16 décembre 2006

La Muse m’habite

15 décembre, la ligne 14 est bien la seule ligne de métro sur laquelle on peut compter (connards de grévistes). Sans doute est ce parce qu'elle n’a pas de chauffeur. Passons…

Nous voilà donc, la petite et moi-même, pour la seconde fois (après Ben Harper il y a deux mois), face à cette pyramide en pelouse communément appelée "Palais Omnisport de Paris Bercy".
Il fait bon. Une foule raisonnable (y avait plus de monde dans le RER ce matin…connards de grévistes) se tient entre nous et le corridor qui nous mènera à notre objectif.

Nous nous pointons donc confiant, face aux deux molosses (genre videurs de nightclub) gardant l’entrée. L’un d'eux nous explique que l’entrée se fait par derrière. Ok.

Cinq minutes et un degueulassage de chaussures en chemin gadouilleux plus tard (c’est le Camel Trophee ici !) nous voici en queue d’une file d’attente frisant les 500 mètres. Devant nous, le sosie de Marielle Goitschel raconte sa life à sa sœur. Passionnant…

Il est 19h45, nous sommes le cul vissé sur nos strapontins. Il fait chaud. La salle est bondée (comme le train ce matin…connards de grévistes) et Bercy est toujours aussi impressionnant. Le panneau central annonces les prochains concerts : Renaud, Johnny, Polnareff, Roger Waters…et Matt Pokora. Comment ce petit trouduc peut il remplir Bercy ?...c’est une première partie, c’est ça ?

Les lumières s’éteignent. Hurlement de la foule. Sur scène, en première partie : Razorlight. Et la, on s’emmerde sévère, rasoir Razor… J’en viens presque à regretter Marielle Goitschel.
J’avoue ne pas trop savoir quoi dire à leur sujet. Un sorte de brouhaha insupportable, des morceaux qui s’enchainent, dont les trois quart sans une once de mélodie. La petite fait la grimace, moi je me ronge les ongles.

Quarante cinq minutes plus tard, je m’apprête à attaquer les ongles de pieds quand le "chanteur", sosie loupé de Jim Morrison, qui aura jugé de circonstance le fait de se foutre torse poil, nous fait ses adieux. Je réveille Nat.

Encore vingt minutes. Roulement de tambour. La lumière baisse comme les décibels montent.
La scène, qu’un voile noir coupait en deux, nous apparait soudain. Une installation impressionnante. Deux sortes de grue de chantier en T, décorées comme une Tour Eiffel une veille de nouveau millénaire, sont disposées coté cour et coté jardin. Au centre, un octogone couvert de dalles vidéo sur ses huit faces, laisse apparaitre l’imposante batterie de Dominic Howard. En font de scène, un écran géant laisse présager un show visuellement au top. Au centre le chanteur entame un "Knights of Cydonia" magistral histoire de se faire la voix.

C’est grand (comme l'attente sur le quai ce matin...connards de grévistes).

Concept pas nouveau mais diablement efficace, derrière lui, l’écran géant diffuse une série d’images galactiques entrecoupées des paroles de la chanson, mots après mots "No one's gonna take me alive, the time has come to make things right, You and I must fight for our rights, you and I must fight to survive"…et qu’on ne me parle pas de karaoké…

On m’avait prévenu, Muse en concert, c’est du grand spectacle. Les morceaux s’enchainent, ca brille de tous les cotés. Matthew Bellamy, en état de grâce nous fait la totale. Sa voix puissante et si particulière nous transporte pendant plus de deux heures à travers ce quatrième épisode "Black Holes & Révélations" pour, paradoxalement conclure par le premier morceau de l’album (après avoir commencé par le dernier…) "Take a Bow".
Nous avons même droit, sur "Invicible" à un lâché de monumentaux ballons roses sur la foule nous offrant de nos sièges haut perchés, un panorama surréaliste.
Et puis…

Et puis l’octogone de lumière se referme, la batterie disparait, des fumigènes éclatent et le groupe s'en va.

La aussi on m’avait prévenu. Muse ne fait jamais de rappel.

Les lumières se rallument. Je suis un peu sonné par tout ca. La petite me regarde avec une certaine reconnaissance, elle qui sans trainer les pieds, n’était que modérément motivée par cette expérience.

C’est clair et définitif. Muse, c’est énorme (et les grévistes sont des connards).

06 septembre 2006

Gulliver's Travels

Ca y est. Demain, 7 septembre 2006 à 23h00, nous nous envolerons le marsouin et moi même pour ces terres que j'avais eu tant de mal à quitter il y a maintenant plus de trois ans.

Bangkok la magnifique et tout ce qui va avec. Je compte bien profiter de l'occasion pour combler les oublis impardonnables de ma dernière visite. Je vais me faire masser, et j'irai à Wat Po. Voilà.

Et toujours vodka red-bull au Gulliver, T-shirt débilos, ping-pong à PatPong (sans table, ni raquette) et tout le tralala. La vie en somme :). Une sorte de piqûre de rappel post 2003.

Bangkok, here i come !

27 août 2006

Petit Poney

Le monde se sépare en deux catégories : il y a ceux qui se sentent coupable de plaisanter sur des sujets graves, et ceux que rien n’arrêtent. Les sans limites. Je dis "ceux" mais je n’en connais à ce jour qu’un seul…

Il est 20h30, "la Main d’Or" est déjà pleine à craquer, rien de bien extraordinaire il est vrai quand on regarde la taille de la salle. A peine une douzaine de rangés, et une scène de la taille de toilettes handicapé. Point de strapontins, mais des bancs couverts d’une feutrine bordeaux et munis de pseudo dossiers tubulaires censés nous faire adopter une position assise. Mais qu’importe. Les hurlements et autre savoureux sarcasmes de celui pour lequel nous sommes la, nous feront vite oublier ce défaut de confort.

Cet homme est une légende pour certain, et l’ennemi public numéro un pour d’autre. Il enchaine ainsi pendant prés d’une heure et demie une véritable enfilade de scénettes cocasses, parsemées il est vrai de quelques règlements de comptes suintant l’amertume, mais aussi de monumentaux traits de génie simplement hilarants. On retrouve ainsi Dieudo rédac chef, Dieudo ami des bêtes, Dieudo Christ ou Dieudo Hitler. Des personnages susceptibles de faire grincer quelques dents, mais la provoc’ n’ayant jamais été un souci pour le comique le plus décrié de notre siècle, qui s’en soucis ??

En vrac : notre homme, mimant Jésus sur sa croix, tachant d’expliquer à son bourreau comment enfoncer un clou "45 degrés bon sang, sinon ça tiendra jamais !", le même en Hitler dans ses dernières heures, engueulant Eva car son bunker est dégelasse "…mais qu’est ce que c’est que ce merdier, on est pas des manouches !", toujours le même au championnat du monde des enculés, lors d’un lancé de petites vieilles en escalators…en bref, du grand n’importe quoi. Ni plus ni moins qu’une parodie déchainée de l’image que les medias s’amusent à lui donner. Celle d’un antisémite, fasciste et manipulateur que rien n’arrête.

Et comme à son habitude, Dieudo rebondit, exagère, accentue et en rajoute des tonnes et des tonnes.

Il tape la ou ca fait mal, la ou ca fait rire. Point de haine ni d’insultes dans ce show pourtant "borderline" à plus d’un titre. Simplement une réponse, une vraie tarte dans la gueule à tous ses détracteurs. Des prises de positions que l’artiste assume pleinement. Paradoxalement, un spectacle pour tous, dans la mesure où tout le monde en prend pour son grade. C’est de l’humour. Certes ca demande une certaine ouverture d’esprit mais ca reste de l’humour.

J’irai certainement pas voter pour lui mais je retournerai le voir tant qu’il foulera les planches.

La vérité, je vous le conseille !…

11 juillet 2006

Bloody Macaronis

Ainsi va la vie. Les années passent et ne se ressemblent pas. Ainsi va la vie, ainsi va la France, la politique, le sport, tout ce qui anime jours après jours nos petites vies respectives.

Car il nous en faut peu pour nous réveiller, et soudainement être fier de ce que l’on est. De même qu’il en faut peu pour nous faire manifester, et gueuler notre mécontentement à la face du monde. Mais nous sommes ainsi fait. Nous les Français.

Ce que certain appellent du chauvinisme, j’appelle cela du patriotisme de notre part, et de la jalousie de la leur. Nous ne nous branlons pas au sujets de notre gastronomie à tomber par terre, notre St Emilion ravageur, notre équipe de foot dévastatrice, notre plus belle avenue du monde, notre Tour Eiffel, Paris ville la plus romantique, les Alpes et son domaine skiable, la somptueuse côte d’azur, les paradisiaques plages de Corses, non toutes ces déclarations ne sont pas des fabulations vouées à nous faire enfler les chevilles, simplement des faits.

Car quoi de plus normal que d’être fier de ce pour quoi nous sommes les meilleurs ? J’entend d’ici la les réponses du genre "tous les goûts sont dans la nature", que l’on me trouve quelqu’un sur terre qui préférerai à un "Marbré de Foie Gras au vin de Bordeaux, et ses rouelles d’échalote confites", un menu bestof RoyalCheese au McDo avec des potatoes et un Fanta (remarque j’en connais…)

Bref, on est Français et si l’on hurle pendant des semaines quand on gagne une coupe du monde, il est normal que la perdre de si peu produise l’effet inverse. Pour ma part, je ne peux m’empêcher de faire des bons à chaque fois que j’en vois se réjouir de voir perdre la France. Qu’on s’en tamponne, je peux le concevoir. Mais de la à se réjouir ? C’est juste pour être méchant ? ou con ? ou aigris ? ou les trois ?

Tout ça pour dire que si le foot , n’est pas le sport le plus compliqué à comprendre du monde, il n’en reste pas moins le plus populaire. Si certaines personnes un peu trop sures de leurs valeurs voient en cela un problème et préfèrent ne pas se mêler à cette masse humaine et à leur pitreries ridicules, et bien c’est bien dommage pour elles.

J’admet que l’on s’en balance mais pas que l’on juge comme insurmontable 1 mois de foot intense tous les 2 ans (avec la coupe d'Europe).

Un comportement définitivement plus dénué de sens et d’intelligence que celui de courir derrière un ballon…

03 juillet 2006

Et un, et un, et un zé-ro

"En 2° mi-temps (53°) Henry cloue Dida sur place"

Voici, à 4 minutes pret, la seul verité de mon précédent post.

Et quelle verité !

01 juillet 2006

Do braziloooou !

Bon, je suis pas un pro hein, mais comme ça, à froid, voilà comment je vois les choses :

3-1 pour la France, on ne change pas un score qui gagne.

- Ribéry déchaîné ouvre le score à la 7° (contrôle poitrine, frappe en demi-volée au point de penalty sur un centre de Vieira).

- Juninho égalise à la 42° sur un coup franc de 30 mètres, suite à une faute sur Ronaldinho.

- En 2° mi-temps (53°) Henry cloue Dida sur place au terme d'une course de 60 mètres, après avoir dribblé 7 Brésiliens.

- Zizou fait le break à la 75° sur un ciseau retourné, suite à un centre de Chimbonda (entré en cours de jeu, première sélection / première passe décisive).

Après, les Bleus gèrent gentiment en jouant à la passe à 10. Inutile de se fatiguer, la demi-finale arrive.

PS : merci à Banja !

21 juin 2006

Nomade's Land

Le calme avant le calme. Voilà sans doute les cinq mots qui résument le mieux ma vie en ce moment. Je serais passé par pas mal de phases avant d’en arriver là. Du profond désespoir de ne pas trouver de boulot à la grosse émotion de voir ma nièce pour la première fois. Rien de grave. En y repensant mieux, ce que je qualifie ici de vie "agitée" (comprendre vie "pas calme") ferait sans doute rire jaune ceux qui ont de vrais problèmes...mais passons…

Je suis donc en poste, le popotin collé à mon fauteuil de ministre, depuis prés de trois mois chez Nomade Aventure, entreprise bien sympathique sévissant dans le monde du voyage roots pour djeun’s ou moins djeun’s en quête de sensations pures (comme avec les produits laitiers, exact…).

La communauté Nomade (car il s’agit bel et bien d’une communauté) se veut jeune, dynamique, nature (tant dans les circuits qu’elle propose que dans sa façon d’être) et pleine de bonne volonté. La fine équipe trime donc dans le seul et unique but de sortir des circuits originaux à prix défiant toute concurrence. Certes, on peu trouver cher, 830€ pour huit jours en Turquie, c’est pourquoi je crois bon de rappeler que la plupart des circuits Nomade sont accompagnés, et d’après ce que j’ai pu constater, pas par des branquignoles…

Quoi qu’il en soit, et puisque je ne suis pas la pour faire l’apologie de mon employeur (car en cherchant bien, il aurait sans doute, comme partout, bien des points noirs à soulever) ma vie en ce moment est un long fleuve tranquille. Je ne sais pas si je me sens plus proche des Groseilles que des Le Quesnoy (mes flatulences nocturnes et mes penchants pour la coupe du monde me feraient plutôt opter pour la première solution…), je suis en tous cas, plutôt relativement bien dans mes baskets.
Rien à voir avec mon nouveau joujou vrombissant ou mon petit tour en Thaïlande prévu pour septembre, nan, nan…c’est un peu plus fin que ça.

Simplement, que le fait de, de nouveau pouvoir se poser des questions tout sauf indispensables comme "tiens, qu’est ce qu’il y a comme concerts en ce moment?" ou, "un lave vaisselle ca serait pas plus pratique ?" et bien ca fait du bien…

Je suis en train de sombrer dans un matérialisme primaire qui m’aurait filé des plaques y’a encore quelques mois, mais pour franchement dire les choses, et bien je m’en fous.

Je m’en fous et j’emmerde ceux à qui ca pose un problème.

C’est peut être aussi ça la liberté, allez savoir…

12 juin 2006

Petits Suisses & Grands Bleus

On a beau s'en tamponner grave le coquillard du foot, et des ces vingt-deux tanches surpayées pour courir sur l'herbe, on ne peut résolument pas rester insensible à son équipe qui entame une coupe du monde. Certes, nous ne sommes plus en 1998, mais tout de même. Il reste encore des marques de ce 12 juillet un peu fou...

Demain c'est France/Suisse. Les bars se rempliront, les paraboles chaufferont, les bureaux se videront avant même le coup de sifflet de l'arbitre qui verra s'agiter les porteurs d'espoir de deux nations voisines que tout séparera l'espace de 90 minutes.

Tout ca pour un ballon en cuir de vachette et deux filets de pêche...c'est à ne plus rien y comprendre...

Bon...

Cela dit, allez les bleus !!

05 juin 2006

Wazzup mate ?

Je suis au moment ou j'écris, seul dans ma nouvelle maison. Il est minuit passé, je quitte à l’instant ma vieille amie Audrey et son coquin, Sam, fraichement rentrés de chez les koalas, après une année tout simplement fabuleuse et franchement enrichissante (dixit le couple en question). Ils étaient tous les deux la, bien présent, les derrières posés sur mon canapé (ou plutôt leur canapé…un peu compliqué à expliquer…) mais encore ailleurs, tiraillés entre l’année quasi parfaite qu’ils viennent de vivre et la dure réalité des choses, la vie comme on la connait. Leur discours était assez émouvant, de même que cette passion et cette nostalgie apparente qui émanait de chacune de leurs phrases au sujet de Great Keppel Island, Sydney, Bowen, ou de leur Van Mazda.
Ils ont changé, je ne l’ai pas forcement remarqué mais je le sais. Une expérience comme celle-ci rapproche, c’est et ca restera leur truc à eux. Les "private jokes" vont fuser dans les mois à venir, ils seront les seuls à esquisser un sourire parce que, comme son qualificatif l’indique, personne d’autre n’aura compris quoi que ce soit à ce qui aura été dit. Ils verront l’Australie à tous les coins de rues, sous les abris bus, les panneaux publicitaires, les vitrines des magasins, les affiches de ciné ou les tenus des passants.

Et puis ca passera. Leurs souvenirs s’estomperont peu à peu mais leur sentiment au sujet de tout cela restera intact. Même si leur retour a été difficile, même si la reprise des vieilles habitudes, les petits aléas de la vie parisienne et tout ce qui va avec n’est pas quelques chose de simple, ils réapprendront à trouver cette vie savoureuse, n’abandonnant jamais l’idée que plus qu’une année sabbatique à se faire dorer la pilule, ces 365 jours en Australie auront été une expérience humaine unique et l’un des éléments majeurs qui aura fait d’eux ce qu’ils sont devenu.

Un peu de leur personnalité et une page de leur existence...

11 avril 2006

Petits cons...

Vous vouliez un article ? En voilà un super court.

Je suis profondément outré. Outré que dans un pays comme le notre, une bande de trous du cul puisse faire flancher le gouvernement, changer les décisions, en gros faire ce qu'ils veulent.

Je suis franchement désolé pour les moins de 26 ans qui n'ont PAS manifesté, pour la bonne et simple raison qu'ils voyaient en ce projet (et à juste titre à mon avis), une vraie porte d'entrée dans la vie professionnelle.

Ces jeunes la sont HYPER nombreux, plus nombreux que cette bande de tanches en baskets tout juste bon à piquer les draps de leurs parents pour en faire des banderoles et y écrire leurs âneries.

Un referendum pour ou contre le CPE, et le OUI l'aurait emporté avec un score de dictateur africain.

C'est malheureux, moi ça me file des plaques.

Petits cons. Des futurs cheminots ça, à coup sur !...

Petits cons…

27 mars 2006

La fille du bédouin

Au radar. Voilà comment je marche aujourd’hui, la faute à un week-end simplement crevant à faire tout sauf dormir (et encore j’ai pas à me plaindre comparé à certains).

Morzine. Son domaine skiable, son coté petit village de montagne plein de charme, ses luxueux hôtels, son télécabine pour Avoriaz...et depuis quelques années, son congrès de médecine Fœtale.

L’événement en deux mots : un palais des sports en partie réquisitionné, posé sur un imposant parking ayant troqué ses automobiles contre une monumentale tente de 600m2 accueillant tous les grands noms de l’industrie médicale (des fabricants d’échographes, aux revendeurs de sparadrap), et plus de 600 congressistes (moins de bac+12, s’abstenir…). Tous les cerveaux de l’hexagone, réunis dans une seule et même station de ski et ce pendant une petite semaine, à parler de syndrome postnatale, de clarté nucale, de cordon ombilicale…en bref : de médecine Fœtale.
La raison pour laquelle je me suis retrouvé la est simple : je connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui travaille pour la société en charge de l’organisation de l’événement. Alors nous voilà…

Ce congrès c’est quelque chose. Ce monde, celui de la médecine, et vraiment une communauté à part. Un club assez fermé réservé à qui comprendra de quoi que ça cause. Pour donner une idée, lors de la conférence, j’ai décroché après trois mots : "bonjour-à-tous" (bon je suis pas une flèche, mais quand même...)

Bref, vendredi soir, pluie battante sur Paris. Je suis sur le départ. Station "Le Vésinet/Le Pecq", pas de problème, j’ai 53 minutes pour parcourir les quelques kilomètres qui me séparent de la gare de Lyon.
Arrivée gare de Lyon : 19h12, la faute à un RER qui s’est arrêté pas loin de vingt-cinq fois, pour un itinéraire qui ne comptait pourtant que dix stations. Génial.
Résultat des courses, un train de nuit au départ d’Austerlitz à 23h08 pour une arrivée à Thonon les Bains pas loin de neuf heures plus tard...

Je débarque finalement sur le sol Morzinois alors qu’il n’est pas encore 9h30.

Les congrès de Morzine ne sont pas à proprement parler, réputés pour être de tout repos. En effet, l’organisation à coutume d’embaucher toute la semaine durant, une fine équipe d’étudiants en médecine (3ème et 4ème années), carburant à l’alcool, aux boites de nuit et aux chansons paillardes. Des chansons aux paroles aussi subtiles que poilantes, qui parlent de bédouins, de feuilles de roses, de pieds de cochons, de tables de salle à manger, de bananes, de temps des fleurs, de Dudule, de pauvres aveugles, de libellules, de papillons, de joyeuses comptines (et farandoles), bref de finalement assez peu de choses en rapport avec la médecine.

Samedi 25, ce soir c’est la soirée de gala. Quarante tables installées dans l’auditorium, face à une scène qui ce soir accueillera, le seul, le vrai l’unique (j’en croyais pas mes yeux !)...Philippe Leroy ! Une réplique plus vraie que nature de Monsieur 100 000 volts (et je vous parle pas de Bécaud), notre Clo-clo national !

Une première partie plutôt calme, à se démener avec ses deux "Philippettes" sur nombre des plus fameux tubes de son original, puis un entracte pas vraiment entracte puisque théâtre d’une surprise concoctée par ceux que l’on appelle "les gilets rouges". Nous avons ainsi assisté pendant plus de cinq minutes à une chorégraphie inédite de "Magnolia Forever" par Jude et ses bidettes !

Retour de Clo-clo puis arrivée d’une chanteuse pleine de talent (dont le nom m’échappe) pour une fin de soirée (début de matinée même) aussi arrosée qu’une couche de nouveau né.

Débarrassage des tables et réinstallation des 700 chaises à six du mat’ (décalage horaire compris) puis dodo pour moi jusqu’à 10h00 mais levé une heure plus tard pour tous les autres (dur…).

Dimanche plutôt agréable à buller sur une chaise longue au pied des pistes avec un Coca, et à choper un coup de soleil terrible sur la tronche.
Départ en bus pour Bellegarde à 16h30, puis en train pour Paris à 19h50 pétantes.

Gros week-end donc, chargé en vin blanc et éclats de rire. Merci, donc, à nos généreux hôtes (et organisateurs) qui n’ont, une fois de plus, pas fait les choses à moitié…

Comme d’habitude…

23 mars 2006

Lignes de vie...

Les transports en commun. Quatre mots qui n’en font qu’un. Une combinaison magique qui nous fait soupirer à peine arrivée à nos oreilles. Qui aime prendre le RER ou le métro ? Qui ?

Les transports, je les connais quasiment par cœur. Disons que si je n’ai pas encore le statut de "métro-dépendant", réservé aux vrais parisiens (les "intra-périph"), je suis, pour un banlieusard, relativement bien renseigné sur le sujet.

Je considère depuis mes premiers pas dans une rame du RER A (destination le jardin d’acclimatation avec mère-grand), les transports comme un canaliseur de mauvaises ondes.

Au début, c’est notre trajet du matin qui régit toute notre journée, nous fait prendre telle ou telle décision, dire bonjour ou merde à nos collègues en arrivant au boulot, afficher un sourire benêt ou un regard noir jusqu’à la nuit tombée. Nous sommes le matin, TOUS dans la même galère. Unis dans notre solitude, solidaire dans notre haine mutuelle, partagés entre l’envie de kicker notre voisin et son coin d’attaché-case qui nous entaille la cuisse, ou de voler au secours de la vieille dame à qui un jeune con encasqué refuse de laisser son strapontin.

On se sent fort et vulnérable à la fois. On déteste son voisin sans même connaître son prénom, simplement parce qu’il est la et qu’il squatte notre espace vital.

Cette séance d’apnée dure, pour les plus chanceux, environ trente minutes. Placez vous, si vous avez du temps à perdre, à proximité d’une station de métro à fort trafic et comptez donc le nombre de gens qui soufflent sitôt passée la sortie. C’est simplement impressionnant…

Oui…impressionnant car personne ne souffle. Personne. Les transports en commun sont entrés dans les mœurs. Ils sont un peu notre malédiction à tous. Ils sont la, bien utiles malgré tout, faut faire avec car pas le choix. On oubli quasiment pourquoi on tire la tronche, tant le compostage de ticket (ou carte Orange, ou pass Navigo) est devenu un automatisme. On prend les transports comme on bouffe ses céréales où comme on prend sa douche. La énième étape d’une journée qui commence. Et au bout d’un moment, on oubli. On apprend à absorber, si bien qu’on y prête même plus attention. Voilà probablement l’origine de l’expression "train-train quotidien"…

Alors comment supporter tout cela si en plus, c’est pour se rendre à un boulot que l’on déteste et qui nous stress au moins autant que le signal de fermeture des portes, ou qu’un lapin à l'air con, qui colle ses doigts pile la ou il faut pas ?

Tout ça pour dire que le plus important n’est pas de savoir ce que l’on veut faire dans la vie.

Le plus important c’est de ne pas se satisfaire d’autre chose…

21 mars 2006

Back Jack

Ah la bonne surprise !

Ils sont fort ces américains quand même. Alors que j’avais fait une croix sur les chances qu’avaient 24 de reconquérir mon cœur de sériephile, je me suis trouvé happé ce vendredi, et ce, à peine trois minutes après le début du premier épisode de cette cinquième saison tant attendue, happé disais-je, par le coup de génie de la fine équipe de scénaristes en charge du projet. Cette saison semble être un tournoi de formule 1 couru avec des dragsters. Un rebondissement toutes les deux minutes, claque sur claque, ça ne s’arrête jamais !

Difficile d’écrire plus de trois lignes sur tout ceci sans trop donner d’indices. Je dirais simplement qu’à l’instar de cette saison 4, abracadabrante, ou l’on avait vu la CAT transformée en plateau de tournez manège, et ou chaque protagoniste menait sa propre petite guéguerre pour gravir les échelons alors que dehors l’apocalypse était en marche, cette saison ci semble tenir le pavé (du moins c’est toujours le cas à l’épisode 10).

Plus de :
"
- Demande à Edgard de trianguler le signal du portable de Berouz.
- Il est aux chiottes, Tony !
- Bon, et Chloé ?
- Vous l’avez mis aux arrêts parce qu’elle avait dépassé son quota de photocopies !
- Bon bon… Ou est Driscoll, j’aurais besoin de son expertise sur cette affaire.
- Elle est allée acheter des suppos pour sa tarée de fille. Elle devrait pas tarder.
- Voyons. Trois millions d’américains risquent de clamser dans l’heure. Appelez Rank-Xerox, qu’ils réalimentent la carte de Chloé. Faites la sortir de cellule et envoyez la chercher Driscoll à la pharmacie, avec trois gardes. Et amenez moi un café avec deux sucrettes !
"

Fini tout ça !
Cette saison 5 est une renaissance. Ils se sont tous calmés comme par enchantement….

Un peu comme s’ils avaient lu mon blog en fait…

17 mars 2006

A tous problèmes, dissolution

"La roue tourne". Tels furent les premiers mots de Baptiste à l’annonce de notre départ futur.

Ca n’aura duré qu’un an. 365 jours expérimentaux à plus d’un titre. Notre Loft à nous, sans caméra ni Loana. L’auberge espagnole sans espagnole. Un tour de force qui aura eu ses bons et ses mauvais cotés. On me l’avait proposé entre la poire et le dessert, j’avais accepté pour évité d’avoir à étrangler la petite avec les lacets de mes Reebok, dans notre boite à chaussure Ovilloise.

Clair que, de la place : on en manquait, on en eu. Deux étages pour quatre, un étage pour deux (soit un demi étage par personne…), un grand salon/salle à manger, une cuisine, deux salles de bain et un grand jardin en friche certes, mais plaisant malgré tout. On en aura vidé des tonneaux de blanc, des paquets de chips à la moutarde, des kilomètres de sauciflard, écumé des kilos de surimi, de tomates cerise, de saucisses Jean Caby, des litres et des litres de crème de cassis et de Smirnoff Ice, digéré des pléthores de Barilla n°1, de sauce bolognaise et de Pizzas trois fromages, à s’en filer des indigestions !

Et bien s’en est finit de la colloc’ Pequinoise, la petite et moi-même ayant décidé de plier les gaules pour l’horizon pas si lointain, qu’est la ville de mon enfance.

Y en aura eu du monde au Pecq, des amis venus de France et de Navarre. On se souviendra du riz au curry de Jean-Loup, des muffins/béarnaise de Chantal, des horaires de Helen, de la sœur d’Audrey (hey, c’est une blague !!!...moi ça me fait rire :), de l’accent d’Eveline, de la descente d’Emilie, de la calvitie de Cédric, du sonotone de JC, de la trombine d'Anna, de la musique du petit Jules, du portugais de Sophia (ah la la rien que d’y repenser…), du bide de Gaëlle, du bide de Pauline, du bidon de Patricia, de la copine de Gérard (Autrichienne, c’est ça ?), de la caisse de Séb, des gâteaux de Cathel, des marcels de Marco, des histoires de Jeremy, du karaoké de JP…et j’en passe…

Nous partirons donc bientôt (on sait pas trop quand), et ne manquerons pas de réquisitionner vos bras pour nous venir en aide (même ceux des personnes non citées ci-dessus…je t'oubli pas Ludo !).

La roue tourne, effectivement...

En ce jour du vendredi 17 mars 2006, la communauté de la gnôle…

…est dissoute…

15 mars 2006

Tabernacle !

15 mars 2006, dehors, fait un peu froid. Ce matin, réveil de la petite sur les coups de 6h00 (non, je ne parle pas de ma fille) pour cause d’avion à Roissy à 10h. Ce n’est pas elle qui part, mais Eveline, son amie Canadienne en visite depuis quelques jours dans notre si beau pays. Nous sortons donc d’une semaine sous le signe du Québec, au rythme de son accent si particulier et de ses expressions franco-françaises.

Le Québec. Sans doute l'endroit que je connais le mieux sans y avoir collé le moindre orteil. Le Québec. Ses hivers interminables, ses températures polaires, son St Laurent, son Biodôme, ses avenues numérotées, sa poutine, ses roties, ses huskys, ses matchs de hockey, ses caribous, ses bus scolaires, sa qualité de vie soit disant inégalable, ses chansons, ses bières, François Perus, Gilles Vigneault, Roch Voisine, Robert Charlebois…et Montréal.

Montréal, LE Montréal à l’été poisseux et l’hiver pétrifiant. Nat m’en a tellement parlé que je serais presque capable de m’y retrouver si on m’y parachutait au beau milieu de la nuit. Ce qui est sur, c’est que ces ouï-dire auront au moins eu le mérite d’attiser ma curiosité, plaçant la cité nord américaine sur la liste de mes destinations futures (les étés y sont, parait-il, sensationnels !).

Mais comme nous n’en sommes pas encore la, je m’en vais tacher de trouver un moyen légal et captivant de gagner ma vie afin de mettre à exécution, tous ces si beaux projets.

J’y travaille, comme on dit. Pour le moment ça paye pas des masses…

…mais je garde espoir !

14 mars 2006

Du travail de prozac !

Alors comme ça on se fait du souci sur mon état mental ? Que mon entourage se rassure, c’est pas demain que la dépression aura raison de moi. Bon, soit, j’admets que les derniers mois n’ont pas été les plus heureux de ma vie (et le fait que je ne sache pas ouvrir les huîtres n’arrange rien), mais tout de même…une dépression !? Pourquoi pas une chaude-pisse pendant qu’on y est ??

Nan nan je vais bien. Je m’évade comme je peux. Voilà plusieurs semaines que je scrute la carte de l’Asie, et que je lorgne la Birmanie, à n’en point douter mon prochain point de chute. Un atterrissage à Rangoon, avant de lentement se laisser glisser vers Bangkok, pour remonter vers le Laos, le Vietnam, traverser la Chine, puis conclure avec la Mongolie.
Bon, tout ça reste purement théorique, d’autant plus qu’une telle entreprise exige des moyens financiers non négligeables, et du temps. Cela dit, si j’ai tout de même quelques priorités, je garde ça dans un coin de ma tête.

Je me rappelle de la manière assez subtile dont j’avais fait part à mon entourage de mon départ prochain pour le sud Indien, voilà maintenant prêt de quatre ans. J’avais commencé par les amis. Mes annonces se faisaient souvent un verre à la main, histoire d’ouvrir un peu les esprits à l’ampleur de la nouvelle.
Pour les uns, je plaisantais, pour les autres j’étais déjà bourré. Arrivait ensuite la phase "attends, t’es sérieux la ?". Froncement de sourcils, yeux grands ouverts, airs concons. "mais euh…pourquoi, qu’est ce qu’il se passe ?". En y repensant, c’était assez comique. On débouchait ensuite sur "c’est une super idée, t’as raison, c’est maintenant ou jamais", bref, le truc classique.

Pour mes parents, c’était par mail que tout s’était joué, depuis mon lieu de travail, et ce, deux mois avant mon départ.
J’avais tout placé dans un plaidoyer d’une cinquantaine de lignes. Le pourquoi du comment, les arguments classés par ordre de pertinence et la réponse au fameux "et après ?" (réponse totalement erronée puisque l’après n’a finalement pas été aussi facile à gérer que cela). Je me souviendrai toujours de leur reaction. Je vérifiais mes mails en permanence en me dandinant sur ma chaise comme un gosse sans toilettes, quand leur réponse est arrivée. En bref, ils ont été les seuls à vraiment m’encourager. Dingue tout de même…

Et puis voilà. Ca s’est fait. Depuis j’ai reprit quinze kilos, renfloué mon compte en banque, saoulé tout le monde avec les "ping-pong shows" de Patpong et les sommets du Machu Picchu, mais jamais vraiment fait le deuil de cette fin de voyage.

Le bon truc avec les retours, c’est qu’ils rendent de nouveau les départs possibles.

Bon allé, j’en viens au fait : je pars début juin pour six mois en Asie !

Arfff, allé je déconne…

13 mars 2006

Encéphalogramme plat

Dieu qu’il est silencieux. C’est vrai qu’en ce moment, c’est pas pour ainsi dire la grosse gouache. Non pas que mon existence soit moins palpitante qu’avant, juste qu’elle l’est tout aussi peu.
Les deux dernières semaines n’ont été qu’une suite de désillusions, de longues journées vierges d’intérêt et de soirées plus tristes qu’un épisode de Caliméro.

Qu’est ce qui me rend différent de la semaine passée ? Qu’ai-je appris ces derniers jours ?

- il y a plus de 4000 kilomètres entre Montréal et Vancouver
- une source de chaleur peut recharger (en partie) une pile électrique vide
- Nero 7 est dispo au téléchargement
- Louis IX est né à Poissy et mort devant Tunis
- une Punto 60S Opéra de 97 cote toujours plus de 2000 euros
- une Ford Escort pèse plus d’une tonne
- les semelles anti-transpirantes fonctionnent vraiment
- le Destop ne dissout pas tout
- mes parents peuvent rester plus d’une semaine sans m’appeler
- je suis capable de m’autocensurer
- je suis nul pour ouvrir les huîtres
- je ne suis (vraiment) pas fan de Barjavel (désolé JC)…

Voilà.

Impressionnant, je sais…

07 mars 2006

Le monde de Nemo

De l’autre coté de ma vitre électrique, les gens emmitouflés dans leurs anoraks passent en regardant leurs chaussures. Il est 8h55, quelque part dans Poissy.

C’est toujours la même rengaine. Mon alarme se déclenche à 7h40. C’est les pieds traînants que je m’extirpe finalement de sous ma couette, quinze minutes plus tard. Nat est déjà sur le départ alors que je foule à peine le bac de douche. Elle me souhaite une bonne journée. Je lui réponds machinalement la même chose en essayant tant bien que mal de régler la température de la flotte qui me tombe sur le torse. Mon bras droit attrape ensuite le gel douche posé dans le petit balconnet en métal fixé au mur, l’index de ma main gauche en ouvre le capuchon. Application bras gauche puis bras droit, retour du gel à sa place originelle. Je frotte quinze secondes, tous les endroits de mon corps que mes mains peuvent atteindre. Je me retourne. Tête sous l’eau. Chair de poule. Je me réveille.

Premier exercice de la journée, tenter de sortir de la douche sans me casser la gueule. Coup d’œil dans le miroir. J’ai une sale gueule. L’eau calcaire me file des plaques rouges. Je me dit qu’un de ces quatre, j’irai voir le dermato. Coup de rasoir, de spray Adidas, retour dans la chambre. Plus de fringue propre, ah si voilà un t-shirt acceptable. Le futal d’hier fera l’affaire. Chaussettes propres. Impossible de mettre la main sur la paire. Tiens, celle-ci est dans les mêmes tons. De toutes manières tout le monde s’en fout, et je reste le cul vissé sur ma chaise le plus clair de mon temps.

Je dévale les escaliers, il est 8h17. Le pare-brise de la Swift est givré. Je sens que je vais encore me retrouver sur le carreau. Miracle ça démarre. Je gratte les vitres pendant que titine chauffe, puis pose mon manteau sur le siège passager. Installation de la façade du Pioneer. "Again" de "Archives" reprend la ou je l’avais stoppé la veille.

C’est partit. Comme d’hab’, une bouffonne tente de me passer devant au rétrécissement peu avant le pont du Pecq. Je jure tout seul, une voiture sur deux, c’est pourtant pas compliqué. Je cède. Madame est contente, sans doute sa seule satisfaction de la journée. Je lui souhaite quand même de se manger un platane en rentrant ce soir.
Gros ralentissement dans la cote de St Germain. "Again" est toujours aussi interminable. Un scooter me double et touche mon rétro. Gros con. Les voitures ronronnent, cul à cul. J’ai le regard vide. Une fille en Punto venant en sens inverse me lâche un sourire. Elle est mignonne, je lui rends la pareille. Place Royale, l’étoile version light. Priorité ? Connais pas…
A la dégonfle, je fend le flux d’autos, de ma puissante 4 cylindres. Ce matin ça passe. Le château de St Germain pointe ses douves. Encore un rétrécissement mais cette fois on me la fait pas.

A partir de la, la route se dégage. La traversée du bois vers Poissy est une formalité. Ca roule bien comme tous les jours. Le golf de St Germain puis les premiers bâtiments de ma ville de destination. Je croise cette vieille dame que je reconnais à sa voiture : la même que la mienne. On est comme les chauffeurs de bus, solidaires dans notre solitude. C’est à peine si on ne se fait pas des appels de phares.

Je cherche une place. On va tenter la même rue que d’habitude, un peu loin de mon bureau, mais hors de la zone bleue. Entre une prune et un retard de plus, le choix est vite fait. Ils n’ont qu’à me filer une place de parking après tout.

Place en vue, créneau, contact, autoradio. Pas envie de sortir de la voiture ce matin. Ca caille et on est lundi. Je déteste le lundi. Je me perds pendant deux bonnes minutes dans mon rétro intérieur.

J’atterris à nouveau.
De l’autre coté de ma vitre électrique, les gens emmitouflés dans leurs anoraks passent en regardant leurs chaussures. Il est 8h55, quelque part dans Poissy.

Un début de journée, copie carbone de l’avant avant-veille et du lendemain. Le parfum du gel douche, le morceau sur le Pioneer ou le grilleur de priorité changent parfois, mais la lassitude est toujours la même. On tourne en rond dans nos vies comme le poisson dans son bocal. Ce mouvement perpétuel serait il cependant aussi insoutenable s’il donnait lieu à un quelconque épanouissement ? Non, évidemment que non.

On a pas de mal à se lever le matin quand on sait qu’on se couchera différent. Le tout est de savoir pourquoi on se lève. En ce moment je ne sais pas pourquoi je me lève. Mon compte en banque évolue, moi pas.

On a tous des objectifs. Des désirs inavoués, des brochures colorées, planquées sous l’oreiller, que l’on regarde avant de s’endormir. La mienne parle d’un monde ou le travail est une passion, un passe temps, un loisir. Un monde ou l’on travaille comme d’autres jouent au golf ou à la PS2.

Juste vivre pour travailler...et pas l’inverse…

04 mars 2006

I want it that way

Une vraie poilade. Les Backstreet Boys made in Hong-Kong. Souvent imités, jamais égalés.

Chorégraphie assassine, plus ridicule quand ils chantent, que Lara Fabian en personne. Notez la présence en second plan de celui que nous appelerons "l'imperturbable". Le summum du non sens : simplement hilarant !...

21 février 2006

Les 11 plus marquants

Back to the future - Robert Zemeckis (1985)
Voilà le film avec lequel j’ai découvert et apprécié le grand écran. Un pur joyau en trois parties égales dans leurs perfections (difficile de choisir). Le temps manipulé de la meilleure façon qui soit, des personnages forts et attachants, une perle menée tambours battants par un Zemeckis en état de grâce. Indémodable, et toujours aussi savoureux…


The Lord of the Rings : The Return Of The King - Peter Jackson (2003)
Adepte de trilogie ? Et bien non, simple hasard. Jamais je n’aurais autant attendu une suite de toute ma vie. Du gros, du beau film fantastico-féerique, des plans phénoménaux, des scènes de batailles simplement époustouflantes. Du jamais vu…et pourtant le gros barbu n’avait pas dit son dernier mots…


Les bronzés font du ski - Patrice Leconte (1979)
Est il encore utile de les présenter ? Une légende, simplement. Le seul film du cinéma français, culte de bout en bout. Rien à jeter. Des dialogues cinglants, un humour made in chez nous orchestré par une bande d’acteurs juste hilarants. On a jamais fait mieux (on a pourtant essayé…)




King Kong - Peter Jackson (2005)
Le voilà. The big barbu is back. Plus trop de superlatifs en stock, mais voilà bel et bien le film de tous les sommets. Techniquement renversant. Peter Jackson fleuretant avec les cimes du SFX et de la réalisation sensationnelle. Naomi Watts en symbiose avec le gorille imaginaire le plus célèbre (et le plus réaliste) du grand écran. On reste sans voix…



Groundhog Day - Harold Ramis (1993)
Concept simplissime : un homme vie et revit la journée la plus chiante de sa vie, encore et encore. Résultat, un régal. Un Bill Murray aigris et dépressif retrouvant goût à la vie grâce à une Andie MacDowell étincelante et à une marmotte répondant au nom de Phil. Une enfilade de situations cocasses et coïncidences rigolotes. Un coup de maître…



The Goonies - Richard Donner (1985)
LE film que je passais à tous mes potes invités à la maison quand j’étais petit. Une bande de jeunes ricains en quête d’un trésor disparu pour sauver leur repère, menacé par la construction d’un golf. Production Spielberg, et quasi premiers rôles pour Sean Astin, Josh Brolin et Joe Pantoliano, et gros souvenir pour moi grâce à Choco, Bagou, Mickey, Data, Brent, et cette mythique fuite de prison en Jeep Cherokee. Culte, simplement…

Requiem for a Dream - Darren Aronofsky (2000)
Etrange, noir ou simplement terrifiant de réalisme, on ne peut sortir d’un tel film sans un goût amer dans la bouche. La descente aux enfers mise en images sans flammes, ni diablotins. Près de deux heures d’autodestruction à coup de cocaïne, de déviances sexuelles, ou dépression avancée. L’évolution de la souffrance, de son état embryonnaire jusqu’au coup de grâce. Glauque, poisseux et déstabilisant. Pour moi, l’overdose…

The Cannonball Run - Hal Needham (1981)
Rigolo. Un film comme on en fait plus (heureusement me direz-vous). Une histoire débile tournant autour d’une course illégale traversant les états-unis. Un casting impressionnant réunissant Burt Reynolds, Roger Moore, Farrah Fawcett, Dom DeLuise, Jackie Chan et Peter Fonda pour ce film loufoque ou le délire n’a plus de limite. Du gros calibre…



Titanic – James Cameron (1997)
L’exemple même du film qui a vu le vent tourner en sa défaveur. Autrefois culte, est il aujourd’hui permis d’avoir aimé Titanic ? Trois heures mi-action mi-eau de rose dont les pseudos cinéphiles auront mis prêt de cinq années à salir l’image. Inexplicable. Il n’en reste pas moins que Titanic est à ce jour le plus gros succès de l’histoire du cinéma mondial. Est-ce vraiment un hasard ?


Bowling for Columbine - Michael Moore (2002)
Encore un gros barbu plein de talent (je parle pas de Besson hein !). Un film qui n’est pas vraiment un film mais qui surprend tout de même plus qu’un numéro d’Envoyé Spécial. Une véritable réflexion sur les USA et le penchant de ses habitants pour les armes à feux, construite autour du massacre de Colombine City. Michael Moore argumente à l’aide de témoignages et de cas concrets vraiment ahurissants. Surprenant, émouvant, révoltant…

Matrix - Andy & Larry Wachowski (1999)
Un bien bel ouvrage des frères au nom imprononçable. Matrix a, à sa sortie, mis tout le monde d’accord. Un scénario solide, une réalisation multipliant les nouveaux effets, un casting sur mesure, bref, tout pour plaire. Un must, quelque peu entaché par deux suites d’un niveau inférieur et un dénouement frisant l’asphyxie. Un peu dommage tout de même…


Pour rappel, ces films ne sont pas mes films favoris (même si certain en font partie) simplement ceux m'ayant le plus marqué, ceux ayant forgés mes goûts en matière de cinéma.

Dans le top 20 on aurait vu apparaitre "Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain", "Seven", "Cube", "Eternal Sunshine Of The Spotless Mind", "Sleepy Hollow", "Les Rivières pourpres", "Bad Boys", "Hair", "Le diner de cons" ou "Léon"...mais un top 20 n'a pas vraiment d'intêret...

Déja qu'un top 11...

20 février 2006

Qu’est ce qu’il nous reste ?

Excellente question !

Dixit Emma Daumas, je cite :
- "des bulles dans les bulldozers, une fleur sur un champ de mine, un homme qui tombe en plein désert, une larme sur leur blood mobile"

On dirait du Cabrel. C’est joli mais ça n’a aucun sens (ou alors faut creuser). Et pourtant Cabrel vend. Et très honnêtement, je serais bien étonné qu’Emma ne l’imite pas avec cet album-ci.

J’ai reçu alors que je l’écoutais en travaillant, une remarque assez cinglante de Nat, qui disait grosso modo : "mon pauvre garçon, tu n’a donc pas finit ta puberté ??". Il apparaît en effet évident en écoutant certaines compositions de l’ex-blonde à la voix d’or ("Mon tombeur", "Dommage") que la personne qui se cache derrière n’a pas encore vraiment roulée sa bosse musicale…et manque de bol, c’est précisément sur ce morceau "Mon Tombeur" que Nat à choisit de venir me rendre visite…dommage effectivement…

On retrouve cependant des éléments intéressants, à l’image du "Saut de l’Ange" sont premier album (écoulé à 160 000 exemplaires tout de même). Des chansons aux paroles intelligentes et amusantes, pondues par certains confrères de cette grande famille du showbiz, David Hallyday, Benoît Poher (du groupe Kyo...génial...) ou par Emma en personne.

On savoure ainsi "Club Addict", "Blood Mobile" (plus plaisante que vraiment claire), ou "Au bonheur des hommes" (dédiée à Marc Dorcel sur le livret du CD…énorme !), piste rigolote incitant les femmes à redoubler d’effort pour garder leurs hommes face à la concurrence de plus en plus rude (quelle idée, vraiment…).

Un album construit intelligemment, ou des morceaux électrique-rock, côtoient des joyaux de détente musicale. Ca glisse comme une savonnette à Aquaboulevard, et on boucle les quatorze pistes que compte le CD (13 + la bonus track "You got me" en duo avec le groupe Suédois "Eskobar") sans trop s’en rendre compte.

Le secret d’Emma Daumas se cache au milieu de ses lignes et de ses partitions.

C’est pas le "DaVinci Code" mais ça mérite tout de même de se pencher dessus…

17 février 2006

Est-ce qu'au bar ?

Plus attendu que le Beaujolais, ou que le porno de Canal en début de mois, il est arrivé. Depuis le 13 dans les bacs : le nouvel album d’Emma Daumas, "Effets Secondaires".

Emma Daumas, c’est le Kiss Cool de la musique made in france. Une jeune fille plutôt jolie (j’en connais plus d’un qui fantasment sur son jolie minois…) sortie seconde d’une pitrerie télévisuelle aussi comique qu’un épisode du Bigdil (coiffée sur le poteau par une certaine Nolwenn Ohwo).

Au début, on est sceptique, on se dit qu’une émission diffusée sur TF1 ne peut rien amener de bon, que les gagnants seront vite oubliés (alors imaginez les second !!) et que toute cette petite mascarade frise le ridicule. On repense à cette tanche de Jean Pascal et sa chanson pour arriérés mentaux le présentant comme "un agitateur, un provocateur, un animal, his name is Jean-Pascal", en fouillant dans les méandres de notre esprit, on arrive à vaguement se souvenir d’Houcine, George Alain ou Patxi (mais vraiment en cherchant bien), bref…on doute.

On associe Emma Daumas à la StarAc’, mauvais point : ça c’est le premier effet.

Le temps passe, on entend quelques unes de ses compositions en se disant "tiens, c’est pas mal ça, c’est quoi ?" Un jour on découvre que cette chanson que l’on adore est en fait un fruit de la StarAc’. On a un peu mal au début, on refuse d’entrer dans ce jeu, de s’abaisser à écouter ce genre de croûte…et puis le talent de la jeune fille et la qualité de son premier album nous font peu à peu oublier d’où elle vient. On est envoûté par elle, son regard et sa paire de cordes vocales…

Alors l’effet secondaire on l’imagine pas si mauvais que ça.

Cet album que je n’ai pas encore écouté et je le sens vraiment bien. Aussi frais (mais c’est pas grave) qu’un de ces fameux bonbons mentholés.

Je le téléch…l’achète, et je vous met au jus…

Emma, you got me !

08 février 2006

C’est beau une ville la nuit

Même pas une semaine que la petite a mis les voiles vers le nord, que je m’emmerde déjà. La vraie question est, comment occuper mes longues soirées d’hiver puisqu’elle n’est plus pour me demander de vider la machine à laver, étendre le linge ou passer l’aspiro, et surtout puisque, si la situation est à présent rétablie, nous sortons d'une panne d'internet qui a durée 48 heures.

Pas d’Internet au Pecq, c’est retour à l’âge de pierre. Baptiste, nu sous sa peau de bête à tenter d’allumer le feu avec deux silex afin de faire rôtir sa cuisse de tyrex, et moi, un os dans le nez, tirant Nat' par les cheveux vers notre grotte privée pour bestialement accomplir notre devoir conjugal, sous les regards figés des peintures rupestres de ses petites sections…n’importe quoi…

Bref, pour occuper notre soirée, le sus dit Baptiste a donc eu la brillante idée d’organiser un bowling (v’la l’organisation…). Nous voici donc, petit groupe de cinq, en route vers Paris. Il est 21h10, 5° au thermomètre, temps clair, une fin de soirée qui s’annonce sous les meilleures auspices…

Nous pénétrons dans le bois de Boulogne sans doute touché de plein fouet par l’épidémie de gastro car pas une fille de joie à l’horizon. Un rue déserte donc, des trottoirs déserts et je vous le donne en mille : un bowling désert…sans lumière...fermé en fait hein !…

Bon…voilà voilà. Je suis remonté comme une comtoise alors que Baptiste se démène pour tenter de trouver une issue favorable à ce fiasco téléphoné. On tourne en rond, pendant quelques poignées de minutes avant le second éclair de la soirée : on va aller se taper une "Ben&Jerry’s" au sommet du Concorde Lafayette.

Je vous épargne la visite de la porte Maillot sous toutes les coutures afin de parquer son char Leclerc, 22h00 pétante nous sommes au pied de la tour puis quelques minutes plus tard, 33 étages plus haut, les groins collées à la baie vitrée, devant le tout Paris illuminé (on se serait cru chez Navarro…).

Ambiance sympathique très piano-bar, le regard perdu vers l’extérieur. L’euphorie passée, nous plongeons nos mirettes dans les menus que le garçon a joliment disposés devant nous. Voyons ça…ah d’accord. Tarif unique : 21,50 € la conso (pire qu'au 41), bon…5 carafes d’eau ?

Après une vaine tentative de Baptiste d’obtenir la carte des glaces à 3 €, nous portons nos choix sur différents cocktails. Pour moi, ce sera un "Sex on the Beach". Quitte à payer ce prix la, autant prendre un truc qui en jette. Je m’attendais à ce qu’une serveuse aux seins nus, m’apporte du sable, des palmiers, de l'eau de mer et une serviette de l’hôtel…pour finalement me contenter d’un simple cocktail, délicieux au demeurant…

Nous fixons tous la baie vitrée afin de nous imprégner de cette vue de Paris après 21h30 depuis le sommet du Concorde Lafayette (ah oui, avant 21h30, les tarifs sont normaux…).
Derrière nous les sosies des Corrs. Trois bombes atomiques, brunes plantureuses et seules…à peine croyable. De l’autre coté, un couple. Lui beau gosse en Zara, mal rasé montre en or, elle grande blonde cheveux mi-long en pagaille, bustier léopard, moulée comme un skieur de vitesse. Elle aurait put se planter juste devant nous pendant des heures pour observer le panorama, que ça ne m’aurait pas plus dérangé que ça…

Arrive la douloureuse, je déglutis, tiraillé entre l’envie de passer à travers la baie vitrée et m’empaler sur l’antenne d’un taxi 200 mètres plus bas, ou presser un peu plus l’écureuil (pauvre bête…)... Et voilà t’y pas que je vois mon Baptiste sortir le chéquier et régler pour tout le monde ! Ce même Baptiste qui, quelques années auparavant, négociait ses bouteilles d’eau dans les supermarchés de Bangkok… C’est Marcel Beliveau la ? Elle est ou la caméra ?

Il est 23h30, 4° au thermomètre, 1 gramme dans les veines, temps semi couvert, nous remercions encore une fois notre inviteur, puis rentrons entamer nos nuits de sommeil en se promettant une revanche !

C’est crevant le bowling l’air de rien…

07 février 2006

J't'expliquerai...

Bernard est égoïste, Gigi ne fait pas de crêpes au sucre, Jérôme ne fait pas les bêtes, Nathalie n’aime pas la neige trop molle, Jean-Claude est en passe de conclure, le frère de Gilbert est gendarme (ça tombe bien) et Popeye nous expliquera…

Voilà à peu prêt ou nous en étions en 79 lors des dernières vacances des bronzés sur les sommets Alpins.

27 années plus tard, notre bande de joyeux drilles a prit de la bouteille. Ils sont toujours 6 (7 avec Gilbert), "amis" pour la vie, terme quelques peu inadapté quand on voit comment ils se parlent, et les coups bas à répétition qu’ils s’infligent mutuellement.
Point de camps de vacances, de case banane pour jouer au scrabble, de télésiège en panne, de refuge paumé ou d’italienne nymphomane dans ce troisième volet. Le Prunus Resort est un somptueux hôtel de luxe en bord de Sardaigne. A la tête du domaine, Popeye et Ornella la boursouflée, couple au bord de la rupture, accueillent chaque année leurs "actionnaires" Bernard, Nathalie, Jérôme et Gigi pour quelques jours tous frais payés, à dorer au bord de la piscine…

On retrouve assez rapidement nos marques, les acteurs n’ayant apparemment pas oubliées les caractéristiques de leurs personnages respectifs. On rigole franchement du ridicule de certaines situations, et on dégage un réel plaisir des allusions faites aux deux premiers opus et aux "révélations" plus ou moins plausibles qui nous sont dévoilées. Ca c’est le bon coté.

Car le film souffre sans nul doute d’un manque sensible de répliques d’anthologie. J’ai beau chercher, mais je vois mal un successeur à "je sais pas quel age elle a mais elle aime la bite, pour bien faire il aurait fallu une cerise confite, ça doit bien tirer une grande cheminée comme ça, c’est passé à ça de ma mère, ils tomberont pas plus bas, si tout le monde dépasse d’une demie journées, moi je ski au moi de juillet, le planté du bâton ne va pas du tout, oh y a la télé !, ça débouche la chiotte, faut le boire cul sec sinon ça vous brûle la langue" j’en passe et des meilleures…

Toute l’équipe est rigoureusement la même qu’à l’époque comme si le quart de siècle qui les sépare de Val d’Isère n’avait jamais existé. Certes Gigi a été dotée entre temps d’une paire de roberts à faire pâlir d’envie Samantha Fox, Jérôme est aujourd'hui moniteur d’auto-école (et fauché), Jean-Claude Dus est devenu LA star du toupet chez l’oncle Sam, le couple Bernard/Nathalie a conquit le marché oculaire de Arras et de sa banlieue, Popeye n’est plus marié à Martine, mais entiché de Graziella et de son patrimoine, Christiane l’esthéticienne a viré Krishna, méditation et tout le tralala, certes toutes les personnages ont vécu mais il semblerait qu’aucun n’ai vraiment évolué ou quelque peu mûrit…

De plus si tout commence plutôt bien, certain éléments débilissimes (et je pèse mon mot) de l’histoire nous font nous taper le front de désespoir (notamment le personnage de Christiane et tout ce qui va avec : affligeant !...)

En bref on sourit souvent, on rigole quelquefois mais on s’esclaffe à peine. J’entends dire à droite à gauche que c’est avec le temps que les deux premiers "bronzés" sont entrés dans les annales. Soit…

J’imagine cependant mal, connaître un jour par cœur les dialogues de celui-ci.

Les mêmes...en moins drôle...

02 février 2006

La poisse !

Voici pêle-mêle, les idées qui me traversent la tête cet-an ci, mais qui se trouvent être soit trop débiles, soit trop inintéressantes (ou les deux à la fois) pour donner lieu à un post sur ce blog (car je n’ai écrit jusque la que des articles passionnant, vous en conviendrez).

Donc en vrac :

- l’hiver me gonfle ! C’est le pôle nord, trois heures pour dégivrer le pare-brise et une chaussée glissante comme une piste de bowling. J’en ai plein le dos ! (et encore, j’ai une voiture qui tient la route ! ;)

- j’ai une gastro, et tout ce que ça implique. Une certaine conduite à tenir m’interdit de vous parler de mon renvoi de raclette Richemond (intacte !...manquait plus que le poêlon !) qui a manquée de boucher mes waters dans la nuit de lundi à mardi…

- je serais seul le 14 Février, ma potentielle préférant aller pêcher le Hareng en famille pendant ses vacances plutôt que de m’inviter une fois de plus au resto. Ca sent la soirée nouilles/saucisses devant la téloche…génial...

- check-up complet chez le toubib. Plus de deux heures dans la salle d’attente a bouquiner des "Modes&Travaux" de 78, encerclé par deux mioches débiles à qui j’aurais bien arracher la langue avec une tenaille, pour m’entendre dire que j’ai 10 kilos de trop, sans doute du cholestérol (merci Maman), et des calculs rénaux (merci Papa). Du temps bien investit donc... La prochaine fois, j'enregistrerai le Boléro de Ravel en pétant, ca sera plus utile...

- plus un rond. Vivement ma paye le 10 que je puisse couvrir mon découvert et payer mes dettes. Pas le moment de commencer à développer une allergie aux coquillettes ou dans trois semaines, je suis mort…

- les bronzés 3 au ciné. Pour nous, la séance c’est demain soir. Si la bande annonce laissait espérer un film plutôt sympathique, les critiques plutôt boarf, et les interviews de Jiji et Jacquouille m’ont laissées un goût plutôt amer. On ira le voir quand même…

- le cas Nolwenn. J’ai tellement vanné au sujet de cette bouffeuse de far que le fait d’admettre que j’ai chopé son morceau ohwo sur la mule, me file des plaques d’eczéma (rougeurs, gonflements, vésicules suintantes, croûtes, démangeaisons féroces et tutti quanti). Bon, je l'ai chargé mais le grand Lolo y est pour beaucoup hein…

- la CAF me réclame de l’argent. Jamais rien pigé à leurs calculs, et eux non plus apparemment. Oh ils peuvent toujours venir me faire en saisie : une peluche Elmo qui fait de la musique (piles non fournies), deux rouleaux de PQ senteur Pin des Landes et un fond Banania périmé, ça va chercher dans les combiens ?

- SFR je vous nique ! Rien à faire, je ne supporte plus la voix de chaudière de la fille du répondeur qui ose me répéter que j’ai 18 euros de hors forfait tous les mois, alors que mon bonus + 50% de temps semaine soir et matin OFFERT est à peine entamé !. Trente cinq euros par mois pour une heure (par intermittence hein…parce que v’la la réception de merde) à téléphoner : c’est un pot de vaseline que je vais prendre avec mes points Carrée Rouge …

- Le Neuf, chapeau bas les mecs ! Comment par tous les diables a-t-on put se faire débiter prêt de quatre euros par mois depuis prêt d’un an pour une NeufBox qu’on a jamais eu ! Ah oui et la cerise : leur 14,90 euros pour du 16 méga c’est Alice in Wonderland hein ! Pour ça faut demander la "présélection". Système à la con qui sert à RIEN si ce n’est à faire baisser la facture de 10 euros. Six mois et trois courriers pour l’avoir. Ils font pas les points "Carrés Rouge" chez le Neuf ?

- A la question "et comment fait on lorsque vous prenez en charge les réparations mais que le garage ne parvient pas à trouver la pièce", la MACIF nous répond, je cite "z’aviez qu’à acheter une voiture française"… N’avait qu’à aller à la MATMUT ouais !

La voiture justement, on l’a récupérée ce soir même…
On a pas payé un centime des 1600 euros qu’on coûtées les réparations (plus cher que la voiture, bravo l’expert!). Je m’attendais à faire un tout droit dans la Seine mais oh miracle, elle est ce soir, garée devant chez nous avec un cul tout neuf.

Je vous raconterais demain comment s’est passée ma déclaration de vol au commissariat du Pecq.

Sur mon horoscope cette semaine : "la chance vous sourit, tout vous reussit". Apportez moi cette connasse, que je lui fasse bouffer sa carte du ciel !

31 janvier 2006

It’s a small world…

Ahhh la technologie !
Sacrée époque que celle d’aujourd’hui ! Nos grands parents s’émerveillaient devant les premiers gramophones et la Ford T, nos parents devant les ancêtres de nos plasmas flatscreen panscan coins carrés anti-reflets rétromachinchose, et le premier contact Homme/Lune…nous, nous avons l’Internet.

Et très franchement, ça vaut son pesant d’or. Voila prêt de huit longues années que lui et moi sommes comme cul et chemise. Au début, je me contentais de chater (jamais réussit à comprendre d’ailleurs, pourquoi les "salons de discussions" sont classés par thèmes alors qu'on y parle partout du même sujet ???). J’étais jeune (18 ans nom d’un chien !) inconscient et naïf. Je parlais pendant des heures avec les femmes de ma vie pour finalement me faire traiter de pervers ou découvrir que ma femme s’appelle Maurice…génial…

Est arrivé ICQ (I Seek You), petit logiciel vraiment révolutionnaire au principe assez semblable à ceux des Chat’, avec toutefois la solution pour ne plus se faire duper sur la "marchandise" puisque la possibilité de sélectionner les personnes à ajouter à sa liste de contacts. Pour résumer, sur ICQ, on ne parle qu’aux gens que l’on connaît déjà…
Et puis MSN Messenger a débarqué. A cette époque le petit Bill bouffait qui il voulait avec une facilité déconcertante (aujourd’hui la tache est un peu plus ardue…). A la trappe donc, les ICQ, AIM ou autre Yahoo Messenger…

On se rend compte en pensant à tous ça, qu’en 10 ans, le net à bien évolué (certain diraient "empiré"). Je me revois en train de jubiler sur "Napster" quand mon téléchargement arrivait jusqu’au bout sans planter, en train d’ajouter des éléments à la file d’attente déjà interminable de mon satellite "Audiogalaxy", de remplir ma grille "Bananaloto" tous les matins en arrivant chez N@rt, de paramétrer mes tirs au but sur "Battlemail", de désespérément chercher LE disque introuvable d’occaz’ sur "IBazar", de scruter le web sur "Spray", ou de commander mes nouvelles godasses sur "boo.com"…

Tout ou partie des sites précédemment cités n’existent plus, souvent rachetés puis remplacés par des clones améliorées, et uniques en leur genre. Car sur le Net, il n’y a pas de place pour deux et si Google étouffe Yahoo, Ebay écrase Aucland et Meetic pulvérise LoveAtLycos (anciennement Spraydate) ce n’est pas un hasard…

Revenons donc à MSN, l’objet de ce post. J’ai soudainement réalisé l’autre nuit, la puissance de cet outil, quelque chose de vraiment énorme.

Il est 2h du mat’ passées. Je suis en passe d’aller me coucher, les yeux explosés par mon écran, unique source lumineuse de la pièce dans laquelle je me trouve. C’est alors, le pointeur de ma souris se dirigeant vers le bouton "démarrer" (pour…éteindre mon ordi, logique), que l’autre extrémité de mon écran affiche dans un ding familier "Audrey vient de se connecter".

- "Ben mince alors, Naud’, ça pour une surprise ! Je m’en vais prendre de ses nouvelles, afin de m’assurer que l’Australie la branche toujours autant !" me dis-je en baillant aux corneilles.

Nous engageons donc la conversation. Sydney c’est toujours aussi top, ma petite vie m’emmerde, tout le monde va bien, il est quelle heure chez toi, ici il fait nuit, ici fait chaud, ici fait froid et patati et patata…

Elle m’explique qu’elle et son homme, sont sur un parking de Sydney (un car market pour être précis) en train de tenter de refourguer Robert (leur van Mazda) à de généreux touristes en mal de sensations. Grand luxe, ils disposent donc d’un PC portable, et cerise sur le gâteau, d’une connexion Internet GRATUITE grâce à la borne Wi-Fi libre service à proximité (ces gens sont définitivement en avance sur nous).

- "ben on va se tester une petite Webcam !"

Quinze secondes plus tard, j’ai mon Audrey sous les yeux, rejointe quelques secondes plus tard par Sam, sans doute alerté par ses hurlements (elle aussi, me voit…).
Point d’images figées ni de parasites merdiques, la vidéo est d’une impressionnant fluidité compte tenu de la distance (22 heures d’avion quand même).
Encore une poignée de secondes plus tard…et v’l’a t’y pas que j’ai le son !...la c’est carrément Versailles…

On est soufflés, comme deux cons devant nos écrans respectifs. Je lui dit que je trouve ça dingue. Elle me répond que elle aussi. Bon calmos, c’est qu’une webcam !

C’est alors que la jeune fille se lève, prend son PC avec elle, et m’offre en exclusivité une petite visite de son parking, le van de ses voisins, bref, un petit tour du propriétaire…

Voilà…c’est tout...

Il est évident, pour les cons qui me lisent, que je ne me suis pas émerveillé devant un parking ou un pauvre van en fin de vie !...simplement, être si éloignés et si proche à la fois, et ce pour pas un rond…

...moi ça me fait aimer le 21ème siècle…

25 janvier 2006

Les fils d'Armand

Une expérience...

Puisqu'il est apparemment possible de tirer quelque chose de positif de toutes situations, je dirais que je suis actuellement en train de vivre une véritable expérience. Rien de sexuel ni de spatiotemporel la dedans seulement, je suis depuis un mois dans un autre monde. Un monde "professionnel". La vie couleur kaki, couleur café, moquette grise anthracite, couloirs et journées interminables, un site plein de bâtiments, eux même plein d'étages plein de salles pleines de boxs pleins de chaises, de tables et de câbles réseaux. Un espace gavé de personnel numéroté ou organisation rime avec obsession. Un lieu ou l'on parle travail pendant les "pauses café" et ou l'on boit du café en travaillant (d'où ma question : à quoi servent les pauses ??). Une planète rigueur dirigée par le dieu Excel et son Power pote. Je serais d'ailleurs prêt à parier que la firme souffrirait plus d'une dévaluation de l'action Microsoft que du décès pur et simple du grand patron, dans un attentat contre le siège social, avenue de la Grande Armée...

Bref, ce parc la, c'est pas Disneyland.

Le bon coté, disais-je (et c'est d'ailleurs, passés outre mes problèmes financiers, LA raison pour laquelle j'ai accepté ce poste) c'est que jamais je n'avais évolué au sein d'une structure de cette ampleur. Jamais je n'avais badgé au tourniquet tous les matins, et autant côtoyé de cravates de toute ma vie. Je vois les deux à cinq mois qu'il me reste à faire ici comme une sorte de leçon, mon "service militaire professionnel" ou je vais apprendre à respecter les règles, les horaires et à ne pas sortir de blagues salaces à la secrétaire.

Le fonctionnement ici, est à la fois simple et compliqué. Grossièrement je dirais que chaque décision est l'objet non pas d'une, mais d'une série interminable de réunions visant à savoir quand organiser la prochaine réunion, en jonglant avec les plannings surbookés de chacun des participants, en mouvement perpétuel entre Rennes, Sochaux, Mulhouse, Vigo ou Porto Real...

J'assiste alors de mon petit bureau, planqué au fond d'une salle du 4ème derrière le poste de l'assistante de direction, à un véritable défilé d'hommes et de femmes, chroniquement speed, qui se croisent sans se dire bonjour, plus parce qu'ils ne se connaissent pas que par manque de savoir vivre. Pas folichon tout ça.

Je suis donc, moi qui jusqu'à présent n'avais été habitué qu'au boulot en équipe jean/baskets sur un fond de "Fun Radio", en lévitation au dessus de ce petit monde. Non pas pour cause d'un quelconque complexe de supériorité, mais plutôt parce qu'il m'apparaît évident que jamais, oh grand jamais, je ne parviendrais à adopter cette façon de travailler (c'est d'ailleurs plus une question de volonté que de capacité). Certain sont fait pour ça (grand bien leur fasse), pas moi...

Impossible de ne pas cogiter quand j'entends certains de mes collègues compter leurs points de retraites et se réjouir parce qu'il ne leur reste plus que sept ans à trimer. Difficile de ne pas flipper quand, en consultant le trombinoscope, j'aperçois mon supérieur hiérarchique, pattes devant les oreilles et chemises BeeGees, devant un rideau orange d'époque René Cotti.

Cette gigantesque machine pour laquelle je ne suis rien, est en fait un concentré de tout ce qui me file la trouille. Rester ici, c'est me rapprocher un peu plus chaque jour de leur idéal à eux. Des gens pourtant plus que fréquentables, ayant réussit leurs vies professionnelles (et semblerait-il leurs vies personnelles), aimables, courtois et tout sauf idiots.

Des gens de bonnes moeurs comme diraient certains...

...et pourtant j'accroche pas...

11 janvier 2006

Narnia gnan-gnan

Si certains aiment la politique, pour ma part, j'aime le cinéma. J'ai, étant jeune, eu ma periode poster 4x3 placardé face à mon bureau. J'ai traversé la folie "StarWars" alors que je marchais à peine et savouré les trois "Back To The Future" une bonne demie douzaine de fois chacun. Je connais les répliques des deux "Bronzés" par coeur, j'ai cauchemardé sur les quatre "JAWS" et connu mon premier orgasme cinématographique voilà prêt de quatre ans, le cul posé devant le premier des trois "Lord Of The Rings" (je précise que j'étais seul).

De toute évidence, j'aime les films à suites. Films d'autant plus inoubliables lorsque que tous les chapitres sont bons. C'est assez rare, mais ca arrive...

Alors imaginez mon état lorsque j'ai été informé il y a quelques mois, de la sortie prochaine du premier épisode d'une "septulogie". Une septulogie fantastique, pleine de trolls, d'elfes, de nains, de minotaures, d'animaux qui parlent, de tout plein d'éléments féeriques susceptibles me disais-je (le con), d'à nouveau me procurer cette montée aux rideaux, ce panard intégral, cette jouissance filmique ressentit devant Aragorn et sa bande (et j'ai pas dit "grâce" à Aragorn hein !...).

"The Chronicle of Narnia" est une production Disney. Le fruit d'une réflexion simple. "Le Seigneur des Anneaux a crevé le plafond, on a loupé le coche mais on va rattraper le coup avec le même genre de connerie féerique". Il nous faut donc un Tolkien (C.S. Lewis), un Peter Jackson (Andrew Adamson), des Hobbits (Susan, Lucie, Edmund & Peter), un Aragorn (Aslan), un Sauron (la sorcière blanche), un grand panier à salade (BuenaVista) pour coller tout ça, et zoooo la bonne affaire se dit Basil : le tour est joué !

Une équation simple…mais totalement erronée.

Narnia est une fable pour les gosses. Une niaiserie du gabarit des histoires que ma grand-mère me racontait pour m’endormir, ou les plus moches finissent par niquer la reine du bal (j’ai une grand-mère très cool :). Une copie maladroite, maladroitement jouée, maladroitement mise en image par une équipe ne réalisant pas bien à quel monstre elle s’attaquait.

On lutte pendant prêt de trois heures pour ne pas éclater de rire devant le pseudo héro (v’la le héro !), Peter, jeune blondinet blafard pré-DiCaprio maniant l’épée comme un ballet à chiotte, Edmund le frère, rebel et traître repentit, armure trois tailles au dessus et Susan la soeur, gamine au physique coincé, charisme d’huître, maniant l’arc et les flèches avec autant de précision qu’Alesi sa Ferrari… Seule rescapée de ce massacre, Lucie la petite dernière, dont la justesse du jeu et la trombine d’ange sauvent cette pitrerie du zéro éliminatoire.

On s’emmerde malgré tout, dans l’attente d’une bataille qui nous en colle plein les mirettes. Bataille à laquelle on assiste finalement, qui se termine aussi vite et de la même façon qu’elle a commencé, c'est-à-dire n’importe comment (ça me rappelle la fin de "Matrix Revolution" tiens…).

Tout est trop simple, mal enchaîné, trop compartimenté. Pour couronner le tout, si les éléments en images de synthèses sont, il faut l’admettre, vraiment réussis, les costumes et surtout, surtout les maquillages des êtres dont j’ignore le nom (mauvaise copie des Orcqs du Seigneur) sont à l’image du masque en plastoc que je portais le jour de la fête de l’école : ridicules !

Reste à souhaiter que pour le deuxième volet, certains éléments soient repensés car il m’est avis qu’à ce train la, c’est le gadin assuré.

Plus que six et c'est la quille…

05 janvier 2006

R.I.P. SWIFT : part II

Je les vois tous la, en train de laisser leurs commentaires de merde, blagues vaseuses au sujet de moi, de ma conduite douteuse, de ma bagnole pourrie : et bien je vous merde !!

Cette fois ci…C’EST PAS DE MA FAUTE !!!

Ce matin (le 5 janvier de l’an 2006). Froid de canard, heure ou on devrait pas être debout (8h44 punaise !) je passe devant chez Peugeot. Je me dis que, pour éviter de me choper ma seconde prune à 11 euros de la semaine, je vais parquer ma poubelle boulevard Robespierre (raisonnement totalement idiot puisque les stationnements requièrent un disque dans tout Poissy !). Me voilà engagé. J’ai froid. J’en ai ma claque de tous ces connards qui me tournent autour, de ces klaxons assourdissant, de ces feux stop dont mon pare-brise embué décuple l’intensité. J’ai mal à la tête. Au secours, Nat réveille moi !!

Y a pas de place, ah si en voilà une. A disque. Je suis à la bourre, tant pis je la prend, je verrai ce soir si j’ai eu de la chance.

Pas la peine d’attendre si longtemps : une demie seconde, et un sifflement de disque humide plus tard, la réponse me saute au visage (avec mon volant) : NON !

Non Julien aujourd’hui tu n’aura pas de chance ! Non Julien tes problèmes de flouze n’intéressent personne, pas même dame providence. Dame providence qui s’acharne sur toi comme Jack l’Eventreur sur l’une de ses victimes.

J’ouvre ma porte, pas sonné mais presque. Sous mes pieds craquent les morceaux de plexi de mon feu arrière gauche. Il n'est pas encore 8h46.

Frayeur pendant un moment : mon agresseur aurait il prit la fuite. Je bouillonne, je vais exploser la gueule à quelqu’un. Comment peut on ne pas voir la voiture qui vous précède ? Je m’attend à tomber sur Gilbert Montagné. Et bien non, c’est Myriam B. qui sort de sa Fiat Stilo.

Chose dingue : je reste zen (mais alors zen, un truc de malade !). Mes premiers mots : "rien de cassé ?". Elle me dit que tout va bien. Elle me demande si j’ai un constat amiable. Je lui dit que non. Elle en sort un de sa boite à gants.

Elle prend son téléphone. Au bout, ça gueule. Elle raccroche, il rappel. Je n’entend que les réponses mais devine les questions. "Non c’est à droite" que je vois bien, rétorqué a un "t’as tapée à gauche à l’avant ??...si c’est ça on va faire passer ça pour un refus de priorité, embobine le ce blaireau !".

On remplit la paperasse à deux. Je lui dicte sa plaque d’immatriculation. "Pas la peine de faire un croquis?" Je lui dis que si. Je fais un croquis. On signe, tout le monde est content sauf nous deux. L’année commence bien me dit elle, j’acquiesce. Elle repart dans sa Fiat au capot tordu. Je me gare la ou j’avais prévu de me garer. Mon pare-chocs touche ma roue. Il est 9h17.

La journée passe bien vite. Finalement ma voiture, je m’en fiche un peu. Je déclare le sinistre à la MACIF. Je tombe sur une dame charmante qui me dit que je vais être indemnisé à 100%. Si les réparations dépassent le prix du véhicule, la MACIF me rachète le bolide au prix fixé par l’expert. Compte tenu de l’état de mon cul de Swift, je commence à m’y préparer.

Et voilà. 22h51, j’achève cette article. Devant chez moi, ma bagnole (qui a fait le chemin Poissy/Le Pecq en warning à 30 km/h) ne ressemble plus à rien (sans commentaire).

Deux possibilités donc :
- Je n’ai résolument pas de chance. Le danger, c’est les autres.
- Je conduis comme un pied.

Comme mes croyances s’arrêtent à ce qui est certain et que la fatalité, c’est bon pour le cinéma…je crois que la messe est dite.

Nat, pardonne moi !