14 octobre 2005

Brothers in arms

Oh, mais que diantre arrive t’il à notre futur dépressif en mal de taf ? Y a deux jours c’était "j’ai pas la forme, j’ai rien à dire" et la il nous sort deux textes en deux jours parce qu’un sénile qu’a plus toute sa tête lui sort qu’il devrait écrire plus souvent ?
Ben ouais. C’est pour ça. Et puis en cette période de doute, ça fait du bien. Je remercie donc le sénile en question qui n’est pas vraiment sénile…mais bon fait gaffe quand même.

Four Brothers est une histoire de vengeance. En deux mots : une petite ville du Michigan, un épicier Arabe vient juste de s’installer. La veille de Thanksgiving, lui et une de ses clientes, au mauvais endroit au mauvais moment, se font dessouder par deux lascars encagoulés. Pas de bol, la poissarde s’appelle Evelyn Mercer, mère adoptive (une quasi sainte) de quatre gentils délinquants qui font des deux cagoules mystères, leurs priorités.

On ne peut pas, si on connaît un peu le passé de John Singleton, s’attendre en entrant dans la salle, à assister à une révélation cinématographique. Non pas que l’homme n’ai aucun talent, seulement que voilà : ah la vue de ses deux performances précédentes ("2 Fast, 2 Furious" et "Shaft") il apparaît évident que sa personnalité ne réside pas dans la façon dont il réalise. Passez la caméra à José Dayan ou à John B.Root, vous n’y verrez que du feu…

Alors on arrive la dedans l’esprit détendu, situation idéale pour ne pas être déçu. On n’aura rien à reprocher à ce film pendant toute sa durée, hormis quelques passages dégoulinants à souhait, et découpés au sécateur entre les fistons et le fantôme plus vrai que nature de leur sainte de mère. Tout est bien, juste bien. La mayonnaise prend plutôt pas mal, et si cette histoire de délinquants reconvertis, aurait put facilement basculer dans les clichés surchargés à la "Dangerous Minds" (LA casserole de Michelle Pfeiffer) et bien la, ce n’est pas le cas. Ici, les ex-méchants sont juste moins méchants qu'avant.

L’entente fraternelle entre ces quatre rejetons si différents nous émeu sans nous tirer une larme, les voitures font des tonneaux sans exploser, les gros bras se bastonnent sans pisser le sang par tous les trous.

Au final un film qui se regarde avec plaisir, un film à la hauteur de ses ambitions…et ce sans voitures surboostées, ni poitrines surgonflées.

Comme quoi, tout arrive…

5 commentaires:

Jule a dit…

Bordèle de merde tu lis jamais mes articles et il a fallu que tu relèves !
J'ai eu un eclair ce matin en me lavant les dents, et je priai pour que personne n'ai lu ça en regardant démarrer Windows XP.
Moi je dis c'est plus MadMovies que CinéLive...

Jule a dit…

Hey puis oh 00:50 la mise en ligne :(
(j'ai plus d'autre excuses...)
Et puis si tiens. SI j'avais dis John Lucas ou Stephen Spielberg, bon la d'accord...

Jule a dit…

Tu veux que je t'insulte, c'est ça ?
T'arretes de me chercher ouais??

Jule a dit…

Je me réserve pour le premier film dont Emeric Purrain et Jean Philippe Uvé auront signé le scénario...

j_christ a dit…

Ah ben dis-donc t'as retrouvé la pêche, ça fait plaisir ça !

Fais gaffe quand même, à force de voir des films trop profonds tu risques de faire une rechute.

Enfin, merci encore à ton ami sénile pour t'avoir rendu le moral. (Tu nous diras qui c'est au fait, ou ça reste un secret ?)