Stray, s’très bien... parfait même. On rencontre du monde, on voit du pays, on s’éclate à fond les ballons... rien à redire. Seul hic! ça coûte cher, très cher même et, à la seule pensée, de consulter mes relevés banquaires sur Internet (en admettant que celà fonctionne, "putain" d’écureuil)! me file des plaques rouges. Bref, et celà n’est pas caractéristique à la Nouvelle-Zélande mais, s’amuser coute cher... Si la raison dicte à Baptiste de ne point trop se laisser aller à des dépenses dites "superflues" (genre un pack de douze tous les soirs, et trois jugs de Speight’s la bière locale par night-clubs visité), et bien avec moi, elle reste désespérément silencieuse (ou alors je fais mine de ne point entendre)... en deux mots "la ruine guette, va falloir la jouer fine"...
Invercargill, fut plutôt vite expédier. La raison principale étant que c’est assez insignifiant. Pour preuve, ma séance de ciné en compagnie de Andy et Camille (respectivement Anglais et Danoise), à savourer un "Bruce Almighty" où Jim Carrey, au sommet de son art enchaîne les grimaces dans un scénario abracadabrant! amusant...
C’est au petit matin que nous quittons Invercargill, sans larme aucune. Dunedin, notre prochaine destination, est semble-t- il, encore une ville assez volumineuse (ici, une ville de plus de cinquante mille habitants est dite "volumineuse")!!! Au programme de ce jour, du lion de mer, du pingouin, et beaucoup de route. Pour ceux qui ne connaissent pas les lions de mer, je dirais que l’on peu comparer celà à une grosse Otarie. C’est assez colossale comme animal, un peu pataud... mais perso, ça m’éclate. Nous resterons près d’une vingtaine de minutes à mitrailler de photos les pauvres bêtes. Notre arrêt pingouins quand à lui, ne sera récompensé que par la timide sortie d’un pingouino minuscule que j'aurais à peine le temps de phototographier. Pas top...
Nous arrivons à Dunedin à la tombée de la nuit... même conclusion que la veille au soir... insignifiant. Nous tentons tout de même une sortie billard (juste l’occasion de me ridiculiser un peu au manié de queue... pas vraiment pas mon truc)... retour à la maison vers les 23h00, un peu moins clair et plus pauvre qu’à mon départ…
Notre départ de Dunedin est une copie carbone de la veille, juste l’occasion pour nous d’admirer le ciel rose bonbon que nous offre un levé de soleil... fabuleux. Cette journée de bus sera marquée par un cour arrêt en sortie de Dunedin, sur Baldwin Street, apparemment la rue la plus pentue du monde... il faut bien admettre que celà est très impressionnant.
Nous la grimpons, en compagnie de Sue (une canadienne plutôt poilante) et Delphine (une française, mais si !!! drôle aussi pour le coup) et nous laissons aller à quelques photos bien débilos dont l’originalité laisse à désirer (genre je suis couché par terre et j’escalade la rue en rampant)... boarf, ça nous aura bien fait rire après tout !!
Nous atteignons Christchurch au soir, dans une atmosphère étonnement française... ce soir, les "All Blacks" rencontrent le "Quinze de France", ceci explique peut être celà. Pris d’une soudaine crise de patriotisme, chauvin à souhait, nous nous rendons dans un bar voisin pour zieuter ensemble ce match au sommet, baigné parmi des néo-zélandais pour qui la victoire de leur équipe ne fait aucun doute... A noter, la présence de la charmante Sarha, jolie plante fraîchement rencontrée à l’hôtel, accompagnée dela non moins charmante Delphine et de Baptiste... voici, donc pour le clan Français... La solidarité aura fait venir Hélène, et une ribambelle d’autres anglais, parmi nous pour supporter, je vous le donne en mille : les All Blacks!!! ("putain de rosbifs" !!!)... comme quoi, la langue est plus forte que la proximité!!!
Passons... Vous connaissez la suite, on prend notre toise 31-23 (mini toise, mais toise malgré tout) juste l’occasion pour la poignée de Kiwi qui nous entoure de nous taper dans le dos en nous lançant des "faut pas se décourager... keep the faith!"... et ta sœur!... La prochaine fois je tacherai de faire le bon choix entre supporter les vainqueurs, ou les français...
Nous terminons la soirée dans un bar boite... On boit, on danse et je me ruine... jusque tard dans la nuit. Je rentre seul avec Sarha, Sue et Chops ayant décidé d’aller casser la croûte (un Burger King à trois heures du mat... tout est normal!...)
Nous passons la journée suivante à Chrischurch... ça ne transpire pas non plus l’originalité. C’est grand et froid... le truc le plus marquant restera le hot-dog à deux dollars cinquante que je me suis offert, midi pointant à la porte.
Le soir est l’occasion pour nous de nous retrouver dans un resto indien plutôt sympa, nous rappelant à Baptiste et moi, les six semaines passées dans ce si surprenant pays (ça fait déjà quatre mois)... Nous regagnons ensuite la chambrée, les copains ayant décidé de rempiler pour une séance de bière... euh... temps mort là, l’écureuil peut plus suivre...
Notre objectif pour cette journée est Kaikoura. Nous avons sur place deux possibilités. Soit effectuer un petit tour en hélico pour admirer les baleines ou, seconde option, une baignade au milieu des dauphins. C’est bel et bien pour des raisons purement financières que ni Baptiste, ni moi n’optons pour aucune des deux solutions. Celà coûte tout de même la bagatelle d' environ cinquante euros par tête... Boire ou mater les baleines, il faut choisir (j’admet alors que le choix n'est pas très futé mais bon)...
