Voilà à peu prêt ou nous en étions en 79 lors des dernières vacances des bronzés sur les sommets Alpins.
27 années plus tard, notre bande de joyeux drilles a prit de la bouteille. Ils sont toujours 6 (7 avec Gilbert), "amis" pour la vie, terme quelques peu inadapté quand on voit comment ils se parlent, et les coups bas à répétition qu’ils s’infligent mutuellement.
Point de camps de vacances, de case banane pour jouer au scrabble, de télésiège en panne, de refuge paumé ou d’italienne nymphomane dans ce troisième volet. Le Prunus Resort est un somptueux hôtel de luxe en bord de Sardaigne. A la tête du domaine, Popeye et Ornella la boursouflée, couple au bord de la rupture, accueillent chaque année leurs "actionnaires" Bernard, Nathalie, Jérôme et Gigi pour quelques jours tous frais payés, à dorer au bord de la piscine…
On retrouve assez rapidement nos marques, les acteurs n’ayant apparemment pas oubliées les caractéristiques de leurs personnages respectifs. On rigole franchement du ridicule de certaines situations, et on dégage un réel plaisir des allusions faites aux deux premiers opus et aux "révélations" plus ou moins plausibles qui nous sont dévoilées. Ca c’est le bon coté.
Car le film souffre sans nul doute d’un manque sensible de répliques d’anthologie. J’ai beau chercher, mais je vois mal un successeur à "je sais pas quel age elle a mais elle aime la bite, pour bien faire il aurait fallu une cerise confite, ça doit bien tirer une grande cheminée comme ça, c’est passé à ça de ma mère, ils tomberont pas plus bas, si tout le monde dépasse d’une demie journées, moi je ski au moi de juillet, le planté du bâton ne va pas du tout, oh y a la télé !, ça débouche la chiotte, faut le boire cul sec sinon ça vous brûle la langue" j’en passe et des meilleures…
Toute l’équipe est rigoureusement la même qu’à l’époque comme si le quart de siècle qui les sépare de Val d’Isère n’avait jamais existé. Certes Gigi a été dotée entre temps d’une paire de roberts à faire pâlir d’envie Samantha Fox, Jérôme est aujourd'hui moniteur d’auto-école (et fauché), Jean-Claude Dus est devenu LA star du toupet chez l’oncle Sam, le couple Bernard/Nathalie a conquit le marché oculaire de Arras et de sa banlieue, Popeye n’est plus marié à Martine, mais entiché de Graziella et de son patrimoine, Christiane l’esthéticienne a viré Krishna, méditation et tout le tralala, certes toutes les personnages ont vécu mais il semblerait qu’aucun n’ai vraiment évolué ou quelque peu mûrit…
De plus si tout commence plutôt bien, certain éléments débilissimes (et je pèse mon mot) de l’histoire nous font nous taper le front de désespoir (notamment le personnage de Christiane et tout ce qui va avec : affligeant !...)
En bref on sourit souvent, on rigole quelquefois mais on s’esclaffe à peine. J’entends dire à droite à gauche que c’est avec le temps que les deux premiers "bronzés" sont entrés dans les annales. Soit…
J’imagine cependant mal, connaître un jour par cœur les dialogues de celui-ci.
Les mêmes...en moins drôle...
2 commentaires:
T'étais ou?
ah tu fais un peu partie de la bande finalement :)
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