25 juillet 2003

Santiago de Chili - Chili

C'est avec un semi plaisir que je tire ma révérence à la Nouvelle-Calédonie et sa capitale Nouméa. Pourquoi semi ?... Tout simplement parce qu'avec le temps j'ai appris à apprécier tous ces Français qui grouillaient à l'Auberge de Jeunesse et que fatalement, les quitter, sans me fendre le coeur, me noue tout de même le fond de la gorge.

Bref, je pars malgré tout pour une aventure que j'imagine longue et "chiante" à souhait, à savoir deux heures d'avion jusqu'à Auckland, auxquelles viendront s'ajouter,le lendemain, onze autres heures de vol..., jusqu'à Santiago du Chili.
Je choppe mon bus direction l'aéroport de la Tontouta, et quitte un Nouméa ensoleillé et surexcité par la venue le lendemain même de notre Chichi de Président.
Une poignée de minutes plus tard (environ quarante-cinq)... me voici à l'aéroport passant mes nerfs sur une foutue machine à boissons qui vient de m'avaler pas moins de 200 francs pacifiques soit 1,80 euros environ. Rien à faire, la Nouvelle-Calédonie restera du vol jusqu'au bout...

Je réussis enfin à décoller et à rejoindre Auckland comme prévu, après un vol plutôt calme à tailler le bout de gras avec Alex. Ce Français installé à Nouméa depuis trois ans m'a vanté les mérites de cette île que j'aurais essayé, en vain, d'apprécier durant les deux semaines précédentes...

Une nuit à Auckland plus tard, me voici de retour à l'aéroport à observer l'A340 de la "LAN CHILE" qui va me faire traverser le Pacifique. C'est un peu anxieux (qui ne l'est pas en pénétrant dans un avion ?) que je foule du pied le sol moquetté de l'Airbus flambant neuf.

Onze heures plus tard: Santiago. Le voyage a été relativement calme. Quelques trous d'air et un bébé qui braillait... rien de bien méchant. "Putain" de mioche quand même !!!

Alors l'Amérique du Sud à première vue? Ben ça a l'air d'aller plutôt bien. Le ciel assez dégagé m'offre un Santiago sous son plus beau jour. La température, quant à elle, bien qu'un tantinet frisquounette, reste tout à fait supportable... avec une écharpe bien sur... Pas de problème, puisque je dispose d'une écharpe dont je ne me suis plus servi durant ces trois semaines en Nouvelle-Calédonie et que je vais me faire un plaisir de sortir de mon sac... et d'oublier dans le bus... A la question, ai-je un cerveau? Je répondrai non, et définitivement non... non mais quel "gland" je vous jure...

Après une vingtaine de minutes à jurer contre moi-même, je réussis enfin à mettre la main sur le backpacker chaudement recommandé par Baptiste... complet...
Sur le même trottoir, dix mètres plus loin avec la rencontre d'un australien et plus tard d'un couple de Français, me voici dans un hôtel à 5000 pesos la nuit, étendu sur mon lit.

Nous partons, avec Amandine et Fred (puisque tels sont leurs prénoms) à la découverte de la ville. Nous finissons la soirée dans un petit bar à déguster d'affilée: un litre d'Escudos (la bière locale), un Mojito à tomber par terre et un Daikiri Fruituta... pas dégueux tout ça!!! Le tout pour la modique somme de 7000 pesos soit environ 9 euros. Pour le même prix j'ai pu également déguster un succulent hot-dog et descendre une canette de Pepsi.

Le lendemain, levé... 4h00... PM. En France, on dit 16h00. Juste le temps de me rendre à la gare de bus acheter mon billet pour Buenos-Aires pour le jour suivant.
Cette excursion à la gare centrale restera pour moi un "Grand Moment de Solitude". Faire comprendre que l'on désire se rendre à Buenos-Aires... une véritable épreuve de force quand on ne parle pas la langue. Si au Chili, personne ne parle anglais, le français reste quasiment une langue inconnue dont une petite poignée d'élus locaux a vaguement entendu parler dans d'obscures documentaires sur les chaînes câblées.
La gare comprend pas loin d'une trentaine de guichets proposant toutes les destinations, sauf évidemment... Buenos-Aires. Je parviens tout de même après une véritable expédition à mettre la main sur la sociéte "CATA Internacional" (rassurant comme nom !) qui propose pour la modique somme de 21000 pesos (moins de 30 euros) un bus direct pour la capitale Argentine, en tout de même 21 heures...

Ma dernière soirée à Santiago et au Chili par là même, sera comble de l'originalité, goulûment arrosée. On prend les mêmes et on recommence. Seule variante, on change de quartier. Nous nous rendons à Bellavista, charmant quartier de Santiago, où l'on croise plus de discothéques sur les trottoirs que de Chiliens. Ca grouille de monde pourtant. Nous dégustons pour des clopinettes un succulent repas et enchaînons avec une dégustation d'Escudos dans un bar glauque de la ville... Je fus stoppé net dans mon élan par un hoquet dont j'ai tenté de me débarrasser en vain pendant toute la soirée. J'ai même failli prendre feu en essayant de le faire passer... Un peu compliqué à expliquer mais cela fera bien rire Amandine, Fred et Todd.

Départ pour Buenos-Aires où je devrais retrouver Baptiste le lendemain, après une trop courte nuit à lutter contre un mal de ventre à faire pleurer Stalone.
Le Chili fut un peu vite survolé... Nous allons nous rattraper en Argentine...

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