31 décembre 2005

2006

Si le fait de se rememorer certaines choses du temps jadis nous filent parfois le blues, d'autres (merci Olivier !) nous rendent heureux d'être bientôt en 2006. Pour preuve cette somptueuse carte de voeux regroupant à elle seule une bonne demie douzaine de fautes de goûts, tant dans la tournure de la phrase (LA bonne année...), que dans la police de caractère, le ballon en bas à droite (pour les tanches qui ne connaissent pas Platini), la couleur de la voiture ou la voiture en elle même !

Notez le lien entre le légendaire numéro 12 (euh...c'était pas 10 son numéro à Platini??) de l'ex star du ballon rond et le numéro de la voiture, donnant toute sa raison d'être à cette demonstration d'élégance et d'harmonie des couleurs. Un régal...

Je vous souhaite donc LA bonne année à toutes et à tous.

28 décembre 2005

La cueillette de légumes

Autant vous prévenir tout de suite, seule une poignée d’élus comprendra quelques choses aux lignes qui vont suivre (et au titre...). Ce qui tombe plutôt bien c’est qu’ils sont les quasi-seuls lecteurs de ce blog…

J’étais hier soir (ou devrais je dire "ce matin très tôt") devant ce même écran. Minuit et des poussières, la mule me signale que l’un de mes téléchargements est arrivé à sont terme : "Méga Compil’ des années 80", ou un medley de tous les tubes de France et d’ailleurs, qui ont bercés les folles années de ma jeunesse (je télécharge ce que je veux !).

La majorité d’entre nous lorsque l’on prononce "tube des années 80" répond, un sourire aux lèvres, quelques choses comme "Début de soirée", "Image" "Gold", "Lio", "Niagara" ou un peu plus loin, "Wham !", "Talk Talk" ou "Eurythmics". Des chansons que l’on écoute, l’air nostalgique en se remémorant les clips débilos qui les accompagnaient souvent.

Il en est d’autres dont on ne se rappelle plus trop mais dont les premières notes suffisent à nous rendre la mémoire : en vrac, "OMD", "Europe", "Kim Wilde", "Leopold Nord", "Partenaire Particulier", "Jean-Pierre Mader", "Elsa", "Bibi" ou "Desireless".

Et puis il y a les autres. Les "monotube" quasi anonymes que l’on qualifiait par la mélodie de leurs chansons mais dont la véritable identité nous est et nous a toujours été totalement inconnue. Qui connaît "Blues Trottoir", "Cookie Dingler", "Laroche Valmont", "Les Avions", "Rose Laurens", et surtout, surtout l’inconnu des inconnus: "Philippe Cataldo"?!?

Car c’est bien Philippe qui m’a replongé entre 00h38 et 00h43 dans une époque que je pensais avoir totalement oubliée. Son "tube", un morceau d’un peu plus de cinq minutes, tout synthé aux paroles quelques peu périmées aura ouvert une porte dans mon esprit, dont je croyais avoir égarée la clé depuis bien longtemps. Me voilà donc, au beau milieu de la nuit à écouter une chanson on ne peut plus ringarde, "Les divas du dancing", en partance pour un voyage de 20 ans en arrière.

Je suis dans ma chambre sur ma moquette bleue marine à fouiller dans ma caisse de Majorettes, en plastoc marron sur roulettes. Devant moi mon bureau blanc à poignées rouges, avec à sa droite une volumineuse poubelle en métal, arborant une Cadillac Eldorado rose bonbon au milieu de cocotiers. Aux murs Lucky Luke et Joly Jumper côtoient une authentique Porche Targa noire et LA Ferrari 308 GTS rendu célèbre par Tom Selleck.
Je viens d’installer mes deux tapis mousses de petites voitures en haut des escaliers dans le salon face à la bibliothèque et de me faire enguirlander par Sandra parce que je suis au milieu du chemin. Sandra justement, est dans sa chambre, j’entends son parquet qui grince. Sans doute en train de s’asseoir à son bureau face à sa collection de gommes, pour griffonner son journal intime blanc à cœurs roses, dont une serrure dorée aussi facile à forcer qu’un cabriolet en plein mois d’aôut, est censée assurer la confidentialité.

