La matinée du lendemain est consacrée exclusivement à la découverte, non pas de Katmandou, ni même du Thamel, mais des quelques vingt boulangeries arborants des vitrines alléchantes, que compte notre rue. Nous nous gavons comme des malpropres...cela fait prêt d'un mois et demie que nous n'avons pas mangé de chocolat.
Nous nous rendons, l'après midi dans un temple Boudhiste à l'autre bout de la ville. Un endroit chargé d'histoire et sacré dans chacune de ses pierres. Une visite intéressante.
Départ pour Pokhara, d'où partira notre trek, le lendemain. Une journée de bus avant de débarquer dans le plus paisible des quartiers de cette villes : LakeSide. Notre hotel offre une vue imprennable sur le lac. Tout est calme et paisible. Un repos bien mérité avant les quelques six jours que nous nous apprétons à passer dans la montagne, non loin des Annapurnas.
Nous quittons Pokhara le 9 au petit matin et prenons place dans le bus qui nous mènera à Naya-Pul, départ de notre trek de cinq jours.
Le panorama qu’offre le bus nous donne déjà un aperçu de ce que sera notre balade. La couleur dominante est le vert. Nous zigzaguons pendant prêt de quarante minutes dans les montagnes avant d’atteindre notre objectif. Lorsque je descend du bus, j’en ai déjà pris plein les mirettes, et ce n’est qu’un début.
La première étape nous fait crapahuter plus de quatre heures sur des chemins escarpés, tantôt amoncellement de rochers coupants, tantôt suite interminable de marches pas vraiment régulières en hauteur…autant dire qu’on attaque fort. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, on ne sent pas la fatigue. Toute notre attention est pompée par le paysage. La rivière coule en bas d’un précipice d’une vingtaine de mètre, et on croise, à plusieurs reprises, des cascades toutes plus impressionnantes les unes que les autres.
Nous arrivons à Hille vers 19h00, de nuit et trouvons une guesthouse pour nous accueillir. Vingt cinq roupies la nuit, soit même pas cinq centimes d’euros…record battu ! La nourriture est quand à elle un peu plus chère qu’ailleurs…mais le tout reste toujours plus qu’abordable.
Le second jour nous amène à Ghorepani, non loin du sommet de notre trek. Près de cinq heures de marche dont deux et des poussières à grimper un interminable escalier de pierre sous une chaleur de folie. Après une nuit, sans chauffage (plutôt rudes les nuits ici) nous nous mettons en route pour Poon Hill, alors qu’il n’est même pas encore 6h00 du mat’.
De la haut (3210 mètres) la vue est fantastique. Sous nos yeux ébahis, la chaîne des Annapurnas (une partie du moins) et le Dhaulagiri nous offrent un levé de soleil d’anthologie. Le tout dans un silence religieux malgré la présence sur Poon Hill ce matin là, de plus d’une cinquantaine de touristes venus d’un peu partout. Nous redescendons, la tête encore dans les nuages, prenons un petit déj’ rapidos à l’hôtel et reprenons la route direction Tadapani : 4h00 de marche. Le paysage change quelques peu, et la rivière a laissé la place à une épaisse forêt…enneigée, et oui… Nous passons le plus clair de notre temps à enlever et remettre nos pulls respectifs tant le temps et glacial lorsque le soleil disparaît derrière un nuage, et chaud bouillant lorsqu’il réapparaît… Nous atteignons Tadapani alors que la pluie commence à tomber…il était temps…
Notre hôtel est remplis de Français…ça grouille. Apres une bonne dizaine de parties de "trou du cul" avec les français en question et trois anglaises également en trek, nous regagnons la chambré et sombrons, en quelques secondes dans un sommeil réparateur…
Nous repartons pour Landruk au petit matin. Aujourd’hui, gros programme… Du plat pour commencer, puis un GROSSE descente avant d’entamer une GROSSE ascension…super… Après trois jours de marche intensive, nous commençons à accuser le coup…mais rien d’insurmontable.
La dernière descente nous achève…et il nous reste encore une heure de côte à gravir. Nous arrivons à Landruk, cuit. Nous ne découvrirons la vue magnifique depuis ce petit village, que le lendemain matin, le temps étant plutôt couvert à notre arrivée. Nous constatons en revanche, immédiatement que les touristes boudent vraiment le Népal. Nous sommes tout simplement les seuls (nous et un couple d’américains) dans tout le village qui doit bien compter pas moins d’une douzaine de guesthouses…incroyable !
Dernière journée de trek, qui devrait théoriquement nous amener jusqu'à Dhampus, avant de retourner à Pokhara. Le temps est clair, et le terrain vallonné nous pompera le peu d'énèrgie restante dans nos batteries. Nous atteignons Pokhara vers les 17h00 après plus d’une heure de descente (des escaliers à n’en plus finir) et une heure de bus, sous un soleil de plomb.
Les deux dernières journées a Pokhara seront consacrées, a finalement assez peu de choses…on se repose, on vivote, on boit un Coca par ci, un Pepsi par la, histoire de faire passer le temps. C’est repos intensif…perso j’aime bien…
Nous quittons Pokhara le "Holy Day", une fête nationale visant à fêter, entre autre la nouvelle lune. Le principe est simple : asperger d’eau colorée, tout ce qui bouge. Notre bus morfle un peu pendant le voyage, mais c’est le soir, en se baladant à Katmandou que l’on prend vraiment des couleurs.
Trois jours de plus à Katmandou à faire les boutiques et à dépenser de l’argent, encore. Nous visitons tout de même le "Monkey Temple", une stupa assez jolie perchée sur les hauteurs de la ville, et, vous vous en doutez, caractérisée par la présence de nombreux singes dans son enceinte.
Nous quittons, la larme à l’œil, Katmandou le 21 mars à bord d’un avion de la Royal Népal Airline...
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