20 janvier 2003

Pondicherry - Inde

Un peu d'air...

Et ça tourne dans tous les sens, et ça klaxonne, et ça prend les rond-points à l’envers…voici un échantillon de nos sept heures de voiture entre Chennai et Pondichéry. Pendant ce trajet, nous avons pu découvrir notamment les premières rizières, le tournage d’un film ainsi que quelques temples. A propos de ces derniers, ne faites pas comme tous les touristes en payant 250 roupies à l’entrée. Il suffit parfois juste de contourner le grillage pour voir le temple, et la vue est parfois meilleure ! Le fait de croiser quelques touristes dès l’arrivée à Pondichéry nous a vraiment fait du bien. Il faut dire que depuis le départ de Londres, on a dû en voir à peine un ou deux. Un petit plus, pas mal de personnes parlent le français. Si l’on devait citer une chose marquante depuis le début de notre voyage, c’est qu’il n’est vraiment pas évident de respecter son budget, tant ici tout revient à l’argent, toujours l’argent…payer, payer, payer !!! Il est vraiment difficile de supporter le fait de voir un enfant qui fait la manche sans lui donner quelque chose…mais quand on en croise cinquante en une demi-heure, qui vous suivent sur des centaines de mètres en répétant la même chose, faisant mine de ne pas entendre les « no money » qu’on leur répète encore et encore, il y a un moment ou même le riche vacancier en tongs et chemise à fleur ne peut plus fournir. Résultat, il s’installe en nous une méfiance limite paranoïaque qui nous fait un peu craindre tout et tout le monde ici, ce qui ne colle pas tout à fait avec le comportement adorable et attachant du reste de la population n’ayant rien à voir avec le monde du commerce. Tout est sujet à controverses ici et il semblerait que beaucoup de commerçants voient l’étranger plus comme un distributeur de billets (…une vache à lait comme on dit…) que comme une source potentielle d’échange culturel. Nous ne cessons de nous répéter qu’atteint un certain seuil de pauvreté il est normal qu’un enfant pense plus à nous demander une pièce, plutôt que le titre du dernier Luc Besson ou le nom du vainqueur de la StarAc’ mais à l’impossible nul n’est tenu, il y a donc un moment ou l’on en a vraiment marre…à un point… bref… Revenons sur Pondichéry. Dès notre arrivée, nous avons pu faire un tour rapide de la ville à la recherche d’un hôtel. Notre guide pour trois jours dans un excès de zèle (il fait beaucoup d’excès…ça aussi ça devient gonflant, on vous racontera…) nous a baladé d’auberge en auberge afin de nous dégotter quelque chose. Nous avons finalement atterri dans un hôtel de luxe (…enfin ici, un hôtel de luxe, c’est ni plus ni moins l’équivalent de nos bons vieux Formule 1, à prix cassé) qui nous a offert pour la modique somme de 545 roupies une prestation plutôt intéressante (pas encore l’eau chaude…ça viendra peut-être avec l’été). Le seul ennui avec ce genre d’endroit feutré, c’est qu’il n’est guère propice à d’éventuelles rencontres potentiellement enrichissantes ce qui est tout de même, rappelons le, l’objectif premier de ce voyage. Nous voilà donc ok pour la nuit. Nous décidons donc de nous rendre sur ce que l’on pourrait qualifier de « croisette Pondichéroise » au bord de la mer donc (en compagnie de notre guide, donc…encore lui…on vous racontera je vous dis !!) pour assister à une magnifique représentation de danse indienne, dont la douceur des mouvements et la parfaite symbiose des mains, des pieds et du reste du corps, nous a envoûtés, nous permettant d’oublier par la même occasion nos maigres petits soucis (dont ceux avec le guide…on vous racontera !!!) Cette journée fut encore pleine de surprises, et de frayeurs (regardez donc les photos du Cobra que Julien, n’écoutant que son courage, n’a pas hésité à saisir de ses mains pour sauver un vieillard sénile d’une mort certaine). Baptiste pendant ce temps courait vers la mer (car il est bien connu que les serpents ne savent pas nager); les surprises, il va sans doute encore y en avoir…les frayeurs aussi… (on va tenter d’éviter quand même…) Demain Pondichéry, et après-demain, Madurai (sans le guide…cette fois..on vous rac…ok, t’es lourd Julos !!)

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