Dans le salon, deux canapés design, gris anthracites à boutons argentés et une table basse carrée couleur bois font face à un imposant téléviseur Telefunken et à sa télécommande à boutons métalliques. Posée à coté, une console CBS et une pile de jeux vidéos (Zaxxon, LadyBug, Mr.Do, DonkeyKong...). Au milieu du chemin, devant les escaliers descendant à la salle à manger, un bloc de verre provenant des plafonds du métro parisien et faisant habituellement office de cendrier, a été réquisitionné pour empêcher à l’auréole qu’il recouvre de s’agrandir, en recueillant l’eau jaunâtre provenant du Velux 3 mètres plus haut, en cas d’averse.

La chaîne JVC, style métal poli, affiche 104.7 et nous joue donc le fameux morceau.

J’entends plus bas, Maman qui a interrompue son travail, en train de jurer contre Hyppolite qui a encore dégobillé sur le lino blanc à bandes rouges de la cuisine. Papa est en bas. Il ne fait pas du chocolat mais est probablement dans sa cave voûtée, caché derrière sa planche à dessin, du salpêtre plein les cheveux en train de réaliser au rapido les plans de son prochain stand.

J’avais commencé en douceur avec Kim Wilde et son "You Keep Me Hangin'On" , tube que j’adorais et qui m’était totalement sortit de l’esprit. Je n’étais pas fan du tout de Philippe Cataldo (d’ailleurs qui l’était ?), la particularité de ce morceau est que j’ai dû trop peu l’écouter pour m’en souvenir mais suffisamment pour le garder dans un coin de mon esprit. Une sorte de mémoire morte, renfermant des tas de détails insignifiants dont il n’est pas indispensable de se rappeler.

Des détails logiquement oubliés car depuis 20 ans les choses ont quelques peu changées. Le bureau blanc à poignées rouges a du probablement passer à la benne avec Luky Luke et Joly Jumper. Ma porche Targa noire s’est malheureusement trouvée sur la trajectoire d’une fuite dans la toiture et a finit dans la poubelle Cadillac. J’utilise toujours l’ampli de la JVC, la radio et le lecteur cassette ayant rendu l’âme depuis des lustres, idem pour la télé, remplacée à deux reprises. J’ai moi-même mit les canapés anthracites qui n’avaient plus aucun bouton, sur le trottoir. Le lino de la cuisine et la cuisine tout entière d’ailleurs ne sont plus de ce monde. Idem pour Hyppolite, que mon père considère depuis 1992, comme porté disparu, puisque nous n’avons jamais retrouvé son corps. La cave a retrouvée sa fonction originelle de cave et la planche à dessin a finit sur ebay avec la console CBS.

C’est ce genre de conneries qui vous fait vous rendre compte à quel point les années filent. Je suis pas de nature nostalgique, mais j’étais hier soir dans un état plus proche de la déprime que de l’Ohio. Pourquoi ??? Je ne sais pas trop.

On aimerait juste parfois, revenir en arrière pour savourer tout ces petits moments une dernière fois, aussi banals soient-ils.

Mon cher papounet ne cesse de me répéter que regarder le passé ne sert pas à grand-chose.

Il est pourtant des choses qu’on ne peut résolument pas oublier…

24 décembre 2005

Breaking the Waves

Ca fera bientôt un an. Le 26 décembre 2004, un séisme de magnitude 9 a littéralement secoué les fonds sous marins au nord de l’île de Sumatra.
La monumentale vague engendrée par le choc aura ôté la vie à pas moins de 200 000 âmes, et l’envie de retourner à la plage à près de 15 000 blessés…

Loin de moi l’idée de dégringoler dans un excès de sentimentalisme "we are the world", seulement rendre un second hommage (encore un, l’esprit de noël sans doute…) à tout ceux et celles qui, un an après continuent comme au premier jour, à consacrer le plus clair de leur temps libre à aider comme ils le peuvent, souvent par le biais d’associations, les victimes du Tsunami.

Gros plan donc sur "Ikmanata" (traduction : agir vite), association créée par une poignée d’âmes plus que charitables, pour qui envoyer de l’argent ne suffisait pas. Une action uniquement axée sur le Sri-Lanka, plus précisément sur Mirissa, petit village de pêcheurs au sud de l’île, totalement dévasté par la lame meurtrière…

Toutes les occasions sont bonnes pour récolter de l’argent, marathon, vente de peluches, de jouets, tournois de belote et même dernièrement, sortie d’un CD !
Des sommes modestes et considérables à la fois, reversées intégralement aux pêcheurs, à leurs familles sous forme de nourriture, ou d’objets de la vie courante que la providence leur a enlevée voilà un an.

