Nan nan je vais bien. Je m’évade comme je peux. Voilà plusieurs semaines que je scrute la carte de l’Asie, et que je lorgne la Birmanie, à n’en point douter mon prochain point de chute. Un atterrissage à Rangoon, avant de lentement se laisser glisser vers Bangkok, pour remonter vers le Laos, le Vietnam, traverser la Chine, puis conclure avec la Mongolie.
Bon, tout ça reste purement théorique, d’autant plus qu’une telle entreprise exige des moyens financiers non négligeables, et du temps. Cela dit, si j’ai tout de même quelques priorités, je garde ça dans un coin de ma tête.
Je me rappelle de la manière assez subtile dont j’avais fait part à mon entourage de mon départ prochain pour le sud Indien, voilà maintenant prêt de quatre ans. J’avais commencé par les amis. Mes annonces se faisaient souvent un verre à la main, histoire d’ouvrir un peu les esprits à l’ampleur de la nouvelle.
Pour les uns, je plaisantais, pour les autres j’étais déjà bourré. Arrivait ensuite la phase "attends, t’es sérieux la ?". Froncement de sourcils, yeux grands ouverts, airs concons. "mais euh…pourquoi, qu’est ce qu’il se passe ?". En y repensant, c’était assez comique. On débouchait ensuite sur "c’est une super idée, t’as raison, c’est maintenant ou jamais", bref, le truc classique.
Pour mes parents, c’était par mail que tout s’était joué, depuis mon lieu de travail, et ce, deux mois avant mon départ.
J’avais tout placé dans un plaidoyer d’une cinquantaine de lignes. Le pourquoi du comment, les arguments classés par ordre de pertinence et la réponse au fameux "et après ?" (réponse totalement erronée puisque l’après n’a finalement pas été aussi facile à gérer que cela). Je me souviendrai toujours de leur reaction. Je vérifiais mes mails en permanence en me dandinant sur ma chaise comme un gosse sans toilettes, quand leur réponse est arrivée. En bref, ils ont été les seuls à vraiment m’encourager. Dingue tout de même…
Et puis voilà. Ca s’est fait. Depuis j’ai reprit quinze kilos, renfloué mon compte en banque, saoulé tout le monde avec les "ping-pong shows" de Patpong et les sommets du Machu Picchu, mais jamais vraiment fait le deuil de cette fin de voyage.
Le bon truc avec les retours, c’est qu’ils rendent de nouveau les départs possibles.
Bon allé, j’en viens au fait : je pars début juin pour six mois en Asie !
Arfff, allé je déconne…
5 commentaires:
Oui oui, je déconne vraiment :(
C’est une super idée, t’as raison, c’est maintenant ou jamais.
Aaaaaarrrrg ! Moi aussi, j'ai envie de partir... Quand on commence, on ne peut plus s'arrêter, je connais ça. Ma petite vadrouille à moi, c'était 1 mois et demi au Mali-Burkina Faso...
Ah ah j'ai une amie qu'est originaire de la bas tiens... ;)
Tout de suite l'autre...
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