Pas d’Internet au Pecq, c’est retour à l’âge de pierre. Baptiste, nu sous sa peau de bête à tenter d’allumer le feu avec deux silex afin de faire rôtir sa cuisse de tyrex, et moi, un os dans le nez, tirant Nat' par les cheveux vers notre grotte privée pour bestialement accomplir notre devoir conjugal, sous les regards figés des peintures rupestres de ses petites sections…n’importe quoi…
Bref, pour occuper notre soirée, le sus dit Baptiste a donc eu la brillante idée d’organiser un bowling (v’la l’organisation…). Nous voici donc, petit groupe de cinq, en route vers Paris. Il est 21h10, 5° au thermomètre, temps clair, une fin de soirée qui s’annonce sous les meilleures auspices…
Nous pénétrons dans le bois de Boulogne sans doute touché de plein fouet par l’épidémie de gastro car pas une fille de joie à l’horizon. Un rue déserte donc, des trottoirs déserts et je vous le donne en mille : un bowling désert…sans lumière...fermé en fait hein !…
Bon…voilà voilà. Je suis remonté comme une comtoise alors que Baptiste se démène pour tenter de trouver une issue favorable à ce fiasco téléphoné. On tourne en rond, pendant quelques poignées de minutes avant le second éclair de la soirée : on va aller se taper une "Ben&Jerry’s" au sommet du Concorde Lafayette.
Je vous épargne la visite de la porte Maillot sous toutes les coutures afin de parquer son char Leclerc, 22h00 pétante nous sommes au pied de la tour puis quelques minutes plus tard, 33 étages plus haut, les groins collées à la baie vitrée, devant le tout Paris illuminé (on se serait cru chez Navarro…).
Ambiance sympathique très piano-bar, le regard perdu vers l’extérieur. L’euphorie passée, nous plongeons nos mirettes dans les menus que le garçon a joliment disposés devant nous. Voyons ça…ah d’accord. Tarif unique : 21,50 € la conso (pire qu'au 41), bon…5 carafes d’eau ?
Après une vaine tentative de Baptiste d’obtenir la carte des glaces à 3 €, nous portons nos choix sur différents cocktails. Pour moi, ce sera un "Sex on the Beach". Quitte à payer ce prix la, autant prendre un truc qui en jette. Je m’attendais à ce qu’une serveuse aux seins nus, m’apporte du sable, des palmiers, de l'eau de mer et une serviette de l’hôtel…pour finalement me contenter d’un simple cocktail, délicieux au demeurant…
Nous fixons tous la baie vitrée afin de nous imprégner de cette vue de Paris après 21h30 depuis le sommet du Concorde Lafayette (ah oui, avant 21h30, les tarifs sont normaux…).
Derrière nous les sosies des Corrs. Trois bombes atomiques, brunes plantureuses et seules…à peine croyable. De l’autre coté, un couple. Lui beau gosse en Zara, mal rasé montre en or, elle grande blonde cheveux mi-long en pagaille, bustier léopard, moulée comme un skieur de vitesse. Elle aurait put se planter juste devant nous pendant des heures pour observer le panorama, que ça ne m’aurait pas plus dérangé que ça…
Arrive la douloureuse, je déglutis, tiraillé entre l’envie de passer à travers la baie vitrée et m’empaler sur l’antenne d’un taxi 200 mètres plus bas, ou presser un peu plus l’écureuil (pauvre bête…)... Et voilà t’y pas que je vois mon Baptiste sortir le chéquier et régler pour tout le monde ! Ce même Baptiste qui, quelques années auparavant, négociait ses bouteilles d’eau dans les supermarchés de Bangkok… C’est Marcel Beliveau la ? Elle est ou la caméra ?
Il est 23h30, 4° au thermomètre, 1 gramme dans les veines, temps semi couvert, nous remercions encore une fois notre inviteur, puis rentrons entamer nos nuits de sommeil en se promettant une revanche !
C’est crevant le bowling l’air de rien…
4 commentaires:
quand est fixé le prochain bowling ?
en gros, ca veut dire que le dit "baptiste" savait d'avance qu'il allait perdre, alors il a préféré passer directement à la beuverie !
Oui, enfin je pense pas qu'il ai des bouteilles de champagne dans ses placard à son travail...lui !
Oui...des bouteilles vides !
On dit des "cadavres" aussi...
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