Une chanson de Oldelaf et Monsieur D. Plutôt cucul il est vrai, mais le clip vaut vraiment le coup d'oeil. Un petit coté "Triplette de Belleville", aussi déprimant qu'hillarant. Je kiff :)
30 juillet 2008
28 juillet 2008
La reine et le bidibule
1947. C’est l’année de Jean Robic, vainqueur d’un tour de France du renouveau (et oui, déjà…). A cette époque les participants portent encore leurs chambres à air en bandoulière, tels des mercenaires leurs munitions. Certaines routes sont à peine goudronnées, les vélos pèsent le poids d’un 103 Peugeot (c’est une mob, pas une voiture…), parmi les 10 premiers au général, on décompte pas moins de 5 français (comme aujourd’hui, à 5 prêt).
Le tour de France, ca sent bon les vacances. Les bouchons sur la nationale 7 avec la Panhard et le pic-nic sur la nappe à carreau en regardant passer les coureurs. Albert Seringue venant à peine de faire breveter son invention (un tube de verre coiffé d’une aiguille creuse servant à injecter des liquides dans les bras des malades) personne n’a encore été disqualifié pour tricherie. Et on grimpe toujours le Galibier en plus de 8 minutes…
Le petit Jean René grandit dans une famille sans histoire. Un père représentant chez Radiola, et une mère au foyer, font de lui un gaillard solide bien qu’un peu gras du bide. Deux redoublements, et un service national calamiteux plus tard, il est lâché dans la vie active. Brisé.
Il enchaine les jobs foireux. Homme canon à la foire du trône, modèle chez Bidibule, mascotte chez Orangina ou figurant pour le cinéma russe (dans le rôle de la poupée)…
En 1972, il s’entiche de Mauricette, journaliste pour le tout jeune Podium, torche cul de la star montante mais imbuvable du moment : Claude François. Rencontre qui changera son devenir à jamais et marquera ses premiers pas dans le journalisme.
Dés lors son destin est scellé. Après deux ans à la rédaction des fiches de Marc Toesca pour le TOP50, et un court passage dans la chanson (il est le premier interprète du tube planétaire "Big Bisou", plagié par Carlos), il croise finalement le chemin de Gérard Holtz lors des JMNM* dont il couvre le déroulement pour "Radio Ici et Maintenant".
En 1989, c’est comme arbitre d’un combat de titan entre LeMond et Fignon que le gros Jean René entre dans la légende du cyclisme. Après le passage de la ligne, et les 8 maudites secondes qui viennent de couter la victoire au Français, il prononce cette phrase dont tous les gros nazes pleins de bières qui courent sur le bord des routes, se souviennent sans doute encore : « Alors Laurent, heureux ? ».
Cette fois, sa patte est posée. Il sera, et ce pour des décennies, l’incontournable bedonnant transpirant du petit écran et de la reine du même qualificatif. L’homme des questions débiles. Les « qu’est ce qui vous a manqué pour réussir ? », « vous avez abandonné lors du prologue, vous tenterez de faire mieux l’an prochain ? », « selon vous qu’est ce qu’ Armstrong a de plus que les autres ? » bref, toutes les interrogations à la mords-moi le nœud que seuls les grands savent se poser.
En 89, Fignon perdait pour 8 secondes.
C’est à peu prêt le temps qu’il m’a fallu pour ne plus pouvoir piffrer Jean-René Godart…
* Journées Mondiales des Nabots Mielleux
26 juillet 2008
Molotov ou sans alcool ?
En fait, c’est un peu n’importe quoi. Retour dans une enfance finalement pas si loin. Quand, passé minuit, je remontais de la gare à pied sans me poser de question. Quand j’utilisais mon salaire de chez N@rt (7500F à l’époque. Un must !) dans les restos du bvd Haussmann ou les CD de la FNAC des Champs (je vous épargne la sélection musicale). Quand j’étais abonné à des magazines que je ne lisais même pas. Quand je mangeais sans grossir. Quand je découvrais le monde du travail et le sentiment d’être utile à quelque chose. Quand je prenais sans même imaginer devoir rendre un jour. Je réapprend à être égoïste ce qui ne dérange finalement personne dans la mesure où, à l’instar de mes parents à l’époque, personne ne m’attend à la maison.
Alors cette vie la, elle est agréable. Agréable dans la mesure où le seul à qui j’ai des comptes à rendre, c’est bibi (et généralement je ne m’en demande pas trop). Elle est agréable mais elle fait peur. Un mois complet au même rythme et je finis sur le billard avec quelque chose de méchant. Alors quoi ?
Le remède contre la déchéance, c’est la vie de couple ? Un peu léger…
Il n’en reste pas moins qu’à deux je ne bois pas. Un mec bien. Et que seul, j’éponge sévère…
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