Soyons clair, je ne pense pas faire partie des urgences à prendre en charge. Clair que si la vie doit prendre soin de cas difficiles, voire désespérés, je ne pense pas être sur la liste, ni même sur la liste d’attente.
Mais seulement voilà, une erreur (informatique sans doute), a fait apparaître mon nom sur le listing des grands désespérés à mettre en garde. Certains entendent des voix, d’autres ont des apparitions, d’autres encore, des rêves prémonitoires. Mon coup de pouce à moi c’est matérialisé d’une tout autre façon : par une route trop mouillée, un virage trop serré et une aiguille trop proche du 50.
Voilà plus de 4 ans ½ que je bataille ferme avec celle que je m’amuse à appeler "la petite" et qui partage ma vie depuis tout ce temps, au sujet de ma conduite. S’il est facile de débattre avec elle de tous les sujets du monde, allant de la peine de mort, au cas Dieudonnée en passant par le prix de l’essence ou l’existence du monstre du Loch Ness, son vocabulaire pourtant si riche, est réduit lorsqu’elle prend la place du mort, aux expressions "ralentis", "attention à droite" et "colle pas les voitures" (pour elle, deux voiture à moins de 100 mètres l'une de l'autre, sont collées…).
Hier, 2 novembre 2005. L’A13 est noyée sous des trombes de flottes. La petite et moi-même rentrons d’un week-end fort sympathique en Normandie. Point de fatigue (il est à peine 14h00) ni même d’alcool dans le sang (il est à peine 14h00). Nous sommes partis depuis plus de deux heures, autant dire que cela fait à peu prêt une heure et cinquante minute que nous ne nous adressons plus la parole (ses réflexions sur ma conduite me font traditionnellement entrer dans une rage folle). Tous c’est bien passé, la pluie n’a en rien dérangé notre retour. Je suis au volant à siffloter sur un fond de Aimée Mann.
Nous sommes désormais sur la N13, et prenons la sortie le Pecq. Mon cœur est rempli d’espoir, et je suis plus que jamais convaincu que ma maitrise malgrès la pluie battante, aura définitivement rassurée la petite...et la, la boulette. Dans ma tête ça passait…
Je sens, en plein virage, mon bolide partir sur la gauche. Le coup classique, je redresse…un peu trop, et me tape le bord droit de la bretelle de sortie.
La petite est blanche comme un lavabo. Coup d’œil à droite pour voir si personne n’arrive (et non pas dans le rétro car nous sommes travers de la route) entame une marche arrière et repart tout couillon pour m’arrêter quelques mètres plus loin dresser la liste des dégâts.
Cette petite partie de roues-nautiques nous aura coûté un pare-chocs et un peu de tôle froissée. Comme un signal d’alarme pour me montrer que dans ma grande certitude, j’avais tort. Si je ne compte pas céder à toutes les exigences de ma traumatisée de conjointe (un coup à se retrouver à 70 km/h sur l’autoroute…), je tacherai de ne plus aborder les bretelles de sorties en 3ème...
Nat n’a pas prononcé un mot depuis hier et a passée sa nuit à vomir et à crier. Je sais pas trop si c’est normal. Elle avait l’air tous de même un peu étrange lorsqu’elle est partie ce matin au boulot, nue sous son duffle-coat…
On devrait peut être en parler…
6 commentaires:
Eh ben dis donc...
D'autant plus que ca fait deux jours que j'ai plus de nouvelles de la petite...étrange...
Ah ah t'as bien fait de retirer ton message d'avant avec la faute. Déjà que ta vanne est merdique mais avec une faute en plus, s'aurait été ridicule.
Cependant je suis d'accord avec toi. Je ne sais pas si tu penses a quelqu'un en particulier quand tu dis ça, mais même moi je ne l'ai pas loupé 5 fois...
Voilà pourquoi j'aime beaucoup cette jeune fille.
Allez, on va se faire une raclette bientôt, rien que pour le plaisir de se gausser!
Ha merde, la tuile... Désolée pour toi Julos :( Et bien contente d'avoir testé la Swift avant les dégâts... :) Enfin, surtout pour toi...
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