Bon, la Malaisie pour le moment, ça casse pas des barreaux de chaises. C’est un peu dans cet esprit que nous débarquons à Kuala Lumpur, qui, pour nous, est LA ville qui redorera l’image du pays.
Ca commence plutôt bof bof lorsque le bus nous dépose au beau milieu d’une avenue en pleins travaux, grouillante d’autos et de bus circulant un peu dans tous les sens et rendant l’air ambiant quasi irrespirable. Nous sortons de cet enfer tant bien que mal et nous faisons alpaguer par un chauffeur de taxi (font chier ceux-la !) qui nous propose son aide…bon, on est plus en Inde, mais méfiance tout de même… L’homme nous conduit (à pied) à une première guest-house dans une rue parallèle, un peu trop isolée à notre goût (la rue est déserte). Voyant notre manque de motivation, il prend immédiatement les devants et nous conduit à une seconde guest-house, une cinquantaine de mètres plus loin, le long de l’avenue ou notre bus nous a déposé quelques minutes auparavant. Celle- ci paraît un peu plus centrale (nous sommes pourtant quasiment dans la même rue que la première) de par la circulation plutôt dense et le flot de personnes qui marchent sur les trottoirs. Nous grimpons au troisième étage afin de consulter les tarifs.
On a beau nous avoir prévenus que les prix étaient un chouïa plus élevés dans la capitale qu’ailleurs, nous ne pouvons nous empêcher de toussoter après lecture de la feuille des tarifs. Douze ringgits (la monnaie locale. Pour info, 1 euro = 4,13 ringgits) pour un simple lit en dortoir. Certes c’est peu d’argent comparé à la France, mais énormément lorsque l’on vient de Thaïlande. Nous optons pour cette solution, n’ayant manifestement pas trop le choix. L’endroit paraît plutôt sympathique. Il compte une grande majorité de backpackers parmi ses clients, ce qui nous ravit, Baptiste et moi… Petit plus, pour ce prix, nous avons la clim’…tout de même…
Alors Kula Lumpur ? Qu’est ce que ça raconte de beau ?… Nous quittons la chambre après nous être rafraîchi le visage (la température est toujours aussi assommante), et entamons notre visite de la ville. Nous scrutons l’horizon, en quête de l’attraction number one de la capitale Malaise. Pour vous mettre sur la voie : elles sont deux sœurs jumelles, brillantes, liées l’une à l’autre par quelque chose de très solide, immensément belles, immensément imposantes, immensément « immenses ». Leur valeur avoisine les deux milliards de dollars et leur conception aura pris pas loin de trois ans. Sean Connery et Catherine Zeta-Jones se sont accrochés à leurs guirlandes le soir du réveillon de l’an 2000, et elles portent le nom du premier groupe pétrolier du pays (groupe qui, si ma mémoire ne me fait pas défaut, avait la saison passée sa propre écurie de Formule 1, Sauber comme moteur et Jean Alesi comme pilote…sans doute pour ça qu’ils ont stoppé d’ailleurs…)
Réponse : Les Petronas Tower (Tour Petronas pour les neuneux), Petronas signifiant, vous l’aurez compris « Petrol Nasional » ou quelque chose dans le genre. Pour rapidement exprimer ce que j’ai ressenti la première fois que je me suis trouvé, tout petit, devant ces deux monstres de 451,9m de haut, pas la peine d’user des mots les plus compliqués : « dingue » me semble être le terme le plus approprié. Dingue car, non satisfait de s’être vu confier la conception des tours les plus grandes du mondes, l’architecte de ce projet, Cesar Pelli, a haussé le niveau d’un échelon supplémentaire en donnant aux deux sœurs jumelles, une base peu commune en forme d’étoile, et un sommet en pointe. Peut être était-ce (mais je ne m’avancerai pas là-dessus), pour encore plus se distinguer de ses deux grandes regrettées rivales, j’ai nommé les tours du World Trade Center (qui étaient encore debout lorsque celles ci furent achevés en 1998). Quoi qu’il en soit, c’est un spectacle assez incroyable. Incroyable aussi, le centre commercial KLCC, édifié au pied des tours, comptant pas moins de quatre niveaux remplis à ras bord de boutiques de luxe et de restaurants pas franchement bon marché, mais indéniablement alléchants.
Bref, vous l’aurez compris, la Malaisie s’est prise d’une crise de gigantisme à l’américaine au début des années 90, date à partir de laquelle son sol s’est avéré d’une fertilité débordante pour les buildings de plus de trente étages. On n'en compte pas moins d’une quinzaine, disséminés autour des twins, dont la rivale la plus directe reste la « Menara Tower » (Tour Menara pour les…oups, je l’ai déjà faite celle-là…), une tour de télécommunications géante (pas un building à proprement parler, donc…) en forme de flèche, élancé, pointant vers le ciel jusqu'à pas moins de 421m du sol…dingue je vous dis !
Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous scotchons littéralement sur ce quartier. Il faut bien reconnaître qu’il anéantit littéralement le reste de la ville, qui compte pourtant d’autres coins magnifiques. Pas étonnant, donc, que ce soit précisément au pieds des Twins que nous rencontrions Adrien et Pascal, deux Suisses sympathoches effectuant leur propre tour du monde dans le sens inverse du nôtre. Nous finissons la soirée dans un bistro à la mode à proximité des tours, puis passons rapidement les observer de nuit (l’éclairage est splendide) avant de regagner nos chambrettes respectives…
Nous nous efforçons, le jour suivant, de ne point mettre le pied dans ces fichues tours avant le soir, pour nous consacrer, un peu, tout de même, au reste de la capitale. C’est beau…des mosquées, des bâtiments officiels, des monuments, des immeubles à n’en plus finir, des routes deux fois quatre voies dans tous les sens…et surtout, le plus marquant : un centre commercial hyper moderne tous les cent mètres…et je n’exagère pas. Kuala Lumpur est incontestablement LA ville du shopping, et on se laisse vite aller, ici, à claquer des sommes folles…j’en suis l’exemple vivant (les sommes restent raisonnables…mais bon, je claque quand même…). Le jeu PS2 (une copie parfaite de l’original…faut faire switcher sa console, je sais chui pas débile !) est à un euro vingt ici, quand le prix du jeu neuf à Paris flirte avec les soixante euros, voire plus pour les nouveautés…ça aussi c’est dingue dans le genre… Les derniers albums de tous les groupes que vous désirez sont au même prix (toujours des copies parfaites…rien à redire), et des DVD de toutes les dernières sorties cinés sont accessibles pour un peu plus de deux euros (la qualité est variable en revanche pour tout ce qui est DVD) Bref, Kuala Lumpur est un paradis pour celui qui comme moi joue à la PS2, qui comme moi écoute de la musique et qui comme moi adore le cinéma. Kuala Lumpur c’est le paradis pour un gars comme moi en fait (le paradis des cons ??…noooon…)
Nous finissons cette seconde journée au sommet de la susdite tour Menara pour profiter d’un panorama à 380 degrés à vous couper le souffle, de Kuala Lumpur, plongeant dans l’obscurité et s’illuminant petit à petit… Le tout est assez bien fichu. On nous distribue à l’entrée un petit lecteur MP3, qui nous permet d’obtenir quelques explications sur ce que nous voyons. La tour Menara est également pourvue d’un resto panoramique tournant, que nous ne tentons pas, les prix étant un peu élevés à notre goût.
Dernier jour dans la capitale. Au programme, très original, je vous le donne en mille : les tours Petronas ! C’est après un petit tour dans le quartier jouxtant notre guest-house que nous nous dirigeons, de nouveau, vers les deux tours dans l’espoir cette fois d’atteindre la passerelle située au 41ème étage. C’est chose faite, une poignée de minutes plus tard. Après une balade express dans un ascenseur qui nous cloue au sol et nous bouche les oreilles (sensation pas hyper agréable…), nous arrivons sur la fameuse passerelle, héroïne entre autres d’un blockbuster américain (« Entrapment », ou « Haute Voltige » pour les francophones), d’une qualité plutôt limite, il est vrai (bon, j’ai quand même le DVD ok !) mais qui aura eu le mérite de me faire découvrir les tours avant même de fouler le sol Malais. La passerelle est immense. Il est impressionnant d’observer d’en haut les deux imposants piliers qui la supportent (et qui descendent jusqu’au 29ème étage). Nous restons dix minutes en extase devant le panorama, et à mitrailler en photos de tous les côtés, avant d’être raccompagnés vers la sortie par les charmantes hôtesses prévues à cet effet.
Nous finissons la journée au cinoche. Nous sommes le 30. Aujourd’hui sort X-Men2. Je ne vais pas vous faire la critique du film, juste vous dire que perso, j’ai bien accroché, ce qui n’a pas été le cas de tout le monde, n’est-ce pas, Baptiste ? La salle, quant à elle, est au niveau des tours qui l’abrite. Assez clean, grande, et moderne, idem à celle de Bangkok.
Demain, départ pour Melaka dans le sud du pays. Nous ne connaissons pas grand chose de cette ville. Elle est apparemment assez réputée et appréciée des voyageurs. Nous ne devrions pas être déçus, je pense…
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