Morzine. Son domaine skiable, son coté petit village de montagne plein de charme, ses luxueux hôtels, son télécabine pour Avoriaz...et depuis quelques années, son congrès de médecine Fœtale.
L’événement en deux mots : un palais des sports en partie réquisitionné, posé sur un imposant parking ayant troqué ses automobiles contre une monumentale tente de 600m2 accueillant tous les grands noms de l’industrie médicale (des fabricants d’échographes, aux revendeurs de sparadrap), et plus de 600 congressistes (moins de bac+12, s’abstenir…). Tous les cerveaux de l’hexagone, réunis dans une seule et même station de ski et ce pendant une petite semaine, à parler de syndrome postnatale, de clarté nucale, de cordon ombilicale…en bref : de médecine Fœtale.
La raison pour laquelle je me suis retrouvé la est simple : je connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui travaille pour la société en charge de l’organisation de l’événement. Alors nous voilà…
Ce congrès c’est quelque chose. Ce monde, celui de la médecine, et vraiment une communauté à part. Un club assez fermé réservé à qui comprendra de quoi que ça cause. Pour donner une idée, lors de la conférence, j’ai décroché après trois mots : "bonjour-à-tous" (bon je suis pas une flèche, mais quand même...)
Bref, vendredi soir, pluie battante sur Paris. Je suis sur le départ. Station "Le Vésinet/Le Pecq", pas de problème, j’ai 53 minutes pour parcourir les quelques kilomètres qui me séparent de la gare de Lyon.
Arrivée gare de Lyon : 19h12, la faute à un RER qui s’est arrêté pas loin de vingt-cinq fois, pour un itinéraire qui ne comptait pourtant que dix stations. Génial.
Résultat des courses, un train de nuit au départ d’Austerlitz à 23h08 pour une arrivée à Thonon les Bains pas loin de neuf heures plus tard...
Je débarque finalement sur le sol Morzinois alors qu’il n’est pas encore 9h30.
Les congrès de Morzine ne sont pas à proprement parler, réputés pour être de tout repos. En effet, l’organisation à coutume d’embaucher toute la semaine durant, une fine équipe d’étudiants en médecine (3ème et 4ème années), carburant à l’alcool, aux boites de nuit et aux chansons paillardes. Des chansons aux paroles aussi subtiles que poilantes, qui parlent de bédouins, de feuilles de roses, de pieds de cochons, de tables de salle à manger, de bananes, de temps des fleurs, de Dudule, de pauvres aveugles, de libellules, de papillons, de joyeuses comptines (et farandoles), bref de finalement assez peu de choses en rapport avec la médecine.
Samedi 25, ce soir c’est la soirée de gala. Quarante tables installées dans l’auditorium, face à une scène qui ce soir accueillera, le seul, le vrai l’unique (j’en croyais pas mes yeux !)...Philippe Leroy ! Une réplique plus vraie que nature de Monsieur 100 000 volts (et je vous parle pas de Bécaud), notre Clo-clo national !
Une première partie plutôt calme, à se démener avec ses deux "Philippettes" sur nombre des plus fameux tubes de son original, puis un entracte pas vraiment entracte puisque théâtre d’une surprise concoctée par ceux que l’on appelle "les gilets rouges". Nous avons ainsi assisté pendant plus de cinq minutes à une chorégraphie inédite de "Magnolia Forever" par Jude et ses bidettes !
Retour de Clo-clo puis arrivée d’une chanteuse pleine de talent (dont le nom m’échappe) pour une fin de soirée (début de matinée même) aussi arrosée qu’une couche de nouveau né.
Débarrassage des tables et réinstallation des 700 chaises à six du mat’ (décalage horaire compris) puis dodo pour moi jusqu’à 10h00 mais levé une heure plus tard pour tous les autres (dur…).
Dimanche plutôt agréable à buller sur une chaise longue au pied des pistes avec un Coca, et à choper un coup de soleil terrible sur la tronche.
Départ en bus pour Bellegarde à 16h30, puis en train pour Paris à 19h50 pétantes.
Gros week-end donc, chargé en vin blanc et éclats de rire. Merci, donc, à nos généreux hôtes (et organisateurs) qui n’ont, une fois de plus, pas fait les choses à moitié…
Comme d’habitude…
11 commentaires:
encore merci.
Et pourquoi une banane ?
Demande à Cédric, il a de la biafine...
et joyeux non-anniversaire !
Oh putain...
Quel déménagement ???
Mouais on y croirait presque...
Pas de nouvelles, bonnes nouvelles !
Z'avez pas reçu mon mail?
Bien joué Cédric.
écoute Cédric pour le post je peux m'arranger ,héhé oui je suis la fille du big-boss ....mais attention il faut pour cela pouvoir ingurgiter un quantité d'alcool colosalle, environ 5 litres par jour ... avoir un répertoire trés riche en chansons pailllardes, avoir la capassité surhumaine de te couché à 7h du mat et d'etre debout a 7h30... et surtout suporter les crises de nerfs de la patronne autrement dit ma mére..... :'( du haut de mes 15 ans j'ai déja passé toute les épreuves .... :D sympas o fait ton article juju ....
Faut vraiment que je parle à ta mère toi...
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