Une goutte dans l’océan, pour reconstruire ce que l’océan lui-même a détruit.

Chapeau bas...

22 décembre 2005

Baby love

Nous sommes le 21 décembre. Bientôt noël et ses traditionnels kilos en trop. Samedi nous nous gaverons comme des oies, de foi gras (un comble), et descendrons sans doute près d’une bouteille de champagne chacun. Samedi, ce sera la fête. Ça fait 26 ans que ça dure…

Voilà bien quelques chose de surprenant. Le temps qui passe. J’étais hier devant ma glace, la gueule pleine de Colgate à me dire qu’en ce moment, c’est fou le nombre de personne dans mon entourage pour qui la vie est radicalement en train de changer…
C’est au moment ou je me rinçais la bouche que j’ai pigé le truc. Que j ‘ai réalisé que tout ceci n’est pas un hasard mais que l’unique raison est que tous mes amis ont le même âge (à quelques rares exceptions) : normal donc, qu’ils basculent en même temps de l’autre coté, de l’âge "freestyle", à l’âge de raison.

Cette transition peut se matérialiser de plusieurs manières : dans mon cas (ou plutôt, dans le leur), la transition a quatre membres d’une vingtaine de centimètre (plus un cinquième, de série sur certains modèles) une tête d’œuf et une couche culotte entre les jambes.
Je compte effectivement dans mon entourage, pas moins de six couples qui ont eu (dont certain TRES récemment) ou sont en passe d’avoir leur premier enfant…

Il y a longtemps que je souhaite rédiger quelques lignes au sujet de ma nièce, Andréa, petit brin de fille d’à peine six kilos, visage d’ange, sage comme une image décochant risette sur risette, un vrai bonheur. Voilà donc l’occasion rêvée pour rendre un hommage global et sincère à ma sœur, ainsi qu’à tous mes amis dans une situation similaire, qui ont fait le choix de passer la prochaine année dans les couches culottes, et d’entamer leur âge de raison et tout ce que cela implique : visites de tous les parcs à thème, achat d’un monospace, planque des numéros de playboy dans la penderie de la chambre à coucher (sous les chemises généralement), réunions parents profs, contrôle de cahier de texte, leçons sur la vie, j’en passe et des meilleures…

A tous je vous fais part de mon admiration et de mon plus profond respect. En vous précisant que vous aurez en plus, eu le mérite de faire réfléchir l’antimôme que j’étais, qui, s’il n’est toujours pas prêt à être père, est aujourd’hui, et grâce à vous tous, persuadé qu’il le sera un jour.

Merci donc à Andréa, à Tom, à Leia, à Valentin et à ceux qui n’ont pas encore de prénom (une sorte d’hommage "préhume"). Vous aurez, lorsque je basculerais à mon tour, une ou plusieurs vies sur la conscience...

Comme fardeau, on a vu pire...

14 décembre 2005

Like that...

Et bien, et bien…
Nous sommes donc, comme promis, allé nous entasser avec une ribambelle d’autres curieux dans la salle "Prestige" du UGC Normandy afin de zieuter le dernier ouvrage du gros barbu d’outre hémisphère.

"KING KONG"

Je suis entré dans la salle un peu perplexe, tiraillé entre les différents avis de deux de mes amis cinéphiles (assez cinéphile en tous cas pour voir le film avant nous…je rappelle qu’il est sortit ce matin même...). Je n’avais en tête que la bande annonce, et un détail de la fiche technique consultée sur le site UGC quelques heures avant : "durée : 3h08"

Trois heures huit minutes plus tard, donc, nous levons nos popotins respectifs des strapontins, pour finalement nous retrouver sur la plus belle avenue du monde, la tête pleine de questions. Des questions commençant toutes de la même manière : comment ?!?

Comment le gros barbu précédemment cité a-t-il pu entrer chez Universal les poches vides et en ressortir avec les 207 millions de dollars qu’a coûté le film.
Comment a-t-il pu convaincre son auditoire qu’un singe géant qui escalade des grattes-ciel pourrait attirer du monde dans les salles ?
Comment Peter Jackson, avec sa dégaine de Demis Roussos et son haleine de kiwi a-t-il pu nous tenir en haleine (de kiwi, donc…) pendant 188 minutes avec une histoire vieille de plus de 70 ans, une héroïne qui ne parle qu’un quart du film et un macaque en images de synthèse ??
Comment a-t-il pu faire encore plus grand, plus fort, plus incroyable, plus démesuré, plus impressionnant et chargé d’émotions que la trilogie qui a fait de lui un homme célèbre ? (et qui lui a sûrement permit de dégoter l’argent évoqué précédemment).
Comment a-t-il pu imaginer des scènes aussi incroyables et surtout, les réaliser avec une justesse qui frise l’insolence ? Bon dieu, mais est-ce au zoo de Wellington qu’il a vu se bastonner un gorille et un tyrex ? Dans quel stade et sur quelle planète a t'il assisté à une course de diplodocus ?

En deux mots, et pour ne point abuser des superlatifs, je dirais que ces 188 minutes sont d’hors et déjà gravées dans ma mémoire d’une part et dans les annales de l’histoire du grand écran d’autre part.
Le fait que King Kong y trône aux cotés du Seigneur des anneaux, propulse logiquement Peter Jackson en tête des meilleurs réalisateurs de cinéma d’aventure.

Si vous le croisez au détour d’un square, lors d'un de ses trop rares passages dans la capitale française, posez lui donc la question "comment, mais comment inscrit-on son nom dans l’histoire du septième art ??"
Il pointera alors du doigt l’affiche de son film sur un abris bus ou une colonne Meurisse, et marmonnera dans sa barbe de dix ans : "like that"…

12 décembre 2005

L'homme qui tombe à Pix

La raison d’être de ce blog est elle, de relater mes échecs professionnels ? Et bien le lecteur qui atterrit ici pour la première fois en sera bientôt, intimement persuadé…

En effet, après m’être lamentablement fait rayer de la liste des prétendants à un poste en or, par "Mr. Sacrée Soirée" en personne, me voici après un entretien plus que prometteur, scotché sur le banc de touche par la RH-Team de la multinationale "Fotovista" (site majeur : PIXMANIA).

On prend les même et on recommence, on connaît la chanson : tout avait pourtant bien commencé blablabla et blablabla…j’aime beaucoup ce que vous faite…ça me semble très bien etc etc, j’en passe et des meilleures…

Et donc, à cet instant précis, je suis toujours aussi dépité, commençant très sérieusement à me demander ce qui cloche avec Julien Goguel ??? Tout ceci est d’autant plus rageant que, tout comme la dernière fois, la société, le poste, le salaire, TOUT semblait parfaitement coller avec MON idéal à moi. J’ai passé près de trente minutes avec ma potentielle future supérieure hiérarchique, jeune fille charmante en tous points, professionnelle ET décontractée, ce mélange détonnant qu’on ne retrouve que très rarement mixé avec succès.
Je me vois encore, fouler de nuit, le trottoir glacial de l’avenue de la Grande Armée, sortant de ce magique entretien avec la directrice artistique que tout graphiste en mal de confort créatif rêve de rencontrer. Je me suis surprit à espérer, et tout comme il y a deux semaines, à y croire…

Et puis voilà. Patatra, la suite on la connaît. Cette fois ci, le coupable s’appelle XHTML. Pendez-le haut et court !

Le plus ironique la dedans est que je maîtrise peut être cette science au nom cabalistique, sans même le savoir. Il faut dire que les langages informatiques sont si nombreux que l’on passe de l’un à l’autre sans trop s’en rendre compte.

Bref, le fait est que, cette fois ci encore, je suis passé à coté. Le jeune femme m’aura tout de même proposé de la rappeler en août, sitôt ma mission chez Peugeot achevée (oui, pour info, j’entame chez Peugeot ce jeudi, une mission de sept mois en Intérim : merci VediorBis). Je tenterai donc à nouveau ma chance à ce moment là, en souhaitant que les dieux soient d’humeur généreuse…

L’espoir fait vivre, dit on. Sarah, je reviendrai !