14 décembre 2005

Like that...

Et bien, et bien…
Nous sommes donc, comme promis, allé nous entasser avec une ribambelle d’autres curieux dans la salle "Prestige" du UGC Normandy afin de zieuter le dernier ouvrage du gros barbu d’outre hémisphère.

"KING KONG"

Je suis entré dans la salle un peu perplexe, tiraillé entre les différents avis de deux de mes amis cinéphiles (assez cinéphile en tous cas pour voir le film avant nous…je rappelle qu’il est sortit ce matin même...). Je n’avais en tête que la bande annonce, et un détail de la fiche technique consultée sur le site UGC quelques heures avant : "durée : 3h08"

Trois heures huit minutes plus tard, donc, nous levons nos popotins respectifs des strapontins, pour finalement nous retrouver sur la plus belle avenue du monde, la tête pleine de questions. Des questions commençant toutes de la même manière : comment ?!?

Comment le gros barbu précédemment cité a-t-il pu entrer chez Universal les poches vides et en ressortir avec les 207 millions de dollars qu’a coûté le film.
Comment a-t-il pu convaincre son auditoire qu’un singe géant qui escalade des grattes-ciel pourrait attirer du monde dans les salles ?
Comment Peter Jackson, avec sa dégaine de Demis Roussos et son haleine de kiwi a-t-il pu nous tenir en haleine (de kiwi, donc…) pendant 188 minutes avec une histoire vieille de plus de 70 ans, une héroïne qui ne parle qu’un quart du film et un macaque en images de synthèse ??
Comment a-t-il pu faire encore plus grand, plus fort, plus incroyable, plus démesuré, plus impressionnant et chargé d’émotions que la trilogie qui a fait de lui un homme célèbre ? (et qui lui a sûrement permit de dégoter l’argent évoqué précédemment).
Comment a-t-il pu imaginer des scènes aussi incroyables et surtout, les réaliser avec une justesse qui frise l’insolence ? Bon dieu, mais est-ce au zoo de Wellington qu’il a vu se bastonner un gorille et un tyrex ? Dans quel stade et sur quelle planète a t'il assisté à une course de diplodocus ?

En deux mots, et pour ne point abuser des superlatifs, je dirais que ces 188 minutes sont d’hors et déjà gravées dans ma mémoire d’une part et dans les annales de l’histoire du grand écran d’autre part.
Le fait que King Kong y trône aux cotés du Seigneur des anneaux, propulse logiquement Peter Jackson en tête des meilleurs réalisateurs de cinéma d’aventure.

Si vous le croisez au détour d’un square, lors d'un de ses trop rares passages dans la capitale française, posez lui donc la question "comment, mais comment inscrit-on son nom dans l’histoire du septième art ??"
Il pointera alors du doigt l’affiche de son film sur un abris bus ou une colonne Meurisse, et marmonnera dans sa barbe de dix ans : "like that"…

2 commentaires:

j_christ a dit…

Bon ben j'ai hâte d'aller voir ça.

Un film qui restera dans les annales. Je suis sur le cul...

Jule a dit…

...du Audiard je vous dis !