26 juillet 2008

Molotov ou sans alcool ?

Gros mal de bide. Je viens de m’enfiler une boutanche de bordeaux dont le nom est bien moins marquant que le prix. Cette soirée est à l’image des quelques autres en tant que célibataire occasionnel : arrosée. Depuis deux semaines, et le départ de la petite chez sa mère du nord, je vivote. L’appart n’a pas changé d’un poil. Les même fringues sous le même lit, les même bols dans le même évier, les même volets fermés et les même plantes à l’article de la mort (de soif…). Je suis en roue libre. La pente me guide. Hier, un pic-nic binouze sur les bords de seine et aujourd’hui, donc, un repas de roi chez Louis Vins, dans ce 5ème arrondissement que je connais désormais comme ma poche mais bien moins que mon propre placard à balais.

En fait, c’est un peu n’importe quoi. Retour dans une enfance finalement pas si loin. Quand, passé minuit, je remontais de la gare à pied sans me poser de question. Quand j’utilisais mon salaire de chez N@rt (7500F à l’époque. Un must !) dans les restos du bvd Haussmann ou les CD de la FNAC des Champs (je vous épargne la sélection musicale). Quand j’étais abonné à des magazines que je ne lisais même pas. Quand je mangeais sans grossir. Quand je découvrais le monde du travail et le sentiment d’être utile à quelque chose. Quand je prenais sans même imaginer devoir rendre un jour. Je réapprend à être égoïste ce qui ne dérange finalement personne dans la mesure où, à l’instar de mes parents à l’époque, personne ne m’attend à la maison.

Alors cette vie la, elle est agréable. Agréable dans la mesure où le seul à qui j’ai des comptes à rendre, c’est bibi (et généralement je ne m’en demande pas trop). Elle est agréable mais elle fait peur. Un mois complet au même rythme et je finis sur le billard avec quelque chose de méchant. Alors quoi ?

Le remède contre la déchéance, c’est la vie de couple ? Un peu léger…

Il n’en reste pas moins qu’à deux je ne bois pas. Un mec bien. Et que seul, j’éponge sévère…

1 commentaire:

AurelieM a dit…

Allez ! t'inquiète, bientot les vacances ! à 6, tu bois ou tu bois pas ? (du calva)