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09 octobre 2008

Le bain d'Amy

Que ceux (les 4 lecteurs de ce site) qui n’ont pas encore vue "Mirrors" (et qui ont envie de le voir) s’abstiennent de lire ce qui suit.

Y a des choses qui, dans la vie, vous marquent plus que d’autres. Un évènement heureux ou pas (victoire au foot, accident, baise d’enfer, humiliation etc…), un film, un paysage surréaliste, une fille, deux filles ou que sais-je encore…

Hier, alors que le programme annonçait soirée ciné, la journée s’est finalement terminée par une soirée ciné privée (comprendre son dég' et image crados qu’un écran non-plat aurait tout aussi bien rendu…). Bref une misère.

Le film, Mirrors, long métrage de pseudo horreur orchestré par Alexandre Aja dont on avait déjà pu "apprécier" la scène de viol immonde en caravane, dans l’excellent remake de La colline a des yeux, est l’un des rares depuis bien longtemps, où l’on peut voir Kiefer Sutherland incarner un autre personnage que celui de Jack Bauer (faudrait checker sur IMDB mais je dois être dans le vrai).

Soyons honnête, ce film colle vraiment les jetons. Mais le pire. La chose vraiment marquante la dedans, c’est cette scène déjà anthologique ou l’on voit Amy Smart, nue (déjà marquant en soi, mais pas de quoi créer un trauma), endurer les sévices infâme de son reflet dans le miroir.

Si cette scène est absolument incroyable, c’est déjà par son coté gore sanguinolent, affreusement réaliste, mais aussi parce qu’elle touche ce personnage en particulier. Belle, nue (je le répète mais ça décuple l'aspect dramatique), totalement innocente, attachante et dont on était surtout persuadé que rien ne pourrait lui arriver puisque totalement étrangère au drame enduré par le personnage principal (le susdit Kiefer S.).

Cette scène est une torture visuel, plus par la situation (le lieu et la victime qui ne comprend rien à ce qu’il lui arrive) que par les images en elles même pourtant bien dégueulasses (en gros, elle s’arrache la mâchoire avec les mains… enfin c’est un peu plus complexe que ça…).

Ca dure à peu prêt une minute. La minute vraiment beurk du film.

Quoi qu’il en soit, l'ensemble est vraiment plaisant. C’est un film d’horreur (ou du moins d’épouvante) qui fait peur. Et ça faisait si longtemps que j’en avais pas vu que ça m’a fait tout drôle.

Enfin, tout peur quoi…

04 janvier 2007

Le 7ème art

Il s’est passé hier soir, alors que nous nous apprêtions à vivre une soirée ciné tout ce qu'il y a de plus normal, quelque chose de bien étrange.
Je suis, pour la première fois, sortit de la salle en ayant en tête non pas le film pour lequel j’avais payé, mais belle et bien l’une des bandes annonces qui le précédait.

Le film en question, "The Fountain", est sans doute un excellent travail mais une fois de plus, j’avoue avoir quelques difficultés à en dire du bien. Une fois de plus car, j’avais ressentit exactement la même sensation en sortant du dérangeant "Requiem for a Dream" du même Darren Aronofsky qui m’avait autant fait chier que pétrifié d’horreur et perdu dans mes songes. Un sentiment particulier, à mi-chemin entre la joie d’avoir côtoyé le génie d’un Aladin de la pellicule, et la frustration de ne pas y avoir pigé grand-chose...

Mais ce soir, ma satisfaction est ailleurs. Cette soirée est une majestueuse réussite. Il aura fallu 2’07’’ d’images d’une insolente beauté, rythmées par une divine mélodie à vous tirer les larmes des yeux pour donner un sens à ma présence dans cet UGC, au 18€ que me coûte ma carte chaque mois, pardonner les problèmes de RER (au ralenti dans les tunnels…un régal), justifier la construction même de ce cinéma et bénir les frères Lumières…

"Cashback". Derrière ce titre de film à la Chuck Norris, semble en fait se cacher une sorte de rêve éveillé. Une dimension parallèle, un autre cinéma, une approche différente de cet art majeur qui régit mon existence depuis bien longtemps. "Cashback" est un OVNI…ou devrais-je dire un OFNI…

Cette œuvre, à mon sens plus à considérer comme une toile de maître, que comme un long métrage, semble être la matérialisation même des délires d’un homme, Sean Ellis, photographe de profession. Alambiqué comme une toile de Dali, j’ai dans l’idée que nous devrions retrouver dans cette adaptation de court-métrage, une pléthore de splendides images, plans hallucinants et situations tant ubuesques que poétiques. La bande annonce semble en tous les cas, abonder dans ce sens.

Ce n’est pas la nudité sur grand écran qui donne toute son âme à ces 2’07’’, mais simplement l’enrobage. La mise en image et le montage même de cette bande annonce nous prouvent bien que plus qu’une question de moyen, le 7ème art est avant tout une question de talent.

C’est juste beau. Et ça doit se savourer comme tel…