Nazca c’est naz... Voici l’exemple parfait de la ville ayant bâti sa popularité sur une seule et unique attraction que je ne suis pas à même de juger intéressante ou non, pour la bonne et simple raison que nous ne l’avons que très brièvement survolée... ou plutôt non, nous ne l’avons pas survolée, et c’est bien là le problème.
Nous arrivons sur place au petit matin à bord de notre bus poubelle (si vous passez dans le coin, évitez la société TEPSA pour ce qui est de vos déplacements... une honte !) à bord duquel, ni Baptiste ni moi ne sommes parvenus à trouver le sommeil de toute la nuit.
Même rituel qu’à l’accoutumée : tâcher de trouver un hôtel. La fatigue nous fait faire confiance au premier lascar nous tendant sa carte. Cinq minutes plus tard, nous sommes dans le hall en train de nous faire expliquer qu'il faudra attendre le check-out de 9h 30 pour qu’une chambre se libère... et il est six heures du matin. Nous nous posons dans un canapé, tournons en rond, sortons prendre l’air pour finalement craquer au bout d’une heure et demie et partir à la recherche d’un endroit avec des chambres dispos immédiatement.
Nous reprenons nos sacs et marchons deux cents mètres avant de nous faire rattraper par le même homme qu’à notre sortie du bus. Il prétend pouvoir nous trouver une autre chambre, nous montons dans son taxi. Trois hôtels plus tard, verdict: tout est full pour cause, semble-t-il, de festival. L’homme nous conseille finalement de voir les lignes dès aujourd’hui, et de décamper direction Ica l’après-midi même... Nous n’avons pas dormi mais avons-nous vraiment le choix ?
Nazca sur terre, ce n’est pas à proprement parler folichon. Ce n’est en fait pas la ville elle-même qui est intéréssante, mais bel et bien le désert qui la jouxte. Un paysage vide, plat, sec et caillouteux. Disséminés un peu partout sur plusieurs hectares, des dessins divers représentant des animaux pour la plupart (le singe, le lézard, l’araignée... ), ou divers autres thèmes (l’arbre, les mains, l’astronaute... ).
Le problème est le suivant: deux possibilités s’offrent aux touristes. La première, débourser quarante $US pour un tour de quarante minutes en avion à survoler la quasi totalité des dessins. La seconde, un tour en taxi à 25 soles jusqu’au mirador d’où il est posssible d’observer trois des dessins que compte le désert... et pas les plus impressionnants. La faute à un budget ric-rac, nous optons pour cette solution.
Grosse aberration, la route que nous avons prise avec le taxi, construite en 1972, coupe en son centre l’une des trois figures en question, la rendant quasiment méconnaissable. Ainsi le lézard, l’une des figures majeures, longue de 180 mètres n’a plus vraiment d’intérêt (on distingue encore une des pattes avant et la queue).
Notre déception n’a d’égal que la frustration de ne point pouvoir débourser la somme nécessaire pour survoler le tout... ç’aurait été sans nul doute possible mais pas vraiment raisonnable. Nous nous sommes donc contentés de l’arbre, des mains et du demi-lézard, ainsi que de la butte, quelques centaines de mètres avant le mirador, d’où partent plus d’une dizaine de lignes d’une droiture quasi parfaite, disparaissant à l’horizon...
Les autres figures n’étaient pas à notre portée, et ni le singe, et ses 90 mètres, ni l’alcatraz, la figure majeure, et ses 285 mètres ne se sont laissées prendre par nos objectifs... une autre fois peut-être...
Nous filons, direction Ica, quatre heures à peine après notre arrivée à Nazca.
Nous payons notre ticket avec un goût amer dans la bouche, non pas à cause du prix (pour une fois) mais avec le sentiment d’avoir loupé quelques chose de grand...
On va surfer sur les dunes, ça va nous changer les idées... A vos planches !
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