Le soir même diner en compagnie d’une dizaine de convives venus du monde entier. Imaginez une table de douze personnes, allant du Brésil, à la Suisse, en passant par la Nouvelle Zélande, l’Allemagne, la France, le Canada, la Hollande et l’Angleterre. Au résultat, une super soirée à parler de tout et de n’importe quoi et à se découvrir les uns les autres... super chaleureux et vraiment captivant!!!
Ce soir, retour à Wellington. Un nouvel arrêt "lion de mer" (dont vous ne verrez jamais aucune image... je vous expliquerai plus tard)... et nous voici, à Picton où nous attend notre Ferry. Les deux heures de route seront l’occasion pour nous de parler une dernière fois avec Chops, notre chauffeur, que nous quitterons, en théorie, définitivement ce soir même...
Nous connaissons bien Wellington, seule difficulté pour nous ce soir, mettre la main sur un téléphone à pièce pour nous assurer que mon Oncle de Lower Hutt est bel et bien prêt à nous recevoir. Après une bonne heure à tourner en rond, sac au dos, et prêt de deux dollars perdus dans deux "P..." de cabines à pièce qui ne marchaient vraisemblablement pas, nous décidons d’aller dormir à l’hôtel, ne nous sentant pas trop de débarquer à l’improviste chez nos si généreux Hôtes...
La soirée est classique... un petit tournoi de fléchettes dans un des bars branchés de la ville (noter l’absence de Baptiste, décidé à se coucher de bon heure pour cause de départ matinal le lendemain... il atteindra finalement Auckland trois jours avant moi) en compagnie de Matt (plus connu sous le pseudo "Mister Yellow"), Chops et le quatuor féminin Sarha, Marlène, Hélène et Andréa, avec qui je m’adonnerai (on se calme)! à une séance de photos anthologique orchestrée par un Mister Yellow (Matt, donc)... au meilleur de sa forme... un pur régal. Seul bémol de la soirée, la boulette de la belle Hélène (quelle poire!)... qui, voulant regarder les photos sur mon appareil, ne trouvera rien de mieux à faire que de formater ma carte mémoire. Résultat des courses, deux jours de photos passés à la trappe, dont les fameux lions de mer de Kaikoura. Son visage angélique me fera répondre un hypocrite "no problem" lorsqu’elle me demandera, toute gênée, avec sa petite voix "I’m soooo sorry Julian, is it ok?... of course! NO WORRIES!!!)...
La journée suivante sera marquée par deux évènements. La présence d’Hélène à mes cotés à qui je parviendrai finalement à extirper plus de cinq mots d’affilé, et les retrouvailles de ma chère Familia qui ne cachera pas sa joie de me retrouver, regrettant un peu tout de même, l’absence de Baptiste. Je visite donc ce jour le jardin botanique en compagnie d’Hélène (une fleur parmi les fleurs) et essaye pour l’occasion le fameux "Cable Car" (comparable au funiculaire qui mène au Sacré Cœur... en plus ancien). Le soleil est au rendez-vous ce qui n’était pas vraiment le cas deux semaines auparavant. Nous nous rendons, après une séance de sandwichs-coca en centre ville, au musée Te Papa (la deuxième fois pour moi... mais je ne m’en lasse pas). Hélène, opte, vers les 16h00, pour l’option "sieste dans sa chambre d’hôtel", activité apparemment plus captivante que rester avec moi...on croit rêver!!!
Je consacre ma soirée à conter le récit de mon voyage dans l’île du sud à Tante Evelyn et Oncle Reiner apparemment visiblement passionnés par mon aventure (ils partent dans cette même île du sud dans moins d’une semaine). Leur accueil est toujours autant chaleureux et les talents de cuisinière d’Evelyn toujours aussi appréciables…
C’est après une nuit calme dans mes appartements privés de Lower Hutt que je prend, de nouveau la direction de Wellington par le bus de 10h19. Rien de bien spécial au programme aujourd’hui, si ce n’est une séance d’au revoir non pas définitif, mais tout de même émouvante, à ma chère Annette que je ne reverrai plus jusqu'à sa prochaine visite en France (incessamment sous peu je l’espère)...
Je passe également rendre visite à Eve, le jolie minois de l’agence STA Travel, qui avait eu la bonne idée de nous proposer ce petit tour "Stray" sur l’île du Sud. Après une vingtaine de minutes de bavardage avec la jeune femme, je chope in extremis mon bus pour Point Howard et regagne la demeure familiale pour y partager un ultime, et succulent repas en compagnie de Tata, Tonton et Cousin Robert... Je me suis rendu également ce soir là, en compagnie de Reiner, à une conférence sur la géologie et l’activité sismique de la chaîne des Alpes de l’ile du sud (contenant le fameux Mt. Cook). En Français, ce doit être compliqué à comprendre... en Anglais, c’est une véritable épreuve de force. Je décroche au quatrième mots et fais mine de comprendre en hochant la tête pendant l’heure et demie que dure la conférence...
Dodo à 23h00 pétantes après moult remerciements et embrassades avec ma si généreuse Famille. Demain levé 5h30 pour choper mon bus Stray, direction Auckland. Reiner poussera le bouchon jusqu'à me proposer de me conduire en ville à cette heure si avancée de la matinée... j’accepte un peu gêné... mais il faut bien admettre que ça m’arrange bien! bien! bien!...
Dernière nuit dans la capitale Néo-zélandaise... demain, Auckland et sa Sky Tower...
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