grincer des dents à s’en péter l’email mais c’est un délice. La meilleure des tortures. Du jamais vu.

Bref. Frédéric, tu es grand. Tu es une merde, mais une merde qui me rend, à chacun de tes coups d’éclats, plus heureux de ne pas être comme tes héros (donc comme toi?). Je t’aime et je te déteste et c’est la tout le paradoxe…