De toute évidence, j'aime les films à suites. Films d'autant plus inoubliables lorsque que tous les chapitres sont bons. C'est assez rare, mais ca arrive...
Alors imaginez mon état lorsque j'ai été informé il y a quelques mois, de la sortie prochaine du premier épisode d'une "septulogie". Une septulogie fantastique, pleine de trolls, d'elfes, de nains, de minotaures, d'animaux qui parlent, de tout plein d'éléments féeriques susceptibles me disais-je (le con), d'à nouveau me procurer cette montée aux rideaux, ce panard intégral, cette jouissance filmique ressentit devant Aragorn et sa bande (et j'ai pas dit "grâce" à Aragorn hein !...).
"The Chronicle of Narnia" est une production Disney. Le fruit d'une réflexion simple. "Le Seigneur des Anneaux a crevé le plafond, on a loupé le coche mais on va rattraper le coup avec le même genre de connerie féerique". Il nous faut donc un Tolkien (C.S. Lewis), un Peter Jackson (Andrew Adamson), des Hobbits (Susan, Lucie, Edmund & Peter), un Aragorn (Aslan), un Sauron (la sorcière blanche), un grand panier à salade (BuenaVista) pour coller tout ça, et zoooo la bonne affaire se dit Basil : le tour est joué !
Une équation simple…mais totalement erronée.
Narnia est une fable pour les gosses. Une niaiserie du gabarit des histoires que ma grand-mère me racontait pour m’endormir, ou les plus moches finissent par niquer la reine du bal (j’ai une grand-mère très cool :). Une copie maladroite, maladroitement jouée, maladroitement mise en image par une équipe ne réalisant pas bien à quel monstre elle s’attaquait.
On lutte pendant prêt de trois heures pour ne pas éclater de rire devant le pseudo héro (v’la le héro !), Peter, jeune blondinet blafard pré-DiCaprio maniant l’épée comme un ballet à chiotte, Edmund le frère, rebel et traître repentit, armure trois tailles au dessus et Susan la soeur, gamine au physique coincé, charisme d’huître, maniant l’arc et les flèches avec autant de précision qu’Alesi sa Ferrari… Seule rescapée de ce massacre, Lucie la petite dernière, dont la justesse du jeu et la trombine d’ange sauvent cette pitrerie du zéro éliminatoire.
On s’emmerde malgré tout, dans l’attente d’une bataille qui nous en colle plein les mirettes. Bataille à laquelle on assiste finalement, qui se termine aussi vite et de la même façon qu’elle a commencé, c'est-à-dire n’importe comment (ça me rappelle la fin de "Matrix Revolution" tiens…).
Tout est trop simple, mal enchaîné, trop compartimenté. Pour couronner le tout, si les éléments en images de synthèses sont, il faut l’admettre, vraiment réussis, les costumes et surtout, surtout les maquillages des êtres dont j’ignore le nom (mauvaise copie des Orcqs du Seigneur) sont à l’image du masque en plastoc que je portais le jour de la fête de l’école : ridicules !
Reste à souhaiter que pour le deuxième volet, certains éléments soient repensés car il m’est avis qu’à ce train la, c’est le gadin assuré.
Plus que six et c'est la quille…
8 commentaires:
J'ai pas vu le film, mais je suis toujours aussi fan de tes critiques.
Je crois même que je vais résilier mon abonnement à Télérama tiens...
Oui ! comme dirait Madame MACIF,
Julien est plus adroit devant un clavier d'Ordinateur
qu'au volant d'une auto... même tamponneuse.
Enfin, nous allons encore faire confiance à ton jugement,
et RANANIA va donc rejoindre ce soir, la longue queue de la Mule...
en prévision d'une copie disponible sans doute, avant la fin de l'été...
Suivant tes conseils,
Nous sommes allé cette semaine à la rencontre du grand Singe et sa jolie Fiancée.
Comme tu dis, cela frise la perfection.
Enfin... après quelques coups de ciseaux à donner dans la pellicule,
et puis à mon goût, une musique à revoir, car pas à la hauteur... de l'Animal bien sur.
Un film n'est pas bon parcequ'il marche.
Il apparait trop evident quand on regarde Narnia que certain films sortent plus pour faire de l'argent que pour enrichir la filmothèque mondiale. Narnia est un pure produit commercial, une surexploitation d'un sujet déjà saturé en trois films uniques et parfaits.
Je me suis très franchement emmerdé. Quand au gadin, je maintiens ce que j'ai écrit, ne crions pas victoire trop vite. Il reste six films à faire et je serais très étonné qu'ils finissent avec les même résultats que le premier...
Et quand au résultats de Michael Bay, je suis le premier étonné que l'excellent "The Island" se soit si lamentablement ramassé.
La, c'est le mystère...
Michael Bay c'est bien le fils de Ernest Bay, plus connu sous le nom d'E.Bay...
Pffr on dirait du Jean Christophe ! ;)
Hein ? On parle de moi ???
Mouais, sauf que le Coca, c'est bon ;)
Tant que c'est pas "on dirait du caca..."
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