Bien... le moins que l’on puisse dire, c'est que pour le moment, l’Australie nous a fait forte impression... nous n’en doutions pas une seconde mais celà n’est pourtant qu’un début...
Nous émergeons à l’aube lorsque mon téléphone réveil entame sa mélodie "débilos", afin de nous assurer le départ de ce tour pour lequel nous avons déboursé une somme importante (là aussi ce n’est qu’un début...) Nous débarquons à la réception, comme prévu à 6h30 tapantes, et sommes accueillis par la patronne des lieux, un beau brun de fille sosie de Britney Spears (la même en jolie quoi...) qui, après un good morning mielleux a souhait nous fait grimper dans son 4x4 pour nous déposer un petit kilomètre plus loin, lieu d’où notre bus devrait en théorie entamer sa longue traversée du désert, destination "Alice Springs".
Nous n’aurons d'ailleurs pas longtemps à attendre avant de le voir débarquer avec au volant un australien rempli de bière, frisant le quintal et répondant au doux nom de Steve. L’homme est vêtu d’une chemise bleue et d’un bermuda long du plus bel effet. Première impression plutôt bonne, sortant une blaguounette à peu pret toutes les deux phrases (sans compter celles que nous n’avons pas du comprendre...)
Nous prenons place dans le bus et observons avec attention nos compagnons de voyage que nous ne quitterons pas d’une semelle durant les trois prochains jours. Tous semblent plutôt sympathiques, pas de gros lourdos à l’horizon... pas de français non plus (oui je sais, je viens de le dire !...) Et c’est parti pour trois jours de bus. Nous entamons les hostilités avec "Litchfield Park". Certain diront que Litchfield est le Kakadu du pauvre (Kakadu étant le park national number one en Australie... number one niveau prix également avec des tarifs d’accès frisant le délirium). En deux mots, c’est beau!... Le seul problème est que nous consacrons à peu prêt autant d’attention à Steve dont nous essayons de décrypter l’anglais "speedy-gonzales", qu’au décors qui nous entourent (le " bush" comme ils disent ici), des buissons à perte de vue, parsemés, ça et là de monumentales termitières dépassant pour certaines d'entre elles les trois mètres.
Nous atteindrons le "Katherines Gorge" l’après midi, après une baignade anthologique au pied d’une cascade, suivit d’un pique-nique bien gavant mais nous ayant permis de faire connaissance avec nos compagnons de voyage. L'environnement est magnifique, de grandes paroies rocheuses, des sapins... et de l’eau au milieu (fatalement). Somptueux...
Fin de la journée dans un camping plutôt confort où nous apercevons notre premier kangourou (je commençais à douter). Baignade improvisée en compagnie de Fabien, un Suisse très sympa, dans une piscine naturelle à jouer à la baballe avec un groupe de jeunes australiennes ne devant pas dépasser les dix ans mais ayant déjà un langage parfait (en admettant que je sois capable de juger si un anglais et bon, ou non... admettons!). Nous regagnons ensuite le campement où le reste du groupe a fini de monter les tentes ( bien joué sur ce coup !) pour participer, sous la houlette de Steve, a un jeu typiquement australien.
Nous voici tous alignés, une bière à la main a attendre son signal. Celui qui la boira plus vite que lui sera remboursé du montant du voyage. Une sommes avoisinant tout de même les 270$AUS. Steve lance sa cannette vide au sol en moins de trois secondes, Baptiste n'ayant pas encore réussi à ouvrir la sienne... impressionnant! Nous dégustons ensuite un succulent repas (et j'insiste sur le "succulent") préparé par Steve dont la masse corporelle n’entrave en rien la délicatesse culinaire...vraiment un régal! Nous discutons ensuite jusqu'à environ minuit assis autour du feu avant que chacun, ne regagne sa tente respective...
La nuit qui suivra sera frisquette mais les cinq bières absorbées me feront dormir comme un bébé (avec une pause pipi, tout de même...)
Il est 6h00 et des bananes lorsque Steve secoue notre tente me sortant par là même d’un rêve érotico-délirant mettant en scène Laetitia Casta, Clara Morgan, ainsi qu’une meute de Kangourous radioguidée, commandée par Paul Hogan (l’acteur de Crocodile Dundee)... la bière sans doute... Les tentes pliées et le bol de céréale absorbé, nous reprenons la route.
Une petite baignade (encore une !!!) dans un torrent paradisiaque perdu au milieu de nulle-part, un pique-nique toujours aussi copieux dans un parc aux arbres couverts de chauves souris... impressionnant!..., et nous atterrissons finalement dans un petit camping perdu entre Darwin et Alice Springs, à proximité d’une piscine naturelle (chaude of course) que nous inaugurerons une première fois à peine les tentes plantées, puis une seconde fois, de nuits, éclairé a la lumière de la bougie... romantique non ?
Même rituel que la veille au petit matin (à savoir céréales et toasts) avant de reprendre la route pour l’une des principales attractions de notre petit tour "Devil’s Marble".
A perte de vue, d’énormes blocs de marbres rouges entassés les un sur les autres, arrivés ici par l'opération du Saint Esprit…bref, un mystère! Je scotch littéralement sur ce spectacle démesuré sans me préoccuper de la nuée de mouches qui gravite autour de nous (très très agaçant malgré tout). Nous observons le soleil disparaître derrière le « bush » puis nous nous réunissons à nouveau autour du traditionnel feu de bois, sous un ciel plus étoilé qu’à la géode... J’en frissonne encore...
Il est 5h30 lorsque Steve, avec la même coutumière délicatesse, secoue notre tente comme un shaker en hurlant un «sunrise» dont tout le camping profitera. Cinq minutes plus tard, nous voici au sommet de l’un des ces blocs de marbres à attendre, tout grelottant le levé du soleil... c'est bientôt chose faite. Un spectacle d’anthologie que nous ne nous privons pas de mitrailler par quelques dizaines de photos...
Nous roulons toute la journée et atteignons enfin notre objectif après trois jours de route à travers le désert: "Alice Springs".
Nous resterons à la "Toddy’s Guesthouse", suivant les conseils de notre ami Steve. Ceux-ci s’avéreront d'ailleurs excellents car, l'hôtel en plus de ses excellentes chambres propose un barbecue à huit dollars à qui Baptiste collera deux soirs de suite une monumentale "mandale"...
Nous passerons la journée à Alice, à organiser le tour suivant jusqu'à Ayers Rock. Une véritable épreuve de force où, après trois bonnes heures et plusieurs allés retours entre l’agence de voyage et le bureau Qantas (nous devons même modifier la date de notre billet d’avion pour Cairns) nous parvenons enfin à arrêter notre date de départ pour Ayers Rock.
Nous quitterons Alice Springs après une dernière soirée en compagnie de nos camarades de ces trois derniers jours et de notre fantastique chauffeur que nous ne manquerons pas de remercier...
"Ayers Rock" et son rocher mythique nous tend les bras... ce devrait être grandiose